Arc – Sankai Juku / Ushio Amagatsu – Théâtre des Champs-Elysées

Danse ce soir au Théâtre des Champs-Elysées, un hors les murs du Théâtre de la Ville.

Sankai Juku est une compagnie de danse contemporaine japonaise créée dans les années 70 par le danseur chorégraphe Ushio Amagatsu.

La troupe n’est composée que d’hommes et les spectacles sont écrits dans le genre du théâtre buto, un style né après le traumatisme de la seconde guerre mondiale.

Leur danse est extrêmement lente et décomposée. Certains mouvements sont assez incroyable mais l’ensemble manque parfois d’un peu de puissance. L’ensemble reste très beau.

Les lumières sont magnifiques, les costumes, longues jupes fluides ou tenues un peu traditionnelles dans les tons sable sont superbes, le sol recouvert de sable donnent comme un effet de souffle ou de mousse.

Le temps suspendu, c’est ça. Mais même s’il me manque certainement les codes d’accès de cet art spécifique japonais, cette danse était peut être plus forte il y a quelques années, on aurait envie aujourd’hui de quelques cassures dans le rythme général, de périodes de réveil par exemple…

La compagnie a toujours été soutenue par le Théâtre de la Ville, c’est un peu mythique. Je suis contente de les avoir revu, une fenêtre ouverte sur un monde que l’on ne connaît pas assez.

Le pitch du théâtre :

Sankai Juku Temps suspendu

Jusque dans son titre Arc, Chemin du jour ce nouvel opus de Ushio Amagatsu dit beaucoup des intentions du chorégraphe. « Il y a l’aube et le crépuscule. Une envie de contraste autant que la continuité de quelque chose », résume le maître à danser de Sankai Juku. Ce passage du temps ici résumé en sept stations déploie un impressionnant arc de sensations. Des danses en ondulation, des vagues de corps, un travail des bras unique. Le spectateur sera parfois en terrain connu, à l’image de ces passages au sol ou des saluts « chorégraphiés » vibrants d’émotion. S’y ajoutent des recherches nouvelles, preuves que Amagatsu voit sa troupe comme un laboratoire de formes et de couleurs. On pense à ces instants suspendus ou cette scénographie dédoublée. Absent du plateau pour la première fois, Ushio Amagatsu fait de ses interprètes des passeurs. Anciens et nouveaux entrent dans la danse de Sankai Juku avec une grâce irréelle. Superbe

Philippe Noisette

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