Leandro Erlich au Grand Palais

J’avais très envie de voir cette expo en trompe-l’œil au Grand Palais.

Leandro Erlich est né en 1973 à Buenos Aires, il vit et travaille entre l’Argentine et Paris. Il crée un univers d’illusions à taille humaine, l’architecture est détournée, on ne sait plus bien où on est, c’est troublant et très ludique.

L’oeuvre de l’affiche par exemple, une façade parisienne au sol, on peut donc marcher dessus avec un immense miroir en biais, de loin, on voit la façade avec les personnes dessus…

Son oeuvre phare est une piscine, on a l’impression que les personnes sont dedans mais sans être mouillées… On peut voir cette oeuvre au Japon !

On entre dans un salon, il y a un miroir mais on ne se voit pas dedans…
Ou les cabines d’essayages, un vrai labyrinthe, j’ai cru ne pas pouvoir ressortir avec les jeux de miroirs 😉

Des oeuvres plus poétiques comme les bateaux ou le nuage.

Et aussi des fausses maisons… Celle de gauche, la maison tirée par les racines, celle de droite la maison fond, devant la gare du nord à Paris, la maison qui fond en pleine canicule, ça me parle et elle date de 2015…

Un petit échantillon de ce que l’on peut voir dans ce beau lieu qu’est le Grand Palais… C’est jusqu’au 6 septembre…

Sur le site du Grand Palais :

Croyez-vous en ce que vous voyez ? Après avoir séduit des millions de visiteurs à Tokyo, Miami et Milan, une exposition consacrée à Leandro Erlich arrive pour la 1ère fois en France au Grand Palais. D’une œuvre à l’autre, les perspectives se déplacent, les architectures se dérèglent et la réalité se transforme sous vos yeux.

Habitué des installations spectaculaires dans l’espace public, Leandro Erlich explore les mécanismes de la perception. À la croisée de l’installation, de la sculpture et de l’architecture, ses œuvres immersives, conçues à l’échelle humaine, prennent la forme de dispositifs que vous activez par votre présence. En circulant et en observant, chacun participe à l’expérience. 

L’artiste s’appuie sur des procédés empruntés à la prestidigitation et au trompe-l’œil : miroirs, faux-semblants, jeux d’échelle et de perspective. À partir d’éléments du quotidien, il crée des situations qui troublent les repères et transforment la relation à l’espace.

Imaginée avec le commissaire Fabrice Bousteau, l’exposition se déploie comme un parcours progressif composé de quatorze installations monumentales et iconiques : bateaux en lévitation, nuages en apesanteur, architectures modernistes transformées en labyrinthes infinis, ou encore un immeuble haussmannien basculé à l’horizontale que l’on peut escalader. 

Conçues spécialement pour cette rétrospective, plusieurs installations jouent sur l’inversion du point de vue. Ainsi ce qui s’observe de l’extérieur se transforme une fois à l’intérieur. Les perspectives se déplacent, les repères vacillent. Ponctué de références artistiques, littéraires et architecturales, le parcours retrace aussi la trajectoire de l’artiste et interroge notre manière de percevoir le réel.

 Dans le miroir, je me vois là où je ne suis pas, dans un espace irréel qui s’ouvre virtuellement derrière la surface, je suis là-bas, là où je ne suis pas, une sorte d’ombre qui me donne à moi-même ma propre visibilité, qui me permet de me regarder là où je suis absent–utopie du miroir” – Michel Foucault, « Des espaces autres, » conférence, 1967, texte publié dans « Dits et Écrits », 1978

Exposition organisée et produite par le GrandPalaisRmn et Arthemisia

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