
Un seul en scène d’après un texte de mémoire d’Annie Ernaux adapté par Veronika Bachfischer, Sarah Kohm, Elisa Leroy et interprété par Suzanne de Baecque.
Une belle performance qui nous plonge dans les années 50 et la découverte de la sexualité pour une jeune femme.
Annie Ernaux a publié cette partie de ses mémoires à plus de 70 ans. Ces premières expériences amoureuses et sexuelles ont pourtant eu une grande influence sur sa vie de femme. Elle ne réalise l’emprise et le viol que bien des années plus tard. Elle lui donne aussi la foi féministe et le besoin de ne dépendre de personne et certainement pas d’un homme.
La comédienne nous emmène en colo, comme Annie, elle raconte cette histoire à la fois de façon légère et intense à la fois. Elle y mêle sa propre expérience. Et certainement que toutes les femmes y retrouvent des points communs avec leur propre expérience. Il semble que malheureusement le comportement des hommes n’évolue pas vraiment.
Le décor sur la scène est très simple, un grand paravent qui permet de moduler un peu l’espace, structure aussi le temps et affiche la force des femmes.
Un texte fort, touchant, sincère, une belle interprétation.
Les représentations se terminent mais vous pouvez lire le livre 😉
Avez vous lu des livres d’Annie Ernaux, prix Nobel de littérature ?
Sur le site du Théâtre de la Ville :
Une femme revient sur son apprentissage douloureux de la sexualité. Un monologue d’une rare intensité.
Été 1958, Annie travaille dans une colonie de vacances. Elle a dix-huit ans et une folle envie de vivre, comme le raconte Annie Ernaux dans son récit autobiographique, Mémoire de fille. Son premier rapport sexuel, avec un moniteur plus âgé, est d’une violence éprouvante. Elle s’efforce pourtant d’y voir une histoire d’amour passionnée et tente d’assouvir son désir pour lui auprès d’autres hommes, subissant alors moqueries et humiliations. Revenant sur ce passé, la romancière comprend qu’elle a été victime d’abus sexuels dont les effets l’ont longtemps perturbée. Ce récit, porté à la scène en un monologue vibrant interprété par la comédienne Suzanne de Baecque, explore la question du lien entre sexualité féminine et subordination patriarcale du corps des femmes, ainsi que la possibilité de développer un langage pour le désir au-delà du regard masculin.
Hugues Le Tanneur
Tagué:amour, Annie Ernaux, Elisa Leroy, Mémoire de fille, Sarah Kohm, sexualité, Suzanne de Baecque, théâtre, théâtre de la ville, Théâtre des abbesses, Veronika Bachfischer, viol

J’adore Annie Ernaux, j’ai lu toute sa bibliographie✨Très bon samedi !
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Ce spectacle est pour toi alors
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[…] 29 # Jour 333 : Seule en scène sur le texte d’Annie Ernaux très […]
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J’ai lu ce livre. Pas vraiment d’évolution en effet mais ça ne fait pas si longtemps que les langues se délient
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Espérons que l’on va vers le mieux grâce aux très nombreuses « salesconnes !!!
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