Une grande saga familiale comme souvent avec Jean-Michel Guenassia.
Dans les années 80, Dany un jeune manouche blond aux yeux bleus ne se sent pas intégré dans sa communauté. Il part quelques jours et à son retour la fête foraine n’est plus là. Il ne sait pas comment les retrouver, il n’en a pas vraiment envie.
Il s’installe à Sète avec Lucy et Hector qui accepte de l’héberger.
On va suivre les pérégrinations de Dany, de Lucy et Hector et des enfants qu’ils vont avoir. Je ne vous raconte pas pour vous laisser le plaisir de la découverte.
L’écriture est vive, on voyage avec les auto-tamponneuses puis en bord de mer méditerranée. La musique joue un grand rôle tout le long du livre que ce soit la guitare manouche, l’opéra ou le rock punk…
On s’attache facilement à ce gentil Dany.
Avez vous lu ce livre ? Aimez vous Jean-Michel Guenassia ? Je n’ai pas lu ses 2 derniers romans (avant celui là) est ce que vous me les conseillez ?
Philippe Decouflé adapte pour la scène le roman La fin des temps du grand écrivain japonais Haruki Murakami. Il est aidé pour l’adpatation par Ako Takahashi et Tatsuya Fujiwara. Le spectacle mi théâtre, comédie musicale et danse est en japonais. Le sur-titrage est bien fait mais on loupe quand même quelques images du spectacle, le temps de lire… Mais ce n’est pas du tout dérangeant d’entendre du japonais.
Je n’ai pas lu le livre de Murakami mais pour en avoir lu plusieurs autres, on retrouve dans le spectacle son univers à la fois futuriste et onirique. Et c’est comme une évidence que Philippe Decouflé ne peut que sublimer tout cela.
Difficile de vous résumer l’histoire, d’ailleurs jouer en 2h30, un livre de plus de 600 pages, il y a quelques moments obscurs. Mais ce n’est pas gênant.
Juste pour vous donner les idées principales : un informaticien est embauché par un vieux savant qui vit sous terre proche des ténèbres. Et puis il y a une autre ville entourée de remparts peuplée de licornes (superbes), on est privé de son ombre et de ses souvenirs mais on peut lire dans les rêves… Le tout étant étroitement lié, la recherche de son identité.
Les danses, les lumières, les décors et les costumes sont magnifiques. Les ombres, les ténèbres, les licornes, c’est tellement bien vu, poétique et fabuleux. Il y a aussi des effets visuels impressionnant. La troupe japonaise est d’un super niveau. C’est très bien dansé. La musique de Umitaro Abe est aussi extrêmement riche avec un piano en live.
Le propos du livre est peut être un peu difficile à suivre mais l’ensemble du spectacle m’a beaucoup plu. Les images sont belles, les danses poétiques. C’est un peu comme un long rêve, on ne comprend pas tout mais peu importe, on a l’impression d’avoir fait un beau voyage, d’avoir vécu un moment privilégié.
J’ai vu de très nombreux spectacles de Philippe Decouflé, je suis ravie de le retrouver à ce très haut niveau.
Connaissez vous le travail de Philippe Decouflé ? Avez vous lu Haruki Murakami ?
Une photo du site du Châtelet des licornes que je trouve magnifiques
Seul en scène au théâtre Petit St Martin, écrit, mis en scène et joué par Antoine Heuillet.
Les confidences d’un jeune homme qui semble inquiet, agité et maladroit. Il nous conte ses chutes, sa famille, ses premiers amours et son coming-out. Il raconte sa vie et incarne les personnes importantes pour lui dans sa courte vie. Il découvre son homosexualité au moment des manif en opposition au mariage pour tous.
Le rythme est dense, c’est parfois tendre, mélancolique mais aussi drôle.
Cependant, je ne suis peut être pas le bon public mais je n’ai pas trouvé cela très intéressant, ou tout du moins très original.
Très beau film d’animation sur un jeune adolescent des années 80 obligé de porter un corset.
Christophe ne se tient pas droit, il penche et du coup souvent il tombe. Les médecins prescrivent un corset qui ressemble à un truc de torture.
Christophe vit à la campagne, à la ferme avec ses parents et son frère. Il suit son père partout, il vaut aider mais une fois qu’il porte le corset c’est trop compliqué. Du coup, se sentant incompris par ses parents, il traine au village. L’organiste lui propose de lui apprendre à jouer.
Christophe va également à la piscine, pour soigner son dos, il y fait la connaissance de Clara…
Les dessins sont simples et efficaces à l’encre de chine. La mise en couleur en aquarelle apporte un univers, c’est très beau. Le film est à la fois très poétique mais montre aussi la réalité de la vie dans une ferme avec un handicap.
Quand Christophe tombe, le monde chavire, les images également au fil des émotions. Le tout emporté « comme un ouragan ».
Je vous conseille vivement ce film, pas besoin d’avoir d’enfant à accompagner pour y aller 😉
Une semaine très spectacles avec en fond la mobilisation pour de meilleures conditions de vie, en espérant pouvoir continuer de porter nos revendications sans violences.
Une semaine donc cinéma, seul en scène, théâtre dansé, danse et cirque contemporain… 🙂
Je vous ai proposé 2 livres aussi (très différents) : Magali et Yolo.
Ma semaine en images :
Dimanche 18 # Jour 291 : Une très beau film d’animation, je vous en parlerai demain 🙂
Lundi 19 # Jour 292 : Un seul en scène, un jeune homme nous parle des catastrophes de sa vie.
Mardi 20 # Jour 293 : Petit essai de béton maison, je teste.
Mercredi 21 # Jour 294 : Superbe spectacle original, 2 mondes qui se retrouve avec évidence : Decouflé et Murakami.
Jeudi 22 # Jour 295 : Noël déjà dans les magasins ! Pfff, le temps passe trop vite. Fin de journée à Meaux…
Vendredi 23 # Jour 296 : La nouvelle création de Angelin Preljocaj, superbe ballet au coeur de l’actualité @soulèvement
Samedi 24 # Jour 297 : Soirée cirque poétique et dîner japonais 🙂
Les manifs d’hier se sont dans l’ensemble bien passées. On a pu faire entendre nos revendications sur le pouvoir d’achat, les conditions des jeunes pour leurs études, la défense des services publics… Plus de justice fiscale et sociale. Rdv le 5 novembre pour une grande journée de grève et de mobilisation.
Il pleut en région parisienne, vendredi ça soufflait fort… Je vais aller au cinéma comme souvent le dimanche 😉 Je vous souhaite une bonne journée.
Cette BD est l’adaptation graphique du spectacle de Aymeric Lompret mis en scène par Pierre-Emmanuel Barré. Sympa comme idée. Allan Barte est un dessinateur « politique », il a publié l’excellente série Vivre en Macronie, des dessins d’actualité.
Je n’ai pas vu le spectacle mais j’écoute régulièrement La dernière de Radio Nova où Aymeric et Pierre-Emmanuel sont 2 des 4 piliers de l’émission.
Dans le spectacle et donc la BD, Aymeric est un sans-abri qui traine dans Paris, il a perdu son chien Antoine. Il parle tout seul en cherchant son chien, il montre les injustices de la société, critique la société, la politique, l’extrême droite…
On retrouve dans la BD la façon d’être et de parler d’Aymeric, son humour si décalé, ses idées de « gauchiste », je le mets entre parenthèses mais c’est aussi ce que j’aime chez lui !
Merci C pour ce chouette cadeau. J’ai pris des places pour son prochain spectacle 🙂
Connaissez vous Aymeric Lompret ? Appréciez vous son humour ? Avez vous vu ou lu Yolo ?
Concert dansé à la Maison des Arts de Créteil, je dis concert dansé car « l’orchestre » est au entre de la scène et les danseur.ses-chanteur.ses évoluent au centre et autour.
Nous avons pu voir Mathilde Monnier danser, car elle a remplacé une danseuse blessée au dernier moment.
C’est une musique electro fortement soutenue pas la batterie composée et jouée par Lucie Antunes, augmentée pas le chant. Les danseur.ses-chanteur.ses sont enporté.es par la musique, un peu par moment façon transe. Ils et elles jouent aussi certains instruments. Leurs souffles sont aussi amplifiés.
Le Silence est paradoxal… On a plutôt un dialogue entre chant, danse et musique.
Connaissez vous le travail de Lucie Antunes et Mathilde Monnier ? Qu’en pensez vous ?
J’avais entendu parler de ce livre au moment de sa sortie et puis j’ai zappé. En le voyant à la bibliothèque, j’ai eu envie de le lire.
Cela n’a rien à voir avec les autres livres de Caryl Ferey, quoique on retrouve son écriture et même quand il ne se passe rien, il arrive à captiver ! Il ajoute au récit des souvenirs de sa jeunesse bretonne.
A la radio, Caryl Ferey a entendu qu’il y avait eu un meurtre dans le village où il a grandi : Montfort-sur-Meu en Bretagne. Il ne connaissait pas la victime Magali Blandin mais il a envie d’en savoir plus.
Il va mener sa propre enquête avec l’aide d’une amie journaliste au départ, puis de celles et ceux qui ont couvert l’affaire pour Ouest France. Il se tourne aussi vers la police, les commerçants, les voisins… C’est quelques années plus tard, si bien qu’il n’a pas beaucoup de réponses.
Peu de temps après la disparition, le mari a reconnu le féminicide, ses parents l’ont aidé. Mais il n’y a pas eu de procès, ils se sont tous suicidés.
Il n’y a pas vraiment de suspense dans le livre puisque tout ou presque a déjà été publié dans la presse mais on n’a pas forcément suivi cette affaire.
Et ce livre surtout est un bel hommage à cette femme ordinaire, une victime d’un homme qui n’a pas supporté la séparation. Et je pense bien sûr à leur 4 enfants qui étaient très jeunes quand ils ont perdu leur mère. Je ne sais pas ce qu’en a pensé la famille. C’est l’histoire de Magali mais il ne sait pas grand chose d’elle.
C’est bien de dénoncer les féminicides, de ne pas oublier les victimes mais c’est aussi un livre un peu facile…
L’avez vous lu ? Qu’en pensez vous ? Aimez vous Caryl Ferey ? (ses autres livres sont plus intéressants 😉 )
Théâtre de témoignage à la Maison des Arts de Créteil, des textes forts et percutants.
Sept récits, 7 personnes qui se racontent ou qui racontent un témoignage en plusieurs chapitres. 7 trajectoires de vie avec une rupture, une prise de conscience, un bouleversement…
Un décor avec un mur de fond bien éclairé et la scène recouverte de terre, des objets cachés dans cette terre. Les comédien.nes apportent leur chaise, bougent les quelques éléments de décor. les lumières sont belles également.
Les sujets sont au coeur de l’actualité : les violences sexistes, homophobes, religieuses, l’émigration… Chacun.e vit un grand bouleversement et en témoigne.
On peut individuellement faire évoluer sa vie, son destin. Cela peut il mener à des actions collectives ?
Il y a une certaine résonance avec les mobilisations actuelles.
Connaissez vous le travail de Julie Bertin ? Avez vous vu ce spectacle ?
Nous sommes donc parti·es à Athènes, 4 jours mais avec le voyage disons 3 jours sur place. Nous nous sommes principalement promené·es dans le centre et n’avons vu l’Acropole et le Parthénon que de loin.
J’ai sélectionné trop de photos pour vous montrer la diversité des lieux 😉
Nous avons visité le Musée National d’Art Contemporain et différentes galeries. Coup de coeur pour Statis Logothetis (les 3 premières images)
J’ai beaucoup aimé ce disque en raku verni dans une galerie Kori.
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