Lexikon de El Conde de Torrefiel au Théâtre de l’Odéon

Le spectacle est comme un livre de contes divisé en 7 chapitres qui explorent le langage et la communication entre les humains.

C’est une création du collectif espagnol El Conde de Torrefiel mené par Tanya Beyeler et Pablo Gisbert.

Les tableaux sont tous très différents et je n’ai pas forcément saisi les sens des scènes par rapport aux mots…

Ce qui m’a marqué, la peinture en direct sur scène d’un tableau de Basquiat alors qu’une femme les épie depuis l’immeuble d’en face et nous raconte ce qu’elle voit.
Un discours d’investiture à l’Académie dit par une grosse tête robotisée, des performances artistiques dans un château, un film dont chaque spectateur crée les images, ses propres images… Et puis pour finir 5 têtes qui parlent mais le sens du texte m’a échappé.

Je ne me suis pas ennuyée, j’ai cherché à comprendre, le spectateur est interrogé, peut il devenir acteur du spectacle ? Que nous disent ces espèces de tête robot ? Quel avenir pour le spectacle vivant et pour le public ?

Presque tout la salle est partie très vite à la fin alors que les têtes continuaient à parler, on est resté mais il ne s’est rien passé de plus !

C’est à la Salle Berthier de l’Odéon, une expérience à découvrir 😉

Qu’en pensez vous ? Avez vous vu ce spectacle ?

Sur le site de l’Odéon :

Avec Tanya Beyeler, Carmen Collado, Amalia Fernández, Ion Iraizoz, Mauro Molina

« Notre tête est un grand dictionnaire […]. Notre bouche est la blessure par laquelle ils sortent. » (Lexikon, conte II)

Après La luz de un lago et ses quatre histoires d’amour, El Conde de Torrefiel revient à l’Odéon avec un nouveau recueil d’histoires. Lexikon est un livre de contes. Sept contes pour le futur, à l’intention des humains qui parlent et qui écoutent. Sept tentatives pour percer l’énigme des mots – ceux qui nous relient autant que ceux qui nous divisent.

Une femme épie depuis sa fenêtre un groupe d’artistes et cherche à percer leur code ; un académicien se prépare à son discours d’investiture ; une éditrice rentre chez elle, la nuit, sur l’autoroute ; un performeur nu attend son public dans un château de Kassel en Allemagne ; à Cannes, on s’apprête à projeter un film sans images ; deux voix entament une conversation qui traversera le temps ; et une dernière histoire que personne ne viendra raconter.

Dos à la salle, cinq interprètes-narrateurs se relaient et regardent l’espace vide du plateau devenir la chambre d’écho de sept récits sur le monde contemporain.

Sollicitant l’imagination du spectateur, appelée à combler les lacunes de la représentation, la compagnie catalane organise un dialogue tendu entre la parole et l’image, et décline tout un vocabulaire plastique et scénique pour défaire les conventions théâtrales : actions chorégraphiques, projections vidéo, marionnette, performance, installation, éléments robotiques.

Avec Lexikon, Tanya Beyeler et Pablo Gisbert poursuivent leur recherche d’un théâtre d’anticipation, capable de déjouer les pièges de la communication.

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