365defiphoto – Saison 11 – Semaine #12

Une nouvelle semaine active au travail, avec des soirées variées plus ou moins réussies 😉

Ma semaine en images :

Dimanche 17 # Jour 77 : Belle adaptation du texte de Zola au TPG

Lundi 18 # Jour 78 : Les seules tulipes qui ont bien voulu fleurir dans mon jardin !

Mardi 19 # Jour 79 : Gravure à @latelierdumardi J’aime vraiment beaucoup la gravure… Je ferai un article la semaine prochaine.

Mercredi 20 # Jour 80 : Mon petit arbre qui ne grandit pas mais qui fleurit 😉

Jeudi 21 # Jour 81 : Soirée théâtre avec Isabelle Huppert… Bérénice, la pièce dont tout le monde parle 😉

Vendredi 22 # Jour 82 : Journée de réunion alors souvenirs de l’atelier de Mr Prof, base de gravure… ❤

Samedi 23 # Jour 83 : Présentation de saison de l’Opéra de Paris, ça donne envie 😉 Et j’ai découvert le magasin Boesner, waouuu 😉

C’est le printemps du cinéma, bon c’est le même prix pour moi mais je vais y aller quand même 😉

Bon dimanche à vous.

Atelier d’écriture #2

Je suis allée la semaine dernière à un nouvel atelier d’écriture organisé par la médiathèque de Choisy le Roi avec Marin Fouqué, un jeune auteur.

Nous étions 9, nous avons écrit sur 2 « exercices », je vais partager le second avec vous. C’était très chouette, j’espère qu’il y en aura d’autres.

Le thème du texte à écrire est le corps. Il faut s’attarder sur un geste, sur une posture, le décrire sans le juger, expliquer ce qu’il implique… On peut élargir selon notre inspiration. On a 20 minutes (si vous voulez faire l’exercice).

 » Paul rentre, il est 20 heures comme d’habitude, il lâche son sac à dos dans l’entrée, son manteau sur le banc. Il est calme, pas de bruit dans la maison. Il entre dans la cuisine, sa femme est là, debout près de la cuisinière.
– Qu’est ce qu’on mange ? C’est prêt j’espère !
Il s’assoit doucement faisant grincer la chaise, il plie ses grandes jambes, reste le dos bien droit, il prend son verre.
– Et ma bière ?
Son visage est impassible, calme, en total décalage avec le son de sa voix. Sa femme le sert en silence, il boit doucement, il tient son verre fermement, ses doigts restent souples. Il ne bouge presque pas, son visage n’exprime rien, dans cette maison c’est comme s’il était mort et c’est à cause de sa femme, il en est convaincu. Il ne veut plus la voir, il veut l’oublier, surtout ne pas parler, ne plus l’entendre.
Il mange sans bruit, sans goût, juste son regard noir tourné vers elle qui ne réagit pas.
Le silence pèse des tonnes.
Une main sous la table posée sur son genou, de l’autre mécaniquement, il pique les pâtes à la sauce tomate, les porte à sa bouche, mâche et avale rapidement. Il termine sa bière, pousse son assiette, regarde à nouveau sa femme. Elle n’a fait que grignoter…
Demain il ne rentrera pas. »

La terre de Anne Barbot au théâtre Gérard Philipe

Théâtre du dimanche avec des ami.es… Une pièce du terroir, adaptation du texte de Zola publié en 1887, le quinzième volume de la série des Rougon-Macquart.

J’ai lu toute la série ado mais ce n’est pas celui dont je me souviens le mieux.

Le texte est au goût du jour, c’est assez fou. Le monde paysan n’a pas changé tant que cela en 150 ans. J’ai pensé au film vu recemment La ferme des Bertrand et ils ont les mêmes soucis, la mécanisation, les grandes propriétés, les enfants qui préfèrent partir, trop d’administratif, la concurrence étrangère. Mais également la domination masculine qui n’est malheureusement pas spécifique à la campagne, et l’étranger qui est bon pour travailler mais qui ne fera jamais parti de la famille.

La pièce montre l’héritage que laisse un paysan à ses 3 enfants, les conflits, les difficultés financières, la politique de l’époque.

La mise en scène est tournée vers le public, elle est vive et « réaliste »… Ils boivent beaucoup de vin 😉

Cela dure plus de 2 heures mais on est à la ferme avec eux, l’odeur du foin est là, et cela passe vite.

J’ai vu quelques dates de tournée, si jamais…. Une bonne façon de revoir ses classiques 😉

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Gisèle Halimi, une farouche liberté de Léna Paugam

La vie et l’oeuvre de Gisèle Halimi très bien dite par Ariane Ascaride et Philippine Pierre-Brossolette d’après les entretiens qu’elle avait donné à Annick Cojean.

Gisèle Halimi était avocate, féministe et femme politique. Née en Tunisie, elle a découvert très tôt les différences entre les filles et les garçons. Au sein de sa famille, elle devait tout faire pour ses frères. Elle s’est très vite rebellée et a gagné la bataille auprès de ses parents. Cela lui a donné sa vocation d’avocate pour défendre les droits des femmes…

Signataire du manifeste de 343 en 1971, elle a avec le procès de Bobigny, ouvert une des premières portes pour la légalisation de l’avortement en France. Un autre procès a permis en 1978 de faire reconnaitre le viol comme un crime.

La pièce est pleine de détails sur la vie si riche de cette femme exceptionnelle. Le dialogue entre les 2 comédiennes est rythmé, on se souvient, on apprend, on réfléchit… On pense au 8 mars dernier, l’IVG dans la constitution française.

Je vous conseille vivement ce spectacle qui donne beaucoup de force pour les combats féministes à venir…

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Il reste encore demain de Paola Cortellesi

Ma semaine a été très féministe et ce film porte tous les messages auquel je crois depuis toujours…

Et c’est formidable qu’en Italie, il réveille les consciences des femmes et des hommes.

L’histoire se passe après guerre, Delia est mariée à Ivano, ils ont 3 enfants. Elles fait des petits boulots pour apporter un peu plus d’argent à la maison.

Son mari la bat régulièrement, elle doit s’occuper de son beau-père alité, elle fait tout dans la maison avec un peu d’aide de sa fille ainée Marcella, les 2 garçons plus petits ne font rien et sont assez insupportables, elle est moins payée parce qu’elle est femme, elle est épuisée.

Elle a une amie qui travaille sur le marché et semble avoir un meilleur mari, ensemble elles peuvent faire une petite pause qui soulage.

Les fiançailles de sa fille vont ouvrir les yeux de Délia sur ses conditions de vie…. Je ne vous en dis pas plus, allez voir ce très beau film.

Il est en noir et blanc, extrêmement maitrisé. Le sujet est bien sûr porteur mais le film est excellent du point de vue cinématographique. Les actrices sont magnifiques, on est transporté dans les années 40 mais c’est malheureusement si actuel. La musique crée un contraste et les phases dansées sont très évocatrices.

Je vous le conseille vivement, vous me direz ce que vous en pensez 😉

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Dans les archives de FanXoa et mastO de Bérurier Noir à la BNF

Petite expo à la Bibliothèque François Mitterrand qui permet d’entrer dans ce grand bâtiment un peu mystérieux.

L’expo propose plein de souvenirs des années 80 et même si je n’écoute plus trop les groupes de cette période, il n’y a pas une fête sans « Salut à toi…. »

Le rock alternatif mâtiné à la sauce punk c’était vraiment des concerts incroyables. Toute une époque !

Cela fait plaisir de s’y replonger.

Les groupes que j’ai le plus suivis, un peu différent mais … C’est la Mano Negra, et puis Les Négresses vertes… Chouette idée de retrouver ces créations hors système dans un musée…

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365defiphoto – Saison 11 – Semaine #11

Une semaine encore passée trop vite avec du ciné, du théâtre, une expo, un atelier écriture et trop de travail…
Une semaine féministe d’après 8 mars avec une journée de formation de prévention des violences sexistes, un excellent film italien qui dénonce le patriarcat  » Il reste encore demain » et une pièce de théâtre sur la grande avocate Gisèle Halimi.

Ma semaine en images :

Dimanche 10 # Jour 70 : Pour tout savoir sur le Boléro de Ravel 😉

Lundi 11 # Jour 71 : Il y avait des promos sur cette marque que j’aime bien…

Mardi 12 # Jour 72 : @latelierdumardi Gravure. J’aime beaucoup ❤

Mercredi 13 # Jour 13 : Journée de formation CGT très intéressante et utile.

Jeudi 14 # Jour 14 : Petite expo punk, les Béru à la BNF.

Vendredi 15 # Jour 75 : Atelier d’écriture à la bibliothèque, chouette partage.

Samedi 16 # Jour 76 : Cinéma cet après midi avec Il reste encore demain, puis soirée théâtre formidable.

Je retourne au théâtre cet après midi, mais sur un autre thème 😉

Je vous souhaite un bon dimanche.

Le café sans nom de Robert Seethaler

Livre pris un peu au hasard à la bibliothèque. Pas souvent que je lis un auteur autrichien.

On est donc à Vienne dans les années 60 et l’on suit la vie de Robert, un homme jeune, travailleur et qui rêve de tenir un café.
On découvre la ville, le quartier du marché, les ouvriers, les clients réguliers. Il ne se passe pas grand chose, c’est le témoignage d’une époque, des portraits. Les personnages sont attachants.

Le livre est agréable et se lit facilement. Mais il ne me laissera pas beaucoup de souvenir.

Connaissez vous cet auteur ? L’avez vous lu ? Qu’en pensez vous ?

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Boléro de Anne Fontaine

Je ne connaissais pas la vie de Maurice Ravel, ni tellement ses autres morceaux que le Boléro. Le film est un biopic classique, un peu romancé certainement et qui tourne autour de la création du Boléro, occultant un peu l’ensemble de son oeuvre.

J’ai aimé la recherche pour la création, tout ce qui l’entoure l’inspire, le vent, les machines, son réveil… Tout l’entraine vers le rythme du Boléro. C’est musique entêtante qu’il a écrit sur commande sans l’apprécier et qui est un tel succès.

J’ai aimé la danse de Ida Rubinstein, est ce que Maurice Béjart s’en est inspiré plus tard ?

Maurice Ravel était entouré de femmes, mais son coeur ne battait que pour la musique. Raphaël Personnaz le rend rigide mais attachant. Sa fin de vie est vraiment triste.

La danse de fin de François Alu est superbe.

Un film à voir si vous aimez cette musique.

J’ai trouvé recemment sur Arte Concert, le Boléro de Cherkaoui (à 1h13mn), c’est magnifique.

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Nomad de Sidi Larbi Cherkaoui à la Mac Créteil

Dans le cadre d’un hors les murs du Théâtre national de la danse de Chaillot, nous avons pu voir une création de Sidi Larbi Cherkaoui à la Maison des Arts de Créteil. Superbe ballet.

Avec les images de fond de scène et les beaux costumes des danseur.ses, on voyage dans le désert, on est comme emporté par la musique, les chants et la danse.

Le chorégraphe nous parle de la planète qui s’enflamme, qui manque d’eau, et de la bataille qu’il va nous falloir mener pour survivre… C’est très fort, hypnotique, ensorcelant même. Les voix, les chants en live sont tellement prenants. La danse est fluide comme les éléments. La solidarité est mise en avant.

Un magnifique ballet, Sidi Larbi Cherkaoui nous éblouit encore 🙂

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