Archives de Tag: nazisme

Nous aurions dû crier comme des fous – Manon Ayçoberry – Cie L’Onde – Théâtre Silvia Monfort

Mercredi soir dans le cadre du Festival Fragments, nous sommes allé.e.s voir Audran au théâtre Silvia Monfort.

Le festival Fragments permet à de jeunes compagnies de présenter leur prochain travail, tout d’abord à Paris puis en région et de rencontrer des professionnels pour finaliser leur production et des partenariats.

Après Gênes et les violences policières, elles et ils travaillent sur la montée du nazisme dans les années 30 en Allemagne, avec des textes de Erika et Klaus Mann, Charlotte Beradt, Pierre Ayçoberry, Bertolt Brecht, Johann Chapoulot, Victor Klemperer et Peter Weiss. Un programme riche !

Leur présentation qui mixe cabaret et conférence nous a déjà convaincue. Il va nous falloir patienter pour voir la version finale mais nous les soutenons activement.

Je vous rappelle que la Compagnie L’Onde propose Deux ou trois choses dont je suis sûre à la Mac de Créteil les 12 et 13 novembre 25, je vous encourage vivement à venir voir ce spectacle ambitieux. Il reste quelques places, vous pouvez réserver 🙂

Inconnu à cette adresse de Kressmann Taylor au Théâtre Antoine

Finalement après ma mauvaise aventure vendredi dernier, où j’ai été bloquée dans le métro, j’ai pu y retourner mardi soir et j’en suis ravie car le spectacle m’a beaucoup plu.

Le livre Inconnu à cette adresse de Kressmann Taylor a été écrit en 1938 au Etats-Unis. Il a été traduit en français en 1999 par Michèle Lévy-Bram. Ce texte a déjà été beaucoup joué au théâtre par de nombreux comédiens connus.

Cette fois j’ai la chance de voir Jean-Pierre Darroussin et Stéphane Guillon, ils sont très bien. On connait bien leurs voix, ce ne sont pas des rôles que j’imagine en premier pour eux mais ils s’en sortent parfaitement. La mise en scène de Jérémie Lippmann est sobre, les images en fond de scène sont percutantes et appuient ce texte bouleversant.

Si vous ne connaissez pas, on est dans les années 30, deux amis ont une galerie d’art à San Francisco, ils sont allemands, Max est juif, Martin non.

Max retourne vivre à Munich, une relation épistolaire, entre 1932 et 1934, s’engage entre les 2 amis.

Et très vite, la montée du nazisme transparait dans les écrits de Martin… Je ne vous en dis pas plus. Le texte est vraiment très fort, il faut quelques minutes à la fin pour reprendre ses esprits.

Vous pouvez voir la pièce à Paris jusqu’à samedi mais vous pouvez aussi lire le livre.

Lire la suite