Après moi, le déluge – Ballet national de Marseille -(La)Horde

Premier spectacle de nos abonnements de danse contemporaine. Je ne sais plus si c’est une proposition de Chaillot au théâtre de la Ville. Chaillot n’a pas de grande salle en ce moment, ils font donc des hors les murs…

(La)Horde et le Ballet national de Marseille nous propose une pièce en plusieurs parties, intenses, explosives qui condamne tout ce qui va mal en ce moment dans le monde.

Il y a des moments très danses (denses), superbes, inspirés et puis d’autres qui m’ont dérangée comme les danseurs ou danseuses grimé.e.s en personnes âgées, je n’ai pas compris le propos de ce passage et la façon dont ils traitent la jeune femme.

Je n’ai pas tout compris en fait mais quand la danse les emporte dans un univers metal, techno ou punk, c’est impressionnant. Le décor aussi est surprenant. Le tout reste assez sombre et plombant.

Pas totalement conquise même si certains tableaux sont vraiment bien. Dommage…

Avez vous vu ce spectacle ? Qu’en pensez vous ? Avez vous vu d’autres ballets de (La)Horde ?

Sur le site de Chaillot :

Avec Après moi, le déluge, il s’agit de la troisième création pour le prestigieux Ballet national de Marseille, qu’iel dirige depuis 2019. Cette immense fresque réunit une quinzaine d’interprètes pris dans un tourbillon chorégraphique et musical.
« Renverser ciel et terre », vous connaissez l’expression ?  Et « après nous le déluge » ? aussi ? C’est ce qui se passe ici. Les danseurs et danseuses creusent le sol, le renversent, ce qui était plancher devient plafond. Un nouvel espace apparaît, traversé par des images d’apocalypse. En une question, la pièce nous alerte : que faire lorsque notre monde vacille.
Après moi, le déluge s’inscrit dans le paysage de création de (LA)HORDE qui se passionne pour les communautés et toutes les formes de soulèvement, par exemple, les raves de Room with a View et les avatars dans Age of Content. (LA)HORDE vise ici la figure du lanceur d’alerte, du hacker ou du « monstre » contemporain.
Avec (LA)HORDE , impossible de rester sagement assis sur votre siège. La musique y tient une place aussi importante que le mouvement.  Portée par la musique originale de Pierre Aviat, la pièce est une déclaration d’amour à toutes les danses où l’union fait force. Face à la morosité de l’époque, Après moi, le déluge nous relève, dans un grand élan d’énergie, commune, ensemble, tous et toutes ensemble.

Amélie Blaustein-Niddam

Sur le site du Théâtre de la Ville :

À la tête du Ballet national de Marseille, (LA)HORDE capte les secousses de notre époque pour les traduire en un langage chorégraphique électrique, traversé de révolte et d’énergie sensuelle : danser au bord du gouffre, prendre le pouls d’un monde qui vacille et approche du point de bascule. Sous l’ultime déluge de l’humanité, (LA)HORDE invente les microrituels d’une génération qui se voit comme la dernière. Alors les corps chutent, fondent, se délitent… Et dans une plongée sous la surface des gestes quotidiens surgissent des figures monstrueuses, telles les ombres cachées de nos récits collectifs. C’est l’heure d’un acte radical : détruire le sol et éventrer la scène, pour ouvrir un espace liminal et souterrain. Où domination et pouvoir se muent en gestes de soins et de douceur.

Thomas Hahn

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