
Un film théâtral, lieu unique, temps court adapté de la pièce Combat de nègre et de chiens de Bernard-Marie Koltès. Pièce du début des années 80 qui dénonce le violence, l’oppression et la lutte pour le dignité humaine. On peut y voir les séquelles de la colonisation.
Le film se passe en Afrique de l’ouest, sur un grand chantier. Un homme noir derrière les grilles demande le corps de son frère qui vient de mourir sur le chantier. Le chef du chantier lui demande de revenir le lendemain car sa femme va arriver d’un moment à l’autre. C’est le jeune ingénieur du chantier qui est allé la chercher.
Tous se passe presque de part et d’autre de la grille. Ambiance nuit étouffante, lieu unique comme au théâtre, musique qui renforce le huis clos et la tension de la situation.
Les blancs vivent derrière les grilles, elles symbolisent ce qui reste de la domination coloniale. L’homme qui vient chercher son frère, Isaach de Bankolé excellent, a franchi cette barrière, il est d’un grand calme et montre le chemin de la résistance. Il veut la justice. Les gardes du chantier, depuis leurs miradors, font passer cette parole.
Matt Dillon est aussi impressionnant dans ce rôle de chef de chantier, chef, peu bavard, ses silences sont éloquents. Mais il doute également, on sent chez lui une certaine fragilité (ou culpabilité ?).
Un film hommage à l’écrivain mais qui est encore très actuel car les inégalités nord-sud et les violences sont encore bien trop présentes.
L’avez vous vu ? Qu’en pensez vous ? Connaissiez vous la pièce ?
Synopsis :
Un vaste chantier de travaux publics en Afrique de l’Ouest. Horn, le patron, et Cal, un jeune ingénieur, partagent une habitation provisoire derrière les doubles grilles de l’enceinte réservée aux blancs. Leone, future épouse de Horn, arrive d’Europe le soir même où un homme qui s’est introduit par effraction surgit derrière les grilles. Il s’appelle Alboury. Il ne quittera pas les lieux tant qu’on ne lui aura pas rendu le corps de son frère, mort sur le chantier.
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