
J’ai été invitée par Télérama au vernissage de cette exposition au Frac Ile de France, Les Réserves à Romainville. J’aime bien découvrir des nouveaux lieux d’exposition (ou de spectacle).
Tout le nouveau quartier en haut de Romainville est tourné vers la culture, ce n’est pas fini, il y a encore des travaux mais c’est chouette de penser un tel regroupement. C’est sur l’ancien site industriel des usines Roussel-Uclaf. Il y a un théâtre de verdure et après l’expo on a pu voir une battle de breaking dance.
L’expo est une collaboration avec le 32 bis de Tunis, les artistes présentés sont principalement originaires du contour méditerranéen.
3 oeuvres pour vous donner une idée mais tout est très différent.



La première de Dalila Mahdjoub – Mise à l’honneur #0. Ce sont des étiquettes « made in » cousues ensemble comme un grand rideau.
Au centre : Nidhal Chamekh – Face à face Gouliheli. Un buste et un masque se font face, se regardent sans domination.
A droite Bochra Tabouli – 2 A – B. Installation, encre sur papier calque symbolisant le processus sédimentaire des couches de la montagne.
Il y avait un espace « atelier » où l’on pouvait créer des cartes postales 🙂 Collage, dessin… et une petite machine pour découper des timbres. Trop chouette !

C’était une chouette après-midi 🙂
Connaissez vous ce Frac à Romainville ? Y êtes vous déjà allé ? Je ne sais pas depuis combien de temps cela existe. Je me suis inscrite à leur newsletter.
Sur le site du Frac Ile de France :
Des gestes de nos mondes réunit des œuvres de la collection du Frac Île-de-France et des créations d’artistes basés en Tunisie ou originaires de la rive sud de la Méditerranée. Présentée d’abord aux Réserves à Romainville puis en 2027 au 32bis à Tunis, l’exposition est née d’une collaboration entre les deux institutions.
Au fil du parcours, photographies, vidéos, sculptures, textiles, archives, objets et gestes du quotidien composent un paysage de récits où s’entremêlent histoires familiales, souvenirs, migrations, langues, savoir-faire et héritages. Les artistes s’intéressent moins à l’archive comme trace figée du passé qu’à ce qu’elle continue de produire dans le présent : ce qu’elle transmet, ce qu’elle transforme, ce qu’elle laisse disparaître.
Les œuvres explorent les multiples façons dont une mémoire se construit. Certaines prennent appui sur des documents ou des témoignages ; d’autres réinventent des fragments d’histoire, déplacent les points de vue ou donnent une place à des récits longtemps restés en marge. Toutes interrogent ce qui fait mémoire : un geste répété, une photographie, une matière, une parole transmise, un paysage ou une absence.
La Méditerranée apparaît ici non comme une frontière ou un territoire unique, mais comme un espace traversé de circulations, de déplacements et d’imaginaires multiples. Les histoires s’y croisent, se répondent, parfois se contredisent. Elles dessinent une géographie faite autant de liens que de distances.
Plutôt que de figer le passé, Des gestes de nos mondes invite à regarder l’archive comme une matière vivante, toujours susceptible d’être réinterprétée. Les œuvres ne cherchent pas à imposer un récit unique ; elles ouvrent un espace où différentes voix coexistent, dialoguent et déplacent notre regard.
Tagué:art contemporain, carte postale, Frac, Frac Ile de France, Romainville, Tunisie

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