
Vous n’allez pas me croire, mais je vous le dis quand même 😉 Quand j’ai réservé mon abonnement à la Mac en juin dernier, j’ai pris tous les spectacles de danse et quelques pièces de théâtre, j’ai vu Cyrano, Anne Kessler, j’ai pensé Comédie Française, j’ai ajouté la pièce dans ma liste.
Ce n’est qu’après que j’ai vu que c’était avec Edouard Baer. J’ai aimé Edouard Baer mais depuis qu’il a été accusé de violences sexuelles par des femmes, j’avais décidé de ne plus le suivre. Et je n’étais pas allée voir cette pièce à Paris…
Sur ce spectacle qui est celui d’une troupe (pas celle de la Comédie Française), Edouard Baer joue Cyrano mais n’est nullement mis en avant, il joue tout en retenu (et pour lui ça n’a pas du être facile), et y compris pendant les saluts, on va dire qu’il fait profil bas.
Revenons au spectacle, superbe pièce de Edmond Rostand, la troupe est bonne, la mise en scène et les décors contemporains relativement simples sont très bien.
Cyrano n’a pas un nez très imposant, il la joue ainsi, plus sur les mots, l’esprit que le gestuel. Cyrano est un héros qui souffre dès le début de la pièce.
Alexia Giordano est une très belle Roxane également. Edouard Baer a amené avec lui son guitariste fétiche Tito et également un accordéoniste qui accompagnent les moments festifs de la pièce. Super bonne idée.
Une belle version moderne de cette grande pièce classique…
L’avez vous vu ? Qu’en pensez vous ?

Sur le site de la Mac Créteil :
Tout le monde se trompe sur Cyrano. Cyrano est un Roc….friable, multiple, sensible, entier, éperdu, brillant, fidèle, abandonné par les grâces et pourtant étincelant de cœur et d’âme.
A côté de Cyrano, nous sommes tous gris, définitivement gris.
Sacré pari de tenter d’approcher cette icône du répertoire.
Amoureux des mots, de la langue, de la poésie, homme de troupe, passeur d’émotions, Edouard Baer rencontre Cyrano comme une évidence. Avec sa légèreté désinvolte et son intensité singulière, il ne joue pas Cyrano, il l’habite.
Sous la houlette d’Anne Kessler, une troupe de 14 comédiens servira un chef d’œuvre où tragique et sublime se conjuguent dans une langue hors du commun.
Qu’on le redécouvre ou qu’on le rencontre pour la première fois, Cyrano reste ce monument insurpassable de poésie et d’humanité. Une pièce qui, aujourd’hui encore, nous regarde dans les yeux et nous murmure : « C’est bien plus beau lorsque c’est inutile. Jean- Marc Dumontet
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