J’ai aimé les expos St Laurent dans différents musées parisiens, l’expo Gaudi au Musée d’Orsay, Utopia Lille 3000, l’expo Pas sommeil à Rennes, Les Pionnières au Luxembourg, les découvertes à Dunkerque,
La construction incroyable du Cyclop à Milly la forêt.
Et revoir le Musée Soulages 🙂
Est ce que vous profitez de vos voyages pour visiter des musées ? Quels sont vos découvertes 2022 ?
La piscine du 8 mai, lieu atypique chargé d’histoires, se transforme pour Mur/murs en lieu de création artistique où les artistes sont invités à créer une œuvre mémorielle collaborative sur le thème de Microcosmes Aquatiques.
Les artistes ont investi l’entrée, la partie vestiaire, pédiluve et douche (malheureusement pas le bassin) de la piscine sur le thème de l’eau (pour faire simple)
C’est très aquatique, disparate, souriant et lumineux.
Une dizaine d’artistes Jerome Thomas, Rea One, Morgan Le Cam, Kekli, Julie Poncet, Licea, Moyoshi, Taline Zabounian, Leto William et Emilie Pigeard.
Un centre aquatique tout neuf vient d’être inauguré à côté, c’est chouette d’avoir donné une belle fin de vie à cette piscine.
Nous sommes allées avec mon amie Cécile, nous créer de bons souvenirs en visitant ce fabuleux musée improbable.
C’est à Dicy près de Charny dans l’Yonne, une maison musée et un jardin habité au milieu d’un charmant petit village. C’est le domaine de Alain Bourbonnais, architecte puis galeriste et artiste.
On peut voir ses oeuvres : les Turbulents, d’énormes personnages costumes et aussi une partie du décor des films qu’il imagina pour ses créatures.
Il collectionna toute sa vie de l’Art Brut, sa femme puis ses filles lui succèdent depuis sa disparition. Il a « sauvé » de nombreuses oeuvres car peu d’artistes sont connus.
Dans la maison toute biscornue, c’est très très riche. Des oeuvres de toutes sortes en grand nombre.
Quelques une qui m’ont interpellées de Maris Rose Lortet, Jacques Renaud-Dampel, André Labelle, Georges Wilson, Alain Gentil ou Thomas Boixo et tellement d’autres… Des artistes de toutes les nationalités, issus souvent de milieux modestes, autodidactes et qui ont porté leurs oeuvres toute leur vie.
On visite librement la maison, des médiateurs nous proposent d’animer certaines oeuvres ou répondent aux question que l’on peut se poser.
La visite des jardins est guidée, c’est très intéressant. Le lieu est magnifique, de beaux arbres autour d’un petit lac artificiel et de l’atelier de l’artiste.
Les artistes sont exposés par petits ilots, ici Jean Rosset et Jean Bertholle, c’est ludique, et sous le soleil vraiment agréable.
Et puis est installé le manège de Petit Pierre (Pierre Avezart), enfant handicapé, très isolé, il construira ce grand manège durant toute sa vie sa vie. Il a été démonté pour être sauvé et gardé sur le site, puis remonté selon les plans de l’original. Et il fonctionne à chaque visite.
C’est vraiment un endroit hors de normes mais aussi hors du temps. Tout ne me plait pas, mais par moment, une oeuvre illumine la visite, et l’on fait plein de découvertes. C’est un lieu original, le personnel accueillant est très sympathique.
Dans la grande salle d’expo temporaire, on peut voir le travail de Karina Bisch et Nicolas Chardon : Modern Lovers
Des peintures aux couleurs vives, accumulatrices pour elle, géométriques pour lui et qui se marient comme des décors.
De nouvelles oeuvres pour la partie expo permanente avec en toile de fond les mains (clin d’oeil à mes camarades d’atelier) et des oeuvres d’un grand nombre d’artistes dont Nine Childress, Nicolas Floc’h, Judit Reigl que je vous montre :
Le grand panneau noir n’est pas une peinture mais un tapis de danse en PVC tendu sur un châssis 😉
Je vous laisse aller découvrir ce musée parfois déconcertant mais où il est vraiment agréable de déambuler tranquillement.
Je suis à jour des mes articles « visite » 😉 Maintenant place à Rock en Seine… A suivre.
Visite de cette exposition très riche au Centre Pompidou.
Elle propose des oeuvres allemandes de la fin des années 1920. On peut voir principalement des toiles des artistes de l’époque mais à Part Otto Dix je n’en connais aucun, puis l’immense travail photographique de August Sander. En France c’est l’époque des années folles, en Allemagne tout semblait plombé. Pas d’impressionnisme mais un style figuratif neutre et expressif.
J’aime beaucoup la dernière de Franz Wilhelm Seiwert, Les travailleurs de 1925.
J’ai souvent été impressionnée par la modernité de certains portraits et par le travail de Gerd Arntz qui est complétement précurseur des infographies.
Pas forcément ce que je préfère comme style mais très intéressant tout de même. Avez vous vu cette expo ? Connaissez vous ce courant artistique ?
Balade à la mer pour finir mes vacances surtout parisiennes et avant les 4 jours de Rock en Seine. C’est tellement agréable de marcher sur le sable en regardant les vagues, les mouettes et les bateaux à l’horizon…
Nous sommes allés le matin à Villers sur Mer en mode pélerinage, nous avons déjeuné dans une rue commerçante de Villers au Hurricane (de mémoire). C’était très bon, j’ai mangé de la sole et mon ami des moules, mais le service est très lent et semble un peu improvisé 😉
Nous avons terminé la journée sur la plage de Trouville puis dans les petites rues bien agréables. Du monde mais pas trop.
Et nous avons découvert Les franciscaines à Deauville, un lieu culturel dans un ancien couvent complétement reconverti par l’agence d’architectes Moatti. C’est une belle réussite. Salles d’expo, médiathèque, salles de lecture, espace bar, terrasse… s’entremêlent entre les anciens bâtiments reliés par les nouveaux.
Trois expos en ce moment
Kees Van Dongen « Deauville me va comme un gant », ses oeuvres ayant un lien avec la ville, beaucoup de portraits mais aussi des chevaux et la mer…
Exposition pour le centenaire de la naissance de Simon Hantaï présentant plus de 130 œuvres rassemblées par sa famille.
La base de son travail est la pliage de la toile pour peindre et ensuite retendre la toile. Les effets sont pour certaines vraiment spectaculaires.
J’ai choisi les oeuvres rouges mais il joue avec toutes les couleurs 😉
Il y a une salle en noir et blanc, des sérigraphies magnifiques.
Ce sont les derniers jours, cela vaut vraiment le coup.
Une seconde exposition est proposée : La couleur en fugue avec des oeuvres de Sam Gilliam, Katahrina Grosse, Steven Parrino, Megan Rooney et Niele Toroni.
La peinture est partout, mur, sol, au delà de la toile.
Dans la Fondation, Daniel Buren a également peint des murs entre les salles en hommage à Simon Hantaï.
Ce vaisseau de Frank Gehry est vraiment magnifique.
Il n’y avait pas trop de monde, une visite très agréable.
Mardi j’ai joué les touristes dans Paris. Visite du Petit Palais, j’aime bien ce musée même si ce n’est pas ma période préférée pour les oeuvres présentées.
J’aime aussi l’Art Nouveau, j’ai appris différentes choses.
J’adore la police d’écriture « art nouveau », je ne sais pas si on peut la trouver sur le net, sûrement…
Je n’ai pas pris de photo mais il y avais des présentations d’oeuvres suivant différents processus créatifs : la gypsographie, la gypsotypie et l’églomisation.
La gypsographie, ce sont des estampes en relief ou gaufrées élaborées à partir d’une matrice en plâtre. La fragilité de la matrice en plâtre limite le graveur à une trentaine de tirages.
C’est très tentant 😉 J’en parlerai à mon atelier de sculpture à la rentrée. Ca donne des effets comme cela (même si la photo ne rend pas le léger volume)
Pour le reste du musée, je me suis intéressée au travail des artistes féminines, elles sont minoritaires, mais il y en a quand même un certain nombre comme Eva Gonzalès et Marie Bashkirtseff.
C’est vraiment un bel endroit, et le jardin un havre de paix en plein Paris. Vous connaissez ?
Après avoir vu une image sur Insta, j’ai regardé le site et comme c’était ouvert … Direction Le Cyclope à Milly la Forêt. Quelle bonne idée c’est absolument incroyable.
Une énorme tête, plus de 20 m (7 étages) en métal, tôle et la façade en miroir de Niki de St Phalle, la compagne de Jean Tinguely.
Ils ont pensé et construit cette oeuvre au milieu de la forêt au départ en cachette à partir de 1969. Leurs amis artistes ou par exemple des artisans soudeur participent activement avec eux. Ils rendent hommage aussi à des artistes comme Klein ou Duchamp.
C’est complétement fou, ça ne sert à rien, ça fait du bruit « mécanique », des boules suivent un chemin en métal en traversant toute la sculpture. C’est plein de recoins, d’objets divers, de détails un peu fou.
L’oeuvre a été inaugurée en 1994, 25 ans de création… Ils ont eu de nombreux problèmes de vandalisme, pour se protéger, Jean Tinguely a fait don de l’oeuvre à l’Etat français.
Malheureusement on en peut pas faire de photo à l’intérieur, mais j’ai trouvé sur une carte la colonne de Niki de St Phalle, et derrière les barres métalliques c’est le Pénétrable sonore de Jésus Rafael Soto.
Le lieu est géré par une association, c’est au milieu des bois mais facile d’accès, il y a un petit bar, une mini boutique et des oeuvres d’artistes contemporains invités.
J’aime beaucoup ce musée d’art contemporain à côté de Lille, ils ont une petite collection permanente très riche, une partie Art Brut toujours intéressante et un jardin de sculpture intéressant. Et le bâtiment est superbe.
En ce moment on peut voir le travail de Annette Messager, des oeuvres récentes, dessins et installations, inspirés peut être pas le confinement, nous portons des masques, nous faisons « Comme si… «
Son travail est tout en accumulation, on peut aussi voir ses oeuvres au Mac Val (et dans de nombreux autres musées).
On peut voir aussi en ce moment une expo de l’artiste suisse Marius Lüscher : Under the Sun, des images très sculpturales et colorées de Los Angeles.
Je vous montre également une composition architecturale d’Art Brut de A.C.M. de 1961 que j’ai bien aimée.
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