

Très belle soirée de danse au théâtre de la Ville dans le cadre de mon abonnement à Chaillot.
Le Ballet de l’Opéra national du Rhin dansent 2 pièces de Sharon Eyal et Léo Lérus. Nous avons pu voir un petit moment d’une répétition de Ici, tout n’était pas encore au point. Et puis dimanche nous avons pu assister à une heure quinze de cours de danse pour les danseur.ses du ballet, c’est un entrainement très classique, ils et elles sont très fort.e.s.
Les 2 ballets sont à l’opposé.
Le premier de Léo Lérus est tout en lumière, costumes beiges, lumière ensoleillée pour le chorégraphe guadeloupéen. Il nous propose une danse contemporaine matinée de gwoka, danse guadeloupéenne, qui rassemble les corps.
Le second de Sharon Eyal est très sombre, noir même, obscur. 17 danseurs.ses qui se présentent de dos, mouvements presque imperceptibles jusqu’à l’explosion, l’envol… C’est hypnotique et troublant.
Les 2 chorégraphes viennent de la Batsheva Dance Company, belle référence 😉
Magnifique compagnie que le Ballet de l’Opéra national du Rhin. Les avez vous déjà vu danser ?
Sur le site de Chaillot :
Soirée sous le signe de la complicité artistique, ce programme réunissant Ici, création de Léo Lérus, et The Look, pièce de Sharon Eyal est à l’image du Ballet de l’Opéra national du Rhin : virtuose.
Le Ballet de l’Opéra national du Rhin, sous la direction de Bruno Bouché, fait preuve d’une belle diversité, combinant relecture de classique, pièce de répertoire et création aventureuse. À l’instar de cette soirée à la double signature, Léo Lérus et Sharon Eyal. Tous deux se sont rencontrés au sein de la Batsheva Dance Company en 2005 et n’ont cessé depuis de dialoguer à travers le mouvement.
Ici la création de Léo Lérus pour 12 artistes du Ballet de l’Opéra national du Rhin permet de mettre en lumière ce lien. « J’imagine Ici comme une sorte de réponse à The Look. Je souhaite pouvoir révéler le lien « tribal » que je ressens dans le travail de Sharon et que j’associe à certains moments culturels en Guadeloupe » résume Léo Lérus. Une œuvre solaire inscrite dans le présent.
Créé en 2019 pour The Young Ensemble, compagnie junior de la Batsheva, The Look a pour base conceptuelle une déclaration de Gandhi : « Nobody can hurt me without my permission* ». À partir de ce « mantra », Sharon Eyal, toujours épaulée de son complice musicale Ori Lichtik, va déployer une danse pour dix-huit interprètes toute en ondulation et sensualité. Désormais porté par le Ballet de l’Opéra national du Rhin, The Look, ode à la résilience, se veut une transe pour un futur apaisé.
Philippe Noisette
* Personne ne peut me faire de mal sans ma permission
Tagué:Ballet de l'Opéra national du Rhin, chaillot, danse contemporaine, Léo Lérus, Sharon Eyal, theatre de la ville

N'hésitez pas à laisser un commentaire :)