Les Lisières de Olivier Adam

Capture d’écran 2012-10-28 à 13.48.36Une amie m'a prêtée le livre de la rentrée, celui qu'il faut avoir lu !

Olivier Adam ne déroge pas à assombrir la déprime ambiante. Le livre est noir, encore plus que "Des vents contraires" si cela est possible.

J'aime l'écriture, il me semble bien connaître le monde décrit, celui de la "classe moyenne" des banlieues mais j'espère qu'il nous reste un peu d'espoir dans cette vie qui n'est peut être pas pour tous aussi grise et terne que le narrateur semble la voir.

Ce narrateur, écrivain, que sa femme vient de quitter, revient pour aider ses parents, dans la ville de son enfance qu'il a toujours détestée. Il y croise ses anciens amis qui n'ont pas bougé. L'histoire mêle son présent et ses souvenirs sans fil conducteur vraiment fort si ce n'est son combat contre ce qu'il nomme "Maladie".

Je suis partagée, j'ai lu rapidement mais sans être emballée, me demandant où il voulait en venir et sans réponse au final….

De beaux passages, le mauvais temps, celui qui passe trop vite, des éclairs de lucidité souvent portés par les enfants…

Un clin d'oeil pour mon amie Isa page 32 : " Le chanteur d'Applause nous confirmait que once again we were rinding to nowhere, et les vagues s'écrasaient sur les vitres". Je ne comprends pas bien le sens de "rinding" !

L'avez vous lu ? Qu'en avez vous pensé ?


Le mot de l'éditeur :
Entre son ex-femme dont il est toujours amoureux, ses enfants qui lui
manquent, son frère qui le somme de partir s'occuper, « pour une fois »,
de ses parents, son père ouvrier qui s'apprête à voter FN et le tsunami
qui ravage le Japon où il a vécu les meilleurs moments de sa vie, tout
semble pousser Paul Steiner aux lisières de sa propre existence. De
retour dans la banlieue de son enfance, il doit se confronter au monde
qui l'a fondé et qu'il a fui. En quelques semaines et autant de
rencontres, il va se livrer à un véritable état des lieux personnel,
social et culturel.
Dans ce roman ample et percutant, Olivier Adam
embrasse dans un même souffle le destin d'un homme et le portrait d'une
certaine France, à la périphérie d'elle-même.

Extrait

« Je me suis levé et j'ai rejoint Manon dans sa chambre. Au
passage, j'ai aperçu le lit où je dormais encore six mois plus tôt. Sur
la table de chevet s'empilaient des bouquins que j'aurais pu lire, avec
Sarah nous avions toujours aimé les mêmes romans, les mêmes films, les
mêmes disques, les mêmes photos. Nous étions les meilleurs amis du
monde. C'est ce qu'elle m'avait dit un jour. C'est ce que nous étions
devenus selon elle. Des amis qui vivaient sous le même toit. Je n'étais
pas d'accord bien sûr, ce genre de conneries me semblait tout juste
digne d'un magazine à la noix et je ne comprenais pas qu'une femme aussi
intelligente qu'elle puisse se complaire dans ce genre de
catégorisation des êtres et des sentiments, alors que c'était
précisément une chose qu'elle me reprochait régulièrement, mais ça ne
servait à rien de discuter, elle ne m'aimait plus c'était tout, elle
avait besoin d'air, elle avait besoin d'être libre, elle n'en pouvait
plus de me porter à bout de bras depuis tant d'années, elle avait assez
avec ses petits patients à l'hôpital. Eux étaient vraiment malades. Eux
réclamaient de vrais soins. Eux auraient eu de vraies raisons de se
plaindre, quand je n'étais qu'un enfant gâté inapte au bonheur et à la
légèreté, un type à qui la vie avait tout donné, de l'amour des enfants
merveilleux une vie sans contrainte et vouée à l'écriture, et qui
n'avait jamais su être à la hauteur de ce qu'on lui offrait. »

Olivier Adam est né en 1974. Il est l’auteur de nombreux livres
dont Je vais bien, ne t’en fais pas (Le Dilettante, 2000) et, aux
éditions de L’Olivier, Passer l’hiver (Goncourt de la nouvelle 2004),
Falaises, À l’abri de rien (prix France Télévisions 2007 et prix
Jean-Amila-Meckert 2008), Des Vents contraires (Prix RTL/Lire 2009), Le
Cœur régulier.

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2 réflexions sur “Les Lisières de Olivier Adam

  1. Luna Part 28 octobre 2012 à 14 h 49 min Reply

    j’en ai entendu beaucoup de bien notamment sur France-Inter à sa sortie, il a été interviewé à cette occasion et ça m’a donné envie de le lire mais d’un autre côté ça m’a l’air hyper déprimant… donc j’hésite
    (mais je l’ai inscrit dans le cahier des souhaits de la bibliothèque, il a été acheté) S’il est dispo un jour où je suis bien lunée, je le prendrais 😉

    J’aime

  2. MHF 28 octobre 2012 à 17 h 44 min Reply

    C’est troublant tellement c’est sombre…

    J’aime

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