Sans compter de Philippe Djian

Je suis sortie de Double Nelson pour replonger presque en suivant dans Sans Compter…

Luc devient Nathan, il est journaliste plutôt qu’écrivain et marié. Sa belle mère Gaby vit aussi à la maison.

Nathan est au centre d’un petit monde, il essaie d’avoir une place au journal que dirige Gaby, il mène une enquête sur une fausse disparition. Il est sur le mode entente cordiale avec sa femme, sa relation avec Gaby est plus complexe. Le député du coin exerce des pressions sur tout le monde alors que sa femme papillonne…

Nathan, sans cesse entouré de femmes nage dans les eaux troubles. On est emmené comme dans un tourbillon, avec en prime des petits chiens mignons…

Suspense au rendez vous, et je me demande si chaque lecteur n’a pas sa propre idée de toute l’histoire 😉

Djian on l’aime… ou pas.

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Soirée Maurice Béjart à l’Opéra de Paris

Merci à mon Comité d’entreprise de me permettre de voir de tels spectacles…

3 ballets chorégraphiés par Maurice Béjart dans les années 60/70 présentés à l’Opéra Bastille.

L’oiseau de feu (photo) sur la musique de Stravinsky avec Francesco Mura dans le rôle de l’oiseau de feu et Alexandre Gasse en oiseau phénix ainsi que le corps du ballet.

C’est superbe, les danseurs et danseuses sont impressionnants, c’est presque de la danse classique en fait…

Ensuite Le chant du compagnon errant, musique de Gustav Malher, chant Samuel Hasselhorn. Duo de danseur : Antoine Kirscher et Enzo Saugar. Ils sont magnifiques mais cela me parle moins.

Et puis pour finir en toute beauté Le boléro de Ravel avec une danseuse étoile Dorothée Gilbert au milieu des hommes dans le rond rouge… Cette chorégraphie envoutante, cette musique parfaite… Cela change un peu dansé par une femme, c’est plus gracieux, moins en force, c’est parfait aussi. (Je n’ai pas trouvé de photo avec Dorothée Gilbert)

Le boléro restera intemporel, les autres ballets ont un peu vieilli, disons qu’aujourd’hui la danse contemporaine peut être plus époustouflante. Mais j’ai quand même passé une excellente soirée.

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Dom Juan ou le festin de pierre – David Bobée – Mac Créteil

Grosse production que ce Dom Juan de Molière mis en scène par David Bobée. J’avais vu Lucrèce Borgia il y a quelques années et j’en garde un souvenir certain.

Sur scène un cimetière de statues déboulonnées, et une question Faut il déboulonner les statues de l’Histoire ?

Un Dom Juan, c’est un séducteur souvent sans scrupule, mais disons avant l’ère #metoo, c’était plutôt positif pour un homme.

David Bobée voit tous les défauts de ce Dom Juan et les met fortement en avant. En fait il déteste tout le monde, les femmes, les hommes, les paysans, les gros, les pauvres… Il est violent, harceleur, masculiniste… jusqu’au bout même face à ses contradictions.

Le texte de Molière est là, d’où l’importance de la mise en scène qui nous le fait voir beaucoup plus noir…

Radouan Leflahi tient parfaitement le rôle titre, Shade Hardy Garvey Moungondo est brillant en Sganarelle.

Si ce spectacle passe près de chez vous, je vous le conseille vivement.

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L’Avare – Jérôme Deschamps – Théâtre des abbesses

Qui a volé sa cassette ?

Je ne vous raconte pas l’Avare de Molière, on se souvient à l’école de ce « vieux » qui ne pense qu’à son argent.

Il ne change pas et sous les traits de Jérôme Deschamps, il est follement drôle et classique.

Très peu de décor, des jeux de lumière, des comédien.ne.s parfait.e.s et un texte qui nous emporte.

Ajouter à cela quelques belles trouvailles de mise en scène et on a un excellent moment de théâtre.

Ils sont au Théâtre des Abbesses jusqu’à la fin de la semaine et certainement en tournée ensuite.

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Un lundi parmi tant d’autres : Rangement

Le thème de la semaine est : Astuces rangement – Comment optimiser des petits espaces ? Des idées de rangement insolite ?

Je ne suis pas la reine du rangement, j’aime que ce soit propre chez moi mais s’il y a quelques piles de trucs qui trainent, ça ne me dérange pas 😉

Et ça ne doit gêner personne, car il n’y a que moi qui range !

Ma maison est relativement bien organisée, j’ai crée par exemple un petit placard sous l’escalier pour les produits d’entretien.

Mon problème ce sont les livres, j’aime les garder et j’ai une pièce dont les murs sont recouverts. J’ai optimisé, mais j’ai souvent de nouveaux livres et … je fais des piles devant les étagères murales !

Un jour j’y arriverai 😉

Avez vous des trucs rangement facile à partager ? 😉

13 à table ! 2023

Je ne suis pas trop fan des nouvelles mais j’achète régulièrement ce recueil pour le côté bonne action. Et c’est le format idéal pour le métro et les manifs.

Le thème cette année est le voyage autour de la Terre, la planète et moi…

La préface est de Thomas Pesquet en personne 😉

Le problème des nouvelles, c’est que arrivée à la fin du livre, je ne me souviens plus trop du début. En plus je ne l’ai pas lu vite alors…

Je peux juste vous dire que c’est plaisant à lire, certaines plus que d’autres, suivant les goûts.

A acheter sans modération.

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365defiphoto – Saison 10 – Semaine #16

Une semaine sur le thème réunions de travail ! J’ai réussi quand même à faire quelques petites choses en plus pour partager avec vous.

Ma semaine en images :

Dimanche 16 # Jour 106 : Un film intéressant sur la mobilisation dans les usines….

Lundi 17 # Jour 107 : Nous avons planté (hier) deux arbres dans le jardin 🙂

Mardi 18 # Jour 108 : Une jeune enfant est venue avec nous à @latelierdumardi… Pique nique d’avant les vacances.

Mercredi 19 # Jour 109 : L’Avare à la façon Deschiens ❤ Super représentation…

Jeudi 20 # Jour 110 : Patience devant mes pivoines.

Vendredi 21 # Jour 111 : Dom Juan de David Bobée , magistral…

Samedi 22 # Jour 112 : Ballet de l’Opéra de Paris, Béjart magnifique 🙂 Le Boléro magique….

Une semaine hyper active mais tellement pleine de beaux spectacles… Un plaisir… 🙂

Dimanche à Meaux… Je vous souhaite une bonne journée.

Mon défi créatif 2023 – #15

Entre mon séjour en Suisse et les nouveautés au bureau, j’ai un peu oublié mes crayons. Je me suis reprise quand même très vite.

Je vous présente mes dernières linogravures

J’ai eu une envie de ronds qui s’envole 🙂

Puis un essai dans un nouveau carnet #ArtJournal ❤

A suivre 🙂

Je vous souhaite une bonne journée

L’établi de Mathias Gokalp

Juste après mai 68, des militants d’extrême gauche diplômés sont allés travailler à la chaine dans des usines pour inciter les ouvriers à relancer la révolution.

Le film est l’histoire de Robert Linhart qui a écrit un livre sur son expérience. Il montre principalement son travail à l’usine, pas son action politique parallèle.

Swann Arlaud est très bien dans le rôle titre. Pas facile de travailler à l’usine, la fatigue physique empêche presque de réfléchir. Les ouvriers pauvres n’ont pour la plupart même plus la force de penser.

Pas facile dans ces conditions de se rebeller même contre les injustices. En septembre 68, Citroën veut faire travailler les ouvriers 3 heures de plus par semaine pour rembourser ce qu’ils ont gagné en mai !

J’avais entendu parler de ses « infiltrations » dans le monde du travail, vu qu’il n’y a pas eu de révolution, ni de prise du pouvoir de l’extrême gauche, j’en déduis qu’ils n’ont pas trop réussi. Les inégalités sociales et les bas salaires sont malheureusement toujours d’actualité.

Je vous conseille ce film aussi si vous aimez les 2CV 😉

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About Kim Sohee de July Jung

Un film réalisé par une femme avec 2 actrices magnifiques dans leurs rôles.

Kim Sohee, jeune étudiante effectue un stage dans un centre d’appel. Les conditions de travail y sont épouvantables, la jeune femme s’étiole rapidement.

Je ne veux pas trop vous révéler le film qui est 2 parties distinctes, dans la seconde, une femme flic enquête sur les conditions de travail des stagiaires.

C’est très fort, sur le harcèlement, les conditions de travail, les conditions de vie des jeunes. Dans le centre d’appel, ce ne sont que des femmes stagiaires et les hommes dirigent (il y a une femme dans les cadres).

Les écoles placent les élèves sans savoir quel sera le travail à faire, quels rapport avec leurs études ? Les jeunes sont prisonniers d’un système qui les anéantis.

Le film est malheureusement tiré d’une histoire vraie mais selon ce que j’ai lu, la policière a réussi à faire bouger les choses…

La cinéaste dénonce la société coréenne capitaliste qui sacrifie sa jeunesse pour les profits. Et ce n’est pas qu’en Corée que les conditions de travail sont si difficiles 😦

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