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Best of ’22 – Cinéma

J’ai vu 39 films cette année au cinéma, sachant que mon ciné préféré, le Cinéma du Palais est fermé depuis février… Je suis allée au Luxy et un peu au hasard des séances, sans retrouver le plaisir du Palais… Hâte d’y retourner.

Je n’ai pas changé mes habitudes, et vous ne trouverez pas beaucoup de comédies ou de grosses productions américaines dans mes choix.

J’ai beaucoup aimé En corps de Cédric Klapisch sur la danse.

Prix spécial pour Marina Foïs dans As bestas et En roue libre.

Une pensée pour les femmes iraniennes avec le film Leila et ses frères, excellent.

Et dans le désordre L’ombre d’un mensonge de Bouli Lanners, superbe, Viens je t’emmène de Alain Guiraudie, Mes frères et moi de Yohan Manca, Close de Lukas Dhont

Dans le film « social » : Un autre monde de Stéphane Brizé et Reprise en main de Gilles Perret. Ainsi que le documentaire sur la radio : Service public.

J’ai bien ri pour Coupez ! de Michell Hazanavicius, j’ai bien aimé aussi L’innocent de Louis Garrel et Les femmes du square de Julien Rambaldi.

J’aime toujours Melvil Poupaud même si ses films ne m’ont pas tous totalement convaincue.

Je m’arrête là mais je n’ai pas vu de mauvais films, et c’est un vrai plaisir que de voir les films en salle… Je vous le recommande 😉

Quel est votre film préféré de 2022 ? Qu’attendez vous pour 2023 ?

365defiphoto – Saison 9 – Semaine #44

Petite semaine au travail, un chouette week-end décalé, des essais créatifs, cinéma et danse… Une belle semaine.

Ma semaine en images :

Dimanche 30 # Jour 303 : Surprise reçue par la poste, sourire du jour 🙂 Merci Eva.

Lundi 31 # Jour 304 : Journée et soirée à Chartres mise en lumière, c’est magnifique.

Mardi 1er novembre # Jour 305 : Inktobertangles c’est fini ❤

Mercredi 2 # Jour 306 : Visite chez le vétérinaire pour la chatte de ma mère…

Jeudi 3 # Jour 307 : Joli film pas facile, peur de vieillir.

Vendredi 4 # Jour 308 : Spectacle de danse au Châtelet, je vous en parle très vite.

Samedi 5 # Jour 309 : Début des bricolages en vue de Noël, et oui déjà…

Chouette semaine. Je pense aller au cinéma en début d’après midi sauf si je suis emportée dans mes idées de préparatif pour les fêtes…

Je vous souhaite un bon dimanche.

Un beau matin de Mia Hansen-Løve

Un beau film sur la complexité de la vie de Mia Hansen-Løve. J’avais vu son précédent film Bergman Island l’année dernière.

Cette fois, elle nous raconte l’histoire de Sandra, une jeune femme qui vit avec sa fille, on apprend que son compagnon est décédé il y a quelques années.

Le père de Sandra (Pascal Greggory exceptionnel dans le rôle) est malade, une maladie dégénérative qui lui fait perdre la vue et l’esprit. Elle l’accompagne le mieux qu’elle peut mais avec sa famille, ils décident de le placer en ehpad. C’est un déchirement pour elle de voir son père si diminué attendre la mort, difficile aussi de déménager son appartement, de se séparer de ses livres qui sont toute sa vie.

En parallèle, Sandra retrouve Clément, un ami perdu de vue. Une relation se noue entre eux mais il est marié.

A la fois Sandra est au désespoir de perdre son père, mais en parallèle cette relation amoureuse qui commence même si elle est compliquée lui redonne goût à la vie.

Sans aucune objectivité, Melvil Poupaud est charmant en amoureux un peu lunaire…

Un film pas facile sur la vieillesse et les difficultés de la famille pour accompagner dignement (même si là ils ont quand même des facilités). Le film est plein d’émotions contradictoires mais garde dans l’ensemble une certaine légèreté.

L’avez vous vu ? Qu’en pensez vous ?

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Frère et soeur de Arnaud Desplechin

Mon amie Monette dans le cadre de la fête du cinéma m’a proposé ce film dans le petit ciné près de chez elle, je n’ai pas résisté à Melvil Poupaud cette fois… Je n’étais pas allée voir ce film à sa sortie car les critiques n’étaient pas vraiment bonnes.

Un frère écrivain et sa soeur actrice se haïssent, enfin il semble que ce soit elle qui le hait. Et elle a réussi à l’éloigner du reste de la famille, les parents, un frère, un neveu…

Et puis les parents ont un accident, ils sont à l’hôpital mourants. Louis ( Melvil Poupaud) revient…

Et en fait on en comprend pas grand chose, pourquoi cette haine ? Que s’est il passé ? A nous de nous faire l’histoire ?

Comme j’aime beaucoup Melvil Poupaud et qu’il est pratiquement tout le temps à l’écran, j’ai profité. Mais sinon alors qu’en général j’apprécie les films de Desplechin, je reste cette fois perplexe. Manque de scénario, retour sur les relations familiales trop complexes et pleines de clichés…

Je ne vous le conseille pas

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Les jeunes amants de Carine Tardieu

Un très beau film remarquablement porté par les acteurs et actrices, sur une idée de Sólveig Anspach, malheureusement décédée avant d’avoir pu le réaliser.

Une rencontre entre une femme de 70 ans et un homme de 45, un coup de foudre romantique. Beaucoup d’émotion, de sentiment, de tendresse dans le film.

Melvil Poupaud et Fanny Ardant sont magnifiques, les seconds rôles également.

Tout est en pudeur, en douceur, les regards sont puissants et portent tant d’amour.

L’Irlande est superbe, les silences aussi.

Peut on aimer à tout âge ? Un homme peut il aimer une femme plus âgée ?

Profitons de la vie tant que nous le pouvons.

J’aime beaucoup Melvil Poupaud, encore une fois il est formidable. Je vous conseille ce joli film très attachant.

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Grâce à Dieu de François Ozon

Je voulais voir ce film, je connaissais le sujet et je ne suis pas surprise par ce qu’il montre… Enfin si un peu quand même.

J’ai fait 12 ans d’école catho avec des soeurs surtout en primaire et des profs laïques. J’ai été pensionnaire et on avait prières en fin de journée et messes dès qu’une occasion se présentait.

Il ne m’est rien arrivé !

Je garde de bons souvenirs de ma scolarité protégée. Je garde aussi les valeurs profondes de cette religion que j’ai arrêté de pratiquer ensuite. Jeune femme je me suis dit que j’avais assisté à mon quota de messes et trucs du genre pour toute ma vie !

Par contre même si cela ne correspond pas à l’image d’une syndicaliste féministe engagée, je reste croyante. Je crois en un Dieu unique, le même pour toutes et tous quel que soit le nom qu’on lui donne et je suis farouchement opposée à tous les extrémismes (religieux ou autres). Mon Dieu me rassure.

Je crois en la bonté des humains, la foi dans son prochain, je suis une personne gentille (trop ?) et ça me va bien. J’aime aider, partager, donner et finalement au quotidien ce n’est pas si simple. Je pardonne, je ne suis pas rancunière, j’aimerai pouvoir davantage dire ce que je pense mais je reste réservée malgré mes efforts pour évoluer, depuis peu j’essaie de me protéger.

Les restes de mon éducation catho sont bien présents dans la femme que je suis aujourd’hui.

Alors quand je vois un film comme Grâce à Dieu, forcément mille questions me brouillent l’esprit. Rassurez vous je ne vais pas tenter d’y répondre ici 😉

Le film est très bien fait, les acteurs parfaits avec un Melvil Poupaud incroyable (vous savez mon faible pour lui) mais aussi Denis Ménochet et Swann Arlaud.

De jeunes garçons scouts ont subi des attouchements de la part du prêtre qui gérait le camp.  Ils se retrouvent 20 ou 30 ans plus tard, et parlent enfin. Ils ont plus ou moins réussis leur vie mais la blessure est là encore, tellement présente pour certains. Alexandre est resté Catho, il en veut au prêtre pas à l’Eglise mais devant son inaction il s’interroge de plus en plus. Et c’est lui, après avoir réalisé que même le Pape ne ferait rien, qui porte sa plainte en justice. François et Gilles portent plainte également et devant l’afflux de témoignages, créent l’association « La parole libérée » car c’est surtout de cela qu’il s’agit pour eux : témoigner, dire enfin l’innommable, et faire en sorte que cela ne se produise plus en empêchant définitivement ce prêtre d’être en contact avec les enfants.

Il y a des scènes très forte dans le film, quand le Père reconnaît les faits, dit qu’il est comme ça, qu’il n’y peut rien et qu’il ne demande même pas pardon. La souffrance dans le regard d’Alexandre quand il revoit le Père. Les crises physiques d’Emmanuel quand on lui parle du Père. La colère de François quand son frère n’en peut plus de son côté « victime »… Tout est fort en fait.

Hier le Cardinal Barbarin a été condamné par la justice pour non-dénonciation d’atteintes sexuelles sur mineurs, l’association de victimes La Parole libérée considère cette condamnation comme « une grande victoire pour la protection de l’enfance ». On attend maintenant le procès du Père Preynat.

Je vous laisse aller voir le film si ce n’est déjà fait et me dire ce que vous en pensez… Merci.

Quel est Mon noM ? de Melvil Poupaud

Capture d’écran 2011-10-21 à 16.59.55J'aime beaucoup Melvil Poupaud depuis Conte d'été de Rohmer…

Ce livre est une sorte de journal, compilation de souvenirs, de rêves, d'histoires, de mini-scénario…

L'auteur est Melvil, il nous parle comme si on le connaissait et parfois je n'ai pas bien su de qui il parlait…

Quel est mon nom, qui sommes nous ? Question que l'on se pose tous un jour ou l'autre… même si en étant acteur, on a davantage la possibilité d'être quelqu'un d'autre !

C'est un livre optimiste.

Je ne vous conseille pas vraiment ce livre même si je l'ai lu avec plaisir, il me conforte dans l'idée que j'avais de la personnalité de l'acteur…. de ses passions pour les arts, son côté touche à tout.

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