Pas de vagues de Teddy Lussy-Modeste

Un nouveau film sur l’école qui ne va pas encore une fois susciter les vocations.

Un jeune prof de collège est accusé de harcèlement par une élève. L’administration prend en compte la parole de la jeune fille, celle aussi du prof mais… rien n’est vraiment fait et du coup la situation s’envenime. Le prof, François Civil excellent, essaie de continuer à faire son travail afin que tout ses élèves aient cours.

La jeune fille a mal perçu et mal interprété les paroles du prof, mais les autres élèves de sa classe montent l’incident en épingle. Le frère de la gamine menace le prof… L’engrenage est en marche.

Le film est basé sur des fait réels qu’à vécu le réalisateur il y a quelques années. Peut être qu’aujourd’hui avec tout ce qui se passe sur le harcèlement, l’institution régirait autrement.

Le principal du collège ne veut pas faire de vagues, ce n’est pas la bonne solution.

Pas facile d’être prof, le film aborde aussi le problème financier des profs et c’est assez rare.

Un film sur l’école avec une dose de suspense, de peur même et qui montre un métier pas facile.

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Benjamin Millepied & Nico Muhly à la Philharmonie de Paris

Danse et concert à la Philharmonie de Paris avec Benjamin Millepied, les danseur.ses du LA Dance Project et la musique de Nico Muhly.

3 pièces sont proposées :

Triade une pièce chorégraphique de 2008 présentée à l’Opéra de Paris, 4 danseur.ses et pour la musique trombone et piano

Moving Parts de 2012 avec 6 danseur.ses et clarinette, violon et l’orgue de la Philharmonie, très impressionnant surtout quand le niveau sonore monte, ce doit être aussi lié à la salle mais on est comme engloutie.

Me. You. We. They Création 2024 pour la Philharmonie pour 10 danseur.ses avec un orchestre de chambre.

Toutes les musiques sont de Nico Muhly. Je ne le connaissais, j’ai regardé Wiki : un compositeur américain de musique contemporaine associé au renouveau de la musique minimaliste. Il collabore depuis longtemps avec Benjamin Millepied.

Les danseuses et danseurs du LA Dance Project sont excellents. La danse est fluide, contemporaine. Elle partage la scène avec la musique en live, cela change un peu le point de vue. C’était apaisant.

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Mon bel animal de Ivo Van Hove à La Grande Halle de la Villette

Nous sommes prévenus, interdit au moins de 16 ans, scènes violentes et sexuelles, accueil et écoute du planning familial dans le hall si besoin, lumières stroboscopiques et attention si allergique à la paille.

La pièce est l’adaptation du livre de Marieke Lucas Rijneveld. C’est en néerlandais surtitré. Comme ils parlent beaucoup et que je ne peux m’empêcher de lire, j’ai peut être moins « vu » les images et été un tout petit peu préservée.

Nous sommes à la campagne dans une ferme, la scène est recouverte de foin, le ciel l’entoure peu un jeu de miroirs.

Kurt le vétérinaire, marié et père d’un ado à mobylette, va à la ferme sauver un troupeau. La paysan est désespéré, sa femme est parti, son jeune fils est mort par accident et sa fille 14 ans rêve de devenir rockeuse et ne lui parle plus.

Kurt jette son dévolu sur la gamine alors que 30 ans les sépare. Sous prétexte de l’aider à aller mieux, de lui faire découvrir la vie, de l’écouter, il se présente comme son meilleur ami. Il installe doucement l’emprise puis commet l’innommable.

Kurt a également eu une enfance difficile et les apparitions de sa mère sont aussi bouleversantes. Mais rien cependant n’excuse son comportement.

La mise en scène ne nous épargne rien, scènes violentes, agressions sexuelles, viols et aussi scarifications.

Eefge Paddenburg qui interprète la jeune fille est époustouflante, je n’imagine pas comment elle peut sortir d’un tel rôle. Il y a des « pauses » musicales, elle reprend des tubes, elle est douée pour tout.

Le monstre joué par Hans Kesting, un grand acteur néerlandais, est je ne sais comment dire, glaçant peut être. On est à la fois dans sa tête, c’est lui qui raconte mais aussi dans l’imaginaire de la jeune fille troublée qui peut dialoguer avec Freud et Hitler, les symboles sont tellement forts.

Des spectateurs quittent la salle, en fait pourquoi s’infliger cela ? Pourquoi choisir un tel thème de spectacle ? Dénoncer les pédophiles, les violeurs, l’emprise ? Faire scandale, faire réagir, déranger ?

Et le sujet est tellement présent aussi dans l’actualité en ce moment. La parole se libère, on écoute les personnes qui dénoncent un inceste. Il faut très vite qu’il se passe quelque chose, que après les avoir écoutées, entendues, la société agissent pour protéger les enfants efficacement.

Hasard, j’ai lu le livre de Neige Sinno la semaine dernière, je vous en parle très vite…

J’ai été prise par le texte, par le jeu, assommée à la fin, la dernière chanson style concert ne laisse pas assez de temps pour se remettre. Je ne sais pas si un tel spectacle est nécessaire, il n’est pas divertissant par contre.

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Les Goguettes (en trio mais à quatre) à La Cigale

J’ai souvent regardé leurs vidéos sur YouTube, quand j’ai vu qu’ils (re)passaient à Paris, je me suis dit pourquoi pas. Et j’ai bien fait, une heure trente de concert, des reprises de chansons connues mais dont les paroles sont changées.

Un contenu surtout politique, les textes sont pertinents, c’est vraiment super bien fait.

Ils s’accompagnent au piano, guitare et autres. Ils ont de beaux escaliers pour décor et quelques déguisements. Ils sont tous les 4 forts pour tout. Les textes sont ironiques et plein d’humour.

Le mieux si jamais vous ne connaissez pas, c’est de les écouter 😉

Ils partent en tournée, ne loupez pas un bon moment…

Leur dernière production je crois :

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Atelier saison 18 – Mars 24

Depuis la rentrée de février, le nouveau sujet est projet personnel 🙂

J’ai envie de faire de la gravure car bien sûr je n’ai pas de presse chez moi.

Bon ce n’est pas simple la gravure, il y a plein de techniques différentes. Mr Prof m’a donné quelques conseils.

Plusieurs copines de l’atelier ont décidé de me suivre, du coup on teste ensemble.

J’ai commencé en prenant du papier abrasif avec différentes textures.

Puis je me suis lancée sur la technique de la taille douce et je vais avancer doucement 😉

Ravie de faire cela même si les résultats ne sont pas encore au niveau de ce que j’ai dans la tête 😉

365defiphoto – Saison 11 – Semaine #13

Une semaine comme une autre 😉 Les jours se suivent et se ressemblent finalement même si j’ai la chance de pouvoir aller voir des spectacles, c’est peut être la pluie qui me fait cet effet là !

Plus de détails dans la semaine en images :

Dimanche 24 # Jour 84 : Je profite du Printemps du cinéma 🙂 Un film qui se passe dans un collège allemand mais ce n’est pas un film que sur l’éducation…

Lundi 25 # Jour 85 : Pas facile d’avoir une mère… pas mal déjantée… Agnès Jaoui est formidable.

Mardi 26 # Jour 86 : Journée au salon des CSE à l’Arena Nanterre et soirée atelier, je continue la gravure, ce n’est pas facile 😉

Mercredi 27 # jour 87 : Une voiture du siècle dernier 😉 Souvenirs !

Jeudi 28 # Jour 88 : Déjeuner avec mon amie Isa à Montreuil, pas facile de se voir entre nos emplois du temps, les réunions et le télétravail…

Vendredi 29 # Jour 89 : Soirée concert humoristique très sympa 🙂

Samedi 30 # Jour 90 : Théâtre de fin d’après midi, une pièce mise en scène par Ivo Van Hove sur les violences sexuelles… Il faut un peu de temps pour s’en remettre…

Fête d’anniversaire cette nuit à la maison…
Je vous souhaite un bon dimanche.

La vie de ma mère de Julien Carpentier

Ciné de début de semaine (je rattrape mon retard de publication) avec Agnès Jaoui en grande forme dans le rôle d’une femme bipolaire.

Judith débarque chez sa mère à l’improviste et son côté très fantasque bouleverse la journée de son fils Pierre, appelé au secours pour faire en sorte que sa mère retourne dans la clinique psy où elle est soignée.

Pierre est fleuriste, on comprend au fil du film que sa mère lui en a fait voir de toutes les couleurs. Il commençait à se réinsérer dans sa vie, et c’est à ce moment que Judith refait surface.

La journée de Pierre va comme exploser… William Lebghil est très touchant dans ce rôle, ses ami.es sont chouettes aussi.

Le film est malgré le sujet une comédie mais c’est plein d’émotions. J’ai eu un peu de mal car même si la pathologie de ma mère n’est pas du tout la même, être ainsi obligé de prendre un parent totalement en charge, me parle trop. J’ai bien aimé, je trouve Agnès Jaoui formidable, j’ai été vraiment touchée.

Avez vous vu ce film ? Qu’en pensez vous ?

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La salle des profs de İlker Çatak

Plusieurs films sur les profs dans les salles en ce moment. J’ai profité du Printemps du cinéma pour aller voir celui là qui ne passe déjà plus beaucoup.

C’est un film allemand, vu l’âge des élèves c’est au collège. On ne voit pas vraiment la différence avec le système français, sauf les profs qui enseignent 2 matières.

Suite à des vols dans la salle des profs, Carla Nowak, jeune prof de math et de sport, mène l’enquête. Je ne vais pas vous dévoiler l’intrigue mais du coup elle met le bazar dans tout l’établissement, que ce soit dans sa classe avec les élèves, avec les parents, avec l’administration et avec les autres profs !

L’actrice Leonie Benesch est très bien dans le rôle, très investie, paumée juste comme il faut. Le rythme du film est de plus en plus stressant. Je ne peux rien vous dévoiler, ce serait dommage de vous priver du suspense.

La fin est disons très ouverte, c’est un peu dommage.

Le film aborde le harcèlement, le racisme, les discriminations, la vie scolaire et les difficultés du métier de prof… Un film à voir…

L’avez vous vu ? Qu’en pensez vous ?

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La doublure de Mélissa da Costa

J’ai déjà lu plusieurs livres de Mélissa Da Costa mais celui ci est différent, beaucoup moins de bons sentiments. Mais par contre quand on commence, on ne peut plus s’arrêter de lire…

Evie est un peu paumée, son petit ami vient de la quitter, elle n’a pas de boulot, elle est loin de sa famille alors quand elle croise Pierre Manan qui lui propose un job un peu particulier, elle n’hésite pas longtemps.

Elle va découvrir un nouveau monde où l’argent coule à flot. Clara la femme de Pierre est artiste peintre, elle va l’initier au monde de l’art.

Je peux vous le dire sans trop dévoiler de l’intrigue mais tout ne sera pas rose pour Evie. Elle va plonger dans les turpitudes de ce drôle de couple.

Si vous aimez cette auteure, mais que vous aimez aussi les livres un peu stressant, ce livre est pour vous. Si vous voulez rester dans le feel good, passez votre chemin 😉

J’ai bien aimé l’immersion dans le monde de l’art, je ne connaissais pas particulièrement les artistes et les courants dont elle parle, je suis allée voir les oeuvres, ce n’est pas ce que je préfère mais c’est intéressant.

Et son style d’écriture est agréable et structuré. Le suspense est bien là, les surprises aussi.

Avez vous lu ce livre ? qu’en pensez vous ?

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Bérénice de Romeo Castellucci au Théâtre de la Ville

Pas facile d’écrire sur ce spectacle qui ne laisse pas indifférent, on peut lire pas mal de choses dans la presse en ce moment.

C’est Bérénice avec Isabelle Huppert, seule et elle ne dit que le texte de Bérénice… Difficile à suivre, surtout que par moment elle chuchote à l’abri derrière le rideau, à d’autres, sa voix est amplifiée ou modifiée par le micro et puis à la fin elle ne trouve plus ses mots (volontairement).

Elle parle avec un radiateur, elle sort un immense linge d’une machine à laver, elle se retient à une barre qui vient du plafond… Elle a dans la seconde partie une robe magnifique.

Sur scène apparaissent quand même Titus et Antiochus, 2 jeunes comédiens qui font une danse que je n’ai pas comprise. Puis les sénateurs romains, qui se déshabillent, pourquoi ? Et à la fin en fond un immense bouquet de fleurs qui fanent, pourquoi également ?

Des spectateurs choisissent de partir, un alors qu’elle nous demande de ne pas la regarder, dit que l’on a compris, la salle rit mais ensuite, une grande partie de ceux qui restent, applaudissent énergiquement.

Je suis partagée, je ne me suis pas vraiment ennuyée, mais j’aurai aimé voir Bérénice. L’avantage, comme il manque beaucoup de texte c’est que cela ne dure qu’une heure trente ! Je suis contente de l’avoir vu, les articles de presse me font sourire. Déçue aussi car quand j’ai acheté les places en juin de l’année dernière, le spectacle n’était pas présenté ainsi.

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