Brion Gysin au Musée d’Art Moderne de Paris

Découverte pour moi de cet artiste américano-canadien né en 1916 et décédé en 1986. Un artiste pluridisciplinaire : écrivain, peintre, photographe, chorégraphe, performer, même musicien et testant les nouveaux médias…

Il est à l’origine de la technique de « Cut-up », pratique qui consiste à découper au cutter des mots d’une feuille de journal et réécrire un texte à partir de cette base de façon aléatoire. Il a fait de même avec des bandes sonores… Il a souvent travaillé avec William S. Burroughs.

Plus tard il a construit la Dreamachine, un dispositif lumineux et coloré que l’on doit regarder les yeux fermés.

L’expo est riche de nombreuses oeuvres, je vous propose celle qui m’ont le plus interpellées. Au dessus c’est un portrait de lui par Louis Jammes en 1958.

J’aime beaucoup cette salle du Musée d’Art Moderne avec l’arrondi, il y a toujours des oeuvres incroyables exposées. Là c’est Calligraffiti of fire, en 1985, une des dernières oeuvres de Brion Gysin.

Un artiste influent à découvrir jusqu’au 12 juillet 26.

Vous le connaissez ? L’expo vous tente ?

Sur le site du Musée d’Art Moderne de Paris :

Le Musée d’Art Moderne de Paris présente la première rétrospective de l’œuvre de Brion Gysin dans un musée parisien. 

Né en Grande-Bretagne en 1916, Brion Gysin est un artiste protéiforme, peintre, poète, performeur, photographe et musicien souvent associé à la Beat Generation. Inventeur du Cut-up et de la Dreamachine, son œuvre se déploie à l’intersection de la peinture et de l’écriture, mobilisant une gamme sans cesse renouvelée de langages plastiques. Passionné d’altérité et arpenteur des marges, Brion Gysin sillonne le monde et fréquente les mouvements alternatifs et underground. Ses pérégrinations l’amènent à côtoyer des milieux créatifs et intellectuels des plus divers dans lesquels il a un écho souvent inattendu et jouit d’une aura quasi magique. Nourrie de ces rencontres, son incessante pulsion créatrice s’est exprimée à travers des formes telles que la poésie sonore et visuelle, le cinéma expérimental, la performance, le roman et la musique, sans oublier la peinture et la photographie.

L’exposition retrace les grandes étapes de ce parcours hors du commun qui traverse toutes les avant-gardes du XXe siècle et montre, en contrepoint, les œuvres d’artistes dont il a été proche ou qu’il a inspirés : William Burroughs, Françoise Janicot et Bernard Heidsieck, John Giorno, Keith Haring, Patti Smith, Ramuntcho Matta…
Elle témoigne également des liens très forts qui unissent Brion Gysin à Paris où il a vécu une grande partie de sa vie. Il y séjourne dans les années 1930 lorsqu’il est étudiant à la Sorbonne. Au tournant des années 1960, il fréquente les artistes de la Beat Generation au fameux Beat Hotel (9, rue Gît-le-Cœur, Paris 6 ème). À partir du milieu des années 1970 jusqu’à son décès en 1986, il s’installe dans un appartement situé face au Centre Pompidou. Peu avant sa mort, il fait de la Ville de Paris son légataire universel.

L’exposition, constituée de plus 140 œuvres de l’artiste, est bâtie sur la collection Gysin du Musée d’Art Moderne de Paris, d’une richesse unique au monde, que viennent compléter des prêts exceptionnels issus de collections publiques et privées, en France et à l’étranger. 

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