Archives de Tag: Alexander Zeldin

The other place, after Antigone de Alexander Zeldin au Théâtre de la Ville

On a vu recemment Prendre soin de Alexander Zeldin et avant Love également. Le metteur en scène britannique fait du théâtre réaliste ou naturaliste.

Cette fois il étudie, analyse une famille recomposée en y ajoutant une problématique de tragédie grecque. J’ai passé une bonne partie à chercher le lien entre la pièce et Antigone, j’aurais du réviser avant !

Deux soeurs se retrouvent dans leur maison d’enfance avec leur oncle et sa famille. Ils font des travaux pour vivre dans la maison. Bien que leur père soit mort depuis plusieurs années, il et elles vont disperser ses cendres. Mais Annie la soeur aînée ne veut pas, elle souhaite garder le souvenir intact de son père qui est l’âme de la maison.

Chris, l’oncle veut un nouveau départ, il veut tourner la page. On voit 2 façons opposées de vivre le deuil. Les relations sont tendues, on apprend au fil des dialogues les dessous de la situation. On sent les secrets de famille, la violence sous jacente.

Le drame, les drames sont dévoilés comme des uppercuts.

Le décor est impressionnant avec sa grande baie vitrée qui nous laisse deviner un jardin, mais joue aussi avec les reflets.

Il y avait de nombreux lycéens dans la salle et ils ont sur-réagis à certaines scènes. Encourageant, ou au contraire être horrifié par quelques répliques. C’était chouette de les sentir aussi attentifs et impliqués par des problématiques très actuelles.

Le spectacle est en anglais et très bien surtitré. C’est terminé au Théâtre de la Ville mais j’imagine qu’ils doivent partir en tournée.

Connaissez vous le travail de Alexander Zeldin ? Aimez vous ce style de théâtre ?

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Prendre soin de Alexander Zeldin au Théâtre des Abbesses

Pièce présentée par le Théâtre de la Ville dans le cadre des Chantiers d’Europe. Alexander Zeldin est un dramaturge et metteur en scène britannique.

Beyond caring est sa première pièce de 2014, il l’adapte avec le Théâtre National de Strasbourg en français : Prendre soin.

C’est une pièce réaliste, nous sommes dans la salle de repos d’une boucherie industrielle. Les personnes chargées du ménage viennent d’être embauchées dans des agences d’intérim, elles travaillent la nuit. On suit leur travail et les pauses. On est dans la salle de repos amis elles y travaillent quand même.

Un noir complet de quelques secondes, scène et salle, avec un bruit fort d’usine pour les changements de tableau… C’est intense.

Un décor un peu sinistre, une pièce froide, carrelage, béton, grandes étagères en bazar, une table, quelques chaises… Les femmes et l’homme de ménage parlent peu. On devine quelques traits personnels mais aucun.e ne se confie réellement. Tout est en retenue. Elles et il sont très réservés, il leur faut travailler, pas le choix, pas besoin de s’épancher…

Le « chef » est le plus dynamique, le plus expansif… Il les pousse à travailler plus, il leur impose des réunions sans intérêt, des drôles de tests… Bienvenue dans le monde du travail des précaires… C’est un peu documentaire. On attend qu’il se passe un truc, mais non le quotidien est juste fatigant et réel.

On peut faire un parallèle avec le cinéma de Ken Loach même si voir cette détresse du quotidien sur scène c’est troublant, on a l’impression de la toucher et peut être d’y participer. Mon fils, touché, à la fin avait envie d’aller les aider à finir de nettoyer la scène…

Les comédiennes et comédiens sont justes et intenses, c’est tellement réel. Peut être juste moins fort ou impressionnant que Love son précédent spectacle.

Connaissez vous le théâtre de Alexander Zeldin ?

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Love de Alexander Zeldin – La commune

Théâtre samedi dernier dans le cadre de notre abonnement à l’Odéon, spectacle proposé hors les murs. C’est bien pour découvrir de nouveaux lieux.

C’est une pièce de théâtre disons naturaliste, l’auteur ne cherchant pas à faire du documentaire. Pourtant suivre des familles en détresse dans un centre d’hébergement, nous confronte directement au réalisme de situations difficiles.

Nous sommes avec eux, dans ce centre, mais bien impuissants pour soulager leurs peines.

Une femme âgée malade et son fils attendent depuis plus d’un an, une famille recomposée espère tous les jours une solution, une femme, un homme réfugié attendent sans se plaindre.

Le quotidien dans cette salle commune à la lumière blafarde replace la réalité sociale, notre réalité. C’est possible de tout perdre, très vite aussi. Ils sont à la fois tellement fragiles et dans le même temps ils ont la force de vivre et de pouvoir encore aimer.

Une partie du public est sur scène, les comédien.ne.s font corps avec la salle, mais je n’ai aps réellement saisi l’intérêt. Par contre quand la vieille femme descend dans les rangs du publics pour sortir, c’est très fort.

Ce n’est pas un spectacle facile mais il y a des moments tellement émouvants, si forts, la précarité de la vie jaillit sur chaque instant.

Un spectacle à voir encore quelques jours à Aubervilliers.

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