Le Consentement de Vanessa Springora

Ce sont les bibliothécaire de mon travail qui m’ont proposé ce livre en même temps que celui de Clémentine Autain.

J’ai entendu une interview mais je ne l’aurai pas acheté.

Je n’avais jamais entendu parler de G.M. avant. Pourtant je regardais Apostrophe régulièrement il y a longtemps !

Le livre est très bien écrit, l’auteure analyse sa vie, son vécu, cet « amour » qu’elle a eu si jeune et ses conséquences sur toute sa vie.

Elle « n’accuse » pas ses proches, elle replace dans l’époque ce qui aujourd’hui parait quand même assez incroyable.

La force du livre est de montrer comment ce qui s’est passé alors qu’elle avait 13 ans a influencé toute sa vie. Tout le temps qu’il lui a fallu pour comprendre, pour pouvoir en parler, pour réussir à dépasser ce qui lui était arrivé, réussir à se détacher de cet homme, ne plus souffrir en entendant parler de lui et construire sa propre vie.

Pourquoi y a t il dans la loi un temps de prescription sachant que les victimes mettent des années, des décennies à y voir clair et à trouver le force de parler ?

Le livre a fait polémique, j’avais peur de faire un peu « voyeur » mais pas du tout, l’écriture est très pudique. Il faut que la honte change de camp.

Et j’applaudis le courage de ces femmes qui osent parler. Respect.

L’avez vous lu ? Qu’en pensez vous ?

Présentation de l’éditeur :

Au milieu des années 80, élevée par une mère divorcée, V. comble par la lecture le vide laissé par un père aux abonnés absents. À treize ans, dans un dîner, elle rencontre G., un écrivain dont elle ignore la réputation sulfureuse. Dès le premier regard, elle est happée par le charisme de cet homme de cinquante ans aux faux airs de bonze, par ses œillades énamourées et l’attention qu’il lui porte. Plus tard, elle reçoit une lettre où il lui déclare son besoin « impérieux » de la revoir. Omniprésent, passionné, G. parvient à la rassurer : il l’aime et ne lui fera aucun mal. Alors qu’elle vient d’avoir quatorze ans, V. s’offre à lui corps et âme. Les menaces de la brigade des mineurs renforcent cette idylle dangereusement romanesque. Mais la désillusion est terrible quand V. comprend que G. collectionne depuis toujours les amours avec des adolescentes, et pratique le tourisme sexuel dans des pays où les mineurs sont vulnérables. Derrière les apparences flatteuses de l’homme de lettres, se cache un prédateur, couvert par une partie du milieu littéraire. V. tente de s’arracher à l’emprise qu’il exerce sur elle, tandis qu’il s’apprête à raconter leur histoire dans un roman. Après leur rupture, le calvaire continue, car l’écrivain ne cesse de réactiver la souffrance de V. à coup de publications et de harcèlement.
« Depuis tant d’années, mes rêves sont peuplés de meurtres et de vengeance. Jusqu’au jour où la solution se présente enfin, là, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l’enfermer dans un livre », écrit-elle en préambule de ce récit libérateur.

Plus de trente ans après les faits, Vanessa Springora livre ce texte fulgurant, d’une sidérante lucidité, écrit dans une langue remarquable. Elle y dépeint un processus de manipulation psychique implacable et l’ambiguïté effrayante dans laquelle est placée la victime consentante, amoureuse. Mais au-delà de son histoire individuelle, elle questionne aussi les dérives d’une époque, et la complaisance d’un milieu aveuglé par le talent et la célébrité.

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5 réflexions sur “Le Consentement de Vanessa Springora

  1. Matatoune 10 mars 2020 à 6 h 56 min Reply

    Je crois que c’est l’exemple d’un livre qui change, un peu, la société ! Vanessa Springora a non seulement écrit un livre bouleversant d’émotions mais elle a su le sortir au bon moment tant elle doit être une éditrice talentueuse.
    Redonner une voix à V permet aux autres voix de se faire entendre …Sa prestation à LGL fut aussi très importante tant elle démontrait qu’il ne s’agissait pas de vengeance ou de haine, mais d’un traumatisme dont elle avait eu énormément de mal à traverser. Ne manque maintenant que de faire évoluer la loi car la dernière a été bien décevante puisque elle n’a pas défini d’âge minimum au consentement. Et une fillette de 11 a encore dernièrement été reconnue consentante par un tribunal. Vanessa Springora démontre qu’à 14 ans on n’y est pas, alors ….😉

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    • mhf le blog 10 mars 2020 à 23 h 22 min Reply

      Merci de partager avec nous. L’âge du consentement, c’est fou ces jugements… J’espère aussi que ce témoignage aidera d’autres femmes à mieux comprendre et à revivre.

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  2. manika27 10 mars 2020 à 13 h 37 min Reply

    Pas encore lu mais il est sur ma table de nuit. Il y encore beaucoup à faire… Si tu ne l’as pas lu je te conseilel aussi King Kong Théorie de Virginie Despentes un écrit pas tout jeune mais encore tellement (trop) d’actualité.

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