Pour seul cortège de Laurent Gaudé

Capture d’écran 2012-09-21 à 21.23.05J'aime beaucoup cet auteur, que ce soit Ouragan, Le Soleil des Scorta, Eldorado…

Mais j'ai eu du mal cette fois même si les 30 dernières pages ne m'ont pas fait regretter d'insister dans ma lecture.

Il s'agit des dernières heures d'Alexandre le Grand et en parallèle du parcours de Dryptéis.

Tous redoutent la mort mais surtout la succession d'Alexandre, on navigue entre les époques, on suit le cortège funéraire, les hallucinations de Dryptéis puis celles des généraux, le livre s'oriente vers le fantastique ou l'irréel, pour créer le mythe, c'est troublant.

L'écriture est belle mais j'ai eu du mal à m'y retrouver… L'Antiquité ce n'est pas forcément ce que je préfère.

Vous me direz ce que vous en pensez…


En plein banquet, à Babylone, au milieu de la
musique et des rires, soudain Alexandre s’écroule, terrassé par la
fièvre.
Ses généraux se pressent autour de lui, redoutant la fin mais préparant
la suite, se disputant déjà l’héritage – et le privilège d’emporter sa
dépouille.
Des confins de l’Inde, un étrange messager se hâte vers Babylone. Et
d’un temple éloigné où elle s’est réfugiée pour se cacher du monde, on
tire une jeune femme de sang royal : le destin l’appelle à nouveau
auprès de l’homme qui a vaincu son père…
Le devoir et l’ambition, l’amour et la fidélité, le deuil et l’errance
mènent les personnages vers l’ivresse d’une dernière chevauchée.
Porté par une écriture au souffle épique, Pour seul cortège les
accompagne dans cet ultime voyage qui les affranchit de l’Histoire, leur
ouvrant l’infini de la légende.

« ALEXANDRE LE GRAND n’est pas un personnage historique.
Ce n’est pas ainsi que j’ai voulu l’approcher. C’est un maelström, un
tourbillon de forces contradictoires. Un mélange saisissant de violence
et de beauté, de rêves et de démence. Alexandre n’est pas une figure de
nos livres d’histoire, il est bien plus que cela : c’est un mythe,
c’est-à-dire une force vivante qui m’intrigue, m’habite, et se déploie
dans mon imaginaire.
Avec Pour seul cortège, je n’ai pas voulu proposer au lecteur la
reconstitution d’un épisode de notre Antiquité, j’ai voulu embrasser
Alexandre. Le roman historique ne m’intéresse pas, parce qu’il corsète
la fiction. Le roman historique ne m’intéresse pas parce que je préfère
l’éblouissement à la véracité, l’épique à l’exactitude. Je veux être
dans la fièvre plutôt que dans le détail, tenter d’insuffler au livre
une énergie chamanique plutôt que rester fidèle à la chronique.
Pour seul cortège est un chant à deux voix, celle d’Alexandre et celle
de Dryptéis. Au fond, il n’y a que ces deux personnages-là et, au coeur
du livre, l’énigme de ce qui les lie. Chacun va offrir à l’autre la
possibilité de s’affranchir du temps et du poids de l’Histoire. Ce qui
me touche, c’est la vibration de leur parole. Ce qui me touche, c’est
leur héritage. J’ai écrit Pour seul cortège parce que je veux être du
côté des cavaliers du Gandhara, ces cinq compagnons qui abandonnent
l’Empire pour embrasser l’immensité, ces cinq hommes qui quittent le
réel pour plonger dans le mythe et qui le font avec ivresse. »

Laurent Gaudé

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Une réflexion sur “Pour seul cortège de Laurent Gaudé

  1. Avatar de Cathy
    Cathy 21 septembre 2012 à 21 h 51 min Reply

    Je n’ai lu que le soleil des Scorta et j’avais adoré.

    J’aime

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