Juste après mai 68, des militants d’extrême gauche diplômés sont allés travailler à la chaine dans des usines pour inciter les ouvriers à relancer la révolution.
Le film est l’histoire de Robert Linhart qui a écrit un livre sur son expérience. Il montre principalement son travail à l’usine, pas son action politique parallèle.
Swann Arlaud est très bien dans le rôle titre. Pas facile de travailler à l’usine, la fatigue physique empêche presque de réfléchir. Les ouvriers pauvres n’ont pour la plupart même plus la force de penser.
Pas facile dans ces conditions de se rebeller même contre les injustices. En septembre 68, Citroën veut faire travailler les ouvriers 3 heures de plus par semaine pour rembourser ce qu’ils ont gagné en mai !
J’avais entendu parler de ses « infiltrations » dans le monde du travail, vu qu’il n’y a pas eu de révolution, ni de prise du pouvoir de l’extrême gauche, j’en déduis qu’ils n’ont pas trop réussi. Les inégalités sociales et les bas salaires sont malheureusement toujours d’actualité.
Je vous conseille ce film aussi si vous aimez les 2CV 😉
Un film réalisé par une femme avec 2 actrices magnifiques dans leurs rôles.
Kim Sohee, jeune étudiante effectue un stage dans un centre d’appel. Les conditions de travail y sont épouvantables, la jeune femme s’étiole rapidement.
Je ne veux pas trop vous révéler le film qui est 2 parties distinctes, dans la seconde, une femme flic enquête sur les conditions de travail des stagiaires.
C’est très fort, sur le harcèlement, les conditions de travail, les conditions de vie des jeunes. Dans le centre d’appel, ce ne sont que des femmes stagiaires et les hommes dirigent (il y a une femme dans les cadres).
Les écoles placent les élèves sans savoir quel sera le travail à faire, quels rapport avec leurs études ? Les jeunes sont prisonniers d’un système qui les anéantis.
Le film est malheureusement tiré d’une histoire vraie mais selon ce que j’ai lu, la policière a réussi à faire bouger les choses…
La cinéaste dénonce la société coréenne capitaliste qui sacrifie sa jeunesse pour les profits. Et ce n’est pas qu’en Corée que les conditions de travail sont si difficiles 😦
J’ai du mal à rattraper mon retard dans la publication de mes articles…
J’ai vu ce film la semaine dernière et j’ai beaucoup aimé.
Vous avez du en entendre parler, le thème est la Justice Restaurative. Il s’agit de faire se rencontrer, dans un environnement très cadré et contrôlé des victimes et des « agresseurs ».
Soit c’est une démarche individuelle, par exemple dans le film une jeune femme agressée par son frère, va vouloir le revoir pour le comprendre et se comprendre aussi et pouvoir continuer sa vie de façon plus apaisée.
Soit, un groupe de victime de différentes agressions va rencontrer en prison des condamnés pour leur montrer les conséquences de leurs actes auxquelles ils n’avaient certainement jamais pensé.
Ce n’est pas un documentaire, donc il y a peut être un petit côté « romancé » mais le film est vraiment fort dans tous les sentiments qu’il développe. Les acteurs plus ou moins connus sont excellents, coup de coeur pour Elodie Bouchez et Adèle Exarchopoulos.
C’est un film qui fait couler les larmes en parlant de pardon, tous les nombreux dialogues sont magistraux.
Ce n’est certainement pas facile à mettre en place mais cette Justice doit avoir toute sa place pour le réconfort des victimes et la réinsertion des prisonniers.
Si vous ne l’avez vu, je vous conseille vivement ce film. Si vous l’avez vu, qu’en pensez vous ?
Je me suis fait plaisir en m’offrant les 2 derniers Djian, j’avais résisté pour attendre le poche mais cette année j’ai été moins forte 😉
On retrouve le côté classique de l’auteur, son univers, un morceau de vie d’un écrivain.
Luc vient de quitter Edith après quelques mois de passion, mais elle a besoin de se cacher (elle est genre agent secret) le temps de se faire oublier… Luc accepte qu’elle vive dans son grenier aménagé.
Luc est devenu pote avec son nouveau voisin qui vient aussi de se séparer mais qui rapidement trouve une nouvelle amie. Les relations de voisinage ne sont pas simples non plus…
Sans vous en dire trop car il y a du suspense dans ce livre, le quartier est assez animé ! Et le roman de Luc a du mal à avancer…
C’est un petit livre, 200 pages en poche, qui se lit vite mais on est vraiment pris par l’écriture agréable, le style direct et précis et le côté un peu polar de l’histoire.
Je suis une inconditionnelle de Djian mais si vous ne l’avez jamais lu, celui ci peut être un bon début 🙂
J’ai lu Double Nelson en même temps que Manika, vous pouvez lire son article en suivant le lien, elle est plus objective que moi.
Le thème de la semaine est : Art – Peinture, sculpture. Vos artistes plasticiens préférés ?
J’ai découvert Claude de Soria dans le film Tout s’est bien passé de François Ozon d’après le livre de Emmanuèle Berheim sur son père. On voit donc également sa mère qui n’est autre que l’artiste Claude de Soria jouée dans le film par Charlotte Rampling.
Claude de Soria était une sculptrice française née en 1925 et décédée en 2015. Elle a principalement travaillé le ciment, matériau peu utilisé en art.
Je n’ai pas eu l’occasion de voir ses oeuvres en vrai mais en cherchant des infos complémentaires pour cet article, je trouve que l’on peut visiter son atelier à Paris 🙂
Vous pouvez regarder son site. Je vous avais proposé une de ses « roues » dans le cadre de mon jeu du mercredi.
Je trouve cela très beau, j’ai hâte maintenant d’en découvrir davantage 😉
Une semaine plus courte mais avec une mauvaise nouvelle à la fin pour le réforme des retraites… 😦
Je suis découragée, tant de monde se dit opposé mais nous ne sommes pas assez nombreux à faire quelque chose. La mobilisation par procuration, ça ne fonctionne pas. Tout le monde va être touché, retraite plus tard et pension plus basse !
Sinon je suis revenue de Suisse, j’ai vu un spectacle et 2 films, j’ai zappé le dessin dans la semaine mais j’ai repris hier.
Ma semaine en images :
Dimanche 9 # Jour 99 : Journée calme à Vevey chez nos amis, puzzle et bridge, parfait pour moi 🙂
Lundi 10 # Jour 100 : J’ai terminé le puzzle (qui était bien commencé avant que j’arrive). Et puis nous sommes rentrés à la maison.
Mardi 11 # Jour 101 : Expo de nos sculptures maquettes architecturales dans le hall du conservatoire.
Mercredi 12 # Jour 102 : Spectacle original mais je suis un peu passée à côté.
Mercredi bis, tellement contente que mon fils ait joué à la Mac Créteil avec ses ami.e.s
Jeudi 13 # Jour 103 : Et on ira jusqu’au retrait mais la marche semble encore longue 😦
Vendredi 14 # Jour 104 : Un très bon film sur la justice restaurative.
Samedi 15 # Jour 105 : Superbe film coréen, je me demande où il fait bon vivre dans le monde… 😦
Une semaine vite passée, celle qui arrive va être aussi bien chargée …
Je commence par un cinéma du dimanche matin… Bonne journée à vous.
La Fondation Beyeler est une institution culturelle suisse. Elle abrite la collection d’œuvres d’art moderne et contemporain rassemblée par le galeriste Ernst Beyeler et sa femme Hildy. Elle est classée comme le musée d’art le plus visité de Suisse.
En ce moment on peut y voir une exposition du travail de Wayne Thiebaud, un peintre américain associé au Pop Art.
Il peint des gâteaux, des machines à sous, des paysages (avec de drôles de perspectives), des portraits, des pots de peinture…
Ses peintures peuvent faire penser à des publicités des années 50.
On peut voir également des oeuvres de Picasso dans le cadre de l’anniversaire de sa mort. 10 toiles tardives sur le peintre et son modèle.
La Fondation Beyeler présente une vaste installation : Palimpsest de l’artiste colombienne Doris Salcedo.
Palimpsest est consacré aux réfugié·e·s et aux migrant·e·s mort·e·s ces vingt dernières années lors de la dangereuse traversée de la Méditerranée en quête d’une vie meilleure en Europe.
Les noms s’écrivent avec de l’eau sur de la pierre. C’est à la fois impressionnant et poignant.
C’est en plus un superbe endroit, le parc autour, les bâtiments…
Nous avons passé 2 jours à Bâle et profité des beaux musées.
On commence par le Kunstmuseum, art contemporain au programme.
Une collection permanente impressionnante, nous n’avons fait que l’étage 20ème siècle.
On peut y voir tous les grands peintres de l’époque.
Un faible pour Mondrian et ce « Tableau 3 avec du orange » et Modigliani.
Une expo Bernard Buffet, artiste existentialiste et populaire
Expo de Charmion Von Wiegand
Le 12 août 1941 allait transformer durablement la vie de Charmion von Wiegand. Née en 1896 à Chicago, connue au début des années 1940 principalement comme journaliste et critique d’art, elle rend visite ce jour-là à Piet Mondrian, qui vit en exil à New York, dans son atelier. Elle est immédiatement fascinée par l’homme et son art, par le néoplasticisme à la base de son style, et se lie d’amitié avec lui. Cette rencontre lui donne des ailes et son activité de peintre, modeste jusque-là, devient intensive. Elle va s’y consacrer dans un studio qu’elle loue depuis 1925 mais qu’elle a toutes ces années surtout utilisé pour son travail de journaliste.
Expo de Shirley Jaffe
Née Shirley Sternstein en 1923, dans le New Jersey, c’est en Mrs Jaffe qu’elle part à Paris, en 1949. Son mariage avec le journaliste Irving Jaffe ne tient pas longtemps, mais elle reste en France. Elle trouve rapidement ses marques et fréquente d’autres peintres américains expatriés à Paris comme elle, Norman Bluhm, Sam Francis et Joan Mitchell, arrivés un peu après elle dans la capitale française. Son style s’inscrit alors dans le courant de l’expressionnisme abstrait ; c’est un art qui n’entend puiser qu’en lui-même et cultive principalement les aplats de couleur et les gestes sauvages. Une recette à succès, à l’époque, pour trouver sa place sur le marché de l’art. Shirley Jaffe abandonne cependant cette voie. En 1963, une bourse de la Fondation Ford la mène à Berlin-Ouest pour un an. Le fait de vivre dans une ville coupée par un mur, dans un monde divisé, l’assassinat de John Kennedy la même année, de nouvelles sources d’influence comme la musique de Karlheinz Stockhausen: tout cela transforme son style. L’abstraction d’un Vassily Kandinsky ou d’une Sophie Taeuber-Arp l’inspire également. Durant son séjour à Berlin, ses aplats de couleur deviennent plus monochromes et géométriques, ici et là ils dansent et tourbillonnent comme des pièces de Lego ou des morceaux de papier multicolores à travers les passages expressionnistes abstraits de ses toiles.
Nous y avons passé plus de 4 heures, c’est vraiment très riche, ravie de toutes ces découvertes.
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