A pied d’oeuvre de Valérie Donzelli

J’ai pu voir ce film dans le cadre du Festival Télérama au Cinéma du palais en avant-première. Il y avait ensuite un débat au cinéma la Balzac à paris, retransmis dans les salles du réseau Afcae. On pouvait poser des questions par sms à la réalisatrice Valérie Donzelli, au comédien Bastien Bouillon et à l’écrivain Franck Courtès (qui a écrit le livre à l’origine du film)

En voyant l’affiche, ayant entendu qu’il parlait d’un artiste, j’ai cru que c’était l’histoire d’un sculpteur et bien pas du tout 😉

Paul est un photographe reconnu qui décide de tout arrêter pour devenir écrivain. Il réussi à publier deux ou trois romans mais il n’y a pas assez de ventes, il ne gagne presque rien. Sa femme le quitte, il perd presque tout.

Il se retrouve dans un studio en entre sol, il regarde des pieds passer sur le trottoir en écrivant. Il est obligé de faire des petits boulots. Il s’inscrit sur une plateforme de bricolage, style Uber, super mal payé, en fait c’est celui qui propose le prix le plus bas qui est embauché et ils sont nombreux à avoir besoin d’argent. Il fait aussi le taxi Uber.

L’auteur et donc le film décrivent la précarité, Paul ne se plaint pas, tant qu’il peut écrire, manger un peu et dormir au chaud, tout va bien. Sa famille, ses proches ne comprennent pas.

A travers ses petits boulots, il nous montre une société libérale en bout de course. L’uberisation à tout va plonge des hommes et des femmes plein de bonne volonté dans une précarité encore plus grande. La rémunération est complétement instable et très faible et sans droits sociaux. C’est de l’exploitation pure, un esclavage moderne.

C’est moi qui m’enflamme, le film dénonce tout cela mais de façon disons subjective.

J’ai vraiment bien aimé, Bastien Bouillon est quasiment de tous les plans, gros plan même et il est excellent dans ce rôle (dans les autres aussi).

J’ai envie de lire le livre maintenant car il est plus dense encore.

Vous me direz quand vous l’aurez vu, le film sort le 4 février.

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Un pas de côté au Théâtre de la Renaissance

C’est la première pièce de Anne Giafferi qui est surtout réalisatrice et scénariste.

Le couple Isabelle Carré et Bernard Campan est efficace, on sent qu’ils s’entendent et se connaissent bien, qu’il y a une grande complicité entre eux. Les 2 autres comédien.nes sont très bien également.

La pièce manque de surprise, le texte est assez prévisible. Un homme, une femme se rencontrent dans un parc, ils prennent l’habitude de déjeuner sur le même banc. Leurs sentiments évoluent alors qu’ils sont tous les deux mariés et parents par ailleurs…

Je ne vous dévoile pas la fin mais vous pouvez facilement la deviner.

J’ai passé un bon moment car j’aime bien Isabelle Carré mais malheureusement, je ne retiendrai pas grand chose de cette pièce qui me semble un peu cliché et dépassée aujourd’hui.

L’avez vous vue ? Qu’en pensez vous ?

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La délicatesse du homard de Laure Manel

J’ai pris ce livre à la bibliothèque, l’une de vous m’a conseillé un livre de cette autrice mais il n’y était pas, j’ai pris celui là.

Alors c’est un peu feel good, ça se lit bien mais une semaine après j’ai déjà un peu oublié 😉

Une jeune femme est endormie sur une plage, un cavalier la trouve et s’inquiète. Elle est comme évanouie, du coup il la ramène chez lui pour la soigner. Elle se réveille et reste très mystérieuse. Elle ne lui donne qu’un faux prénom Elsa. Lui s’appelle François.

Ils cohabitent, apprennent à se connaître doucement. François est directeur d’un centre équestre, Elsa découvre les chevaux ce qui l’aide à aller mieux. On est dans un lieu un peu idyllique : la Bretagne, la plage et la mer et le centre équestre…

C’est un livre écrit à deux voix, chacun leur tour ils se racontent, deux personnes au passé douloureux, qui se croisent, et s’entraident.

C’est bien écrit, on a envie de savoir la suite, mais l’histoire reste assez convenue et il n’en reste pas grand chose ensuite…

Vous connaissez cette autrice ? Qu’avez vous lu d’elle ? Vous aimez bien ?

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Sirāt de Olivier Laxe

J’ai profité du Festival Télérama pour aller voir ce film que j’avais loupé quand il est sorti. J’ai suivi les conseils de mon amie Monette, je la remercie même si le film depuis j’y pense et c’est dur.

Alors oui ce film c’est une vraie claque, une bonne claque parce que c’est très bien, une histoire incroyable, des acteurs superbes, des paysages grandioses…

Luis, le père cherche sa fille au Maroc avec son fils Estéban. Ils pensent qu’elle est venue à une rave dans le désert près de l’Atlas. Ils montrent sa photo mais personne ne l’a vue. Il doit y avoir une autre fête, plus au sud. Luis décide d’y aller en suivant un petit groupe de teufeurs. Ce sont des marginaux punk, paumés et drogués mais très attachants.

Tout le monde est électrisé par la musique techno envoûtante.

On est au fin fond du Maroc, on entend à la radio que tout va mal mais le groupe est dans son monde, à la poursuite de chimères… La montagne, le désert, les paysages sont majestueux, immenses mais aussi oppressants.

Et je ne vous en dis pas plus, au cas où vous ne l’auriez pas vu mais le suspense est incroyable, ce qu’ils traversent est poignant. C’est extrêmement fort.

On ne ressort pas indemne de la salle…

Si jamais vous ne l’avez pas encore vu, vite allez y. Et si vous l’avez vu, qu’en pensez vous ?

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365defiphoto – Saison 13 – Semaine #4

Une semaine relativement calme, je range ma maison, je prépare la soirée de notre Jour De l’An Décalé 🙂

Je suis aussi allée au théâtre, au cinéma et je vous ai parlé du dernier livre de Djian : Dolores.

Ma semaine en images :

Dimanche 18 # Jour 18 : Théâtre à Rueil avec Bel-Ami et des amis de mon fils.

Lundi 19 # Jour 19 : Journée au bureau, plaisir d’avoir des fleurs à la maison.

Mardi 20 # Jour 20 : L ‘atelier du mardi, on sélectionne les oeuvres pour l’expo de début février.

Mercredi 21 # Jour 21 : Après-midi à Meaux. Je refais quelques essais de « peinture » 🙂

Jeudi 22 # Jour 22 : Dîner japonais, notre resto cantine…

Vendredi 23 # Jour 23 : Festival Télérama, j’avais loupé ce film… La claque… Super film.

Samedi 24 # Jour 24 : Une jolie pièce, j’aime beaucoup Isabelle Carré.

Dimanche pluvieux selon la météo, dimanche ciné…

Et vous quelles activités ? Je vous souhaite une bonne journée.

Bel Ami au Théâtre Athénée de Rueil

Bel-Ami d’après le roman de Guy de Maupassant adapté et mis en scène par Arnaud Gagnoud avec 9 comédiennes et comédiens de la Compagnie DLF.

Je découvre ce petit théâtre de Rueil, pas très facile d’accès pour moi, car 2 professeurs de conservatoire d’Audran jouent dans cette pièce : Agnès Proust et Félix Pruvost.

Bel-Ami c’est un jeune homme fils de paysan qui arrive à Paris vers 1880 et qui par tous les moyens cherche la fortune et l’ascension sociale. Il profite de ses « amis » et surtout des femmes qu’il rencontre. Il commence par le journalisme pour infiltrer le grand monde puis il espère se diriger vers la politique.

Bel-Ami est détestable, c’est un homme ambitieux, manipulateur et arriviste. Il laisse derrière lui des femmes meurtries et des hommes humiliés. La pièce décrit le monde de la presse de l’époque, l’influence sur la politique, le colonialisme. La place des femmes qui doivent rester dans l’ombre sans aucun droit.

On peut se dire que c’était un autre temps avant qu’en discutant on se demande si finalement toute ressemblance avec un jeune politique qui ne cesse de monter ne soit pas qu’une coïncidence. Ils ont tous les 2 une forte ambition et une ascension rapide en profitant des moyens de leur époque, ils utilisent habilement les outils de communication, journaux et réseaux sociaux, en se servant des failles de l’époque.

Cela m’a amusée de faire ce parallèle 😉

La mise en scène de la pièce est assez classique, c’est en jolis costumes d’époque, le rythme est vif. Connaissant Agnès et Félix je pensais que cela serait plus original mais ils ne sont que comédien.nes sur la pièce.

Ils sont en tournée dans toute la France.

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Ma frère de Lise Akoka et Romane Gueret

Un séjour d’été en colo dans le Vercors pour un groupe d’enfants du 19ème à Paris avec des monos du même quartier.

Une colo dans un camping avec des activités simples et des enfants qui ne manquent pas de répartie.

Les 2 copines monitrices débutantes s’amusent avec les enfants mais découvrent aussi les difficultés qu’ils peuvent avoir. De beaux portraits d’enfants qui n’ont pas la langue dans leur poche 😉 Le langage est fleuri, je n’ai pas tout compris ! Mais les enfants sont caches et se posent peut être moins de questions que les jeunes adultes.

Le film traite aussi des maltraitances, de l’inégalité des chances ou de la domination masculine. Il y a des scènes très émouvantes quand par exemple ils écoutent une rescapée de la Shoah dans un mémorial.

J’ai essayé d’imaginer mes garçons monos dans une telle colo mais ce n’est pas évident…

Les 2 réalisatrices sont toutes jeunes aussi, je ne sais pas si elles se sont inspirées de leur vécu mais elles sont fortes pour filmer les enfants et nous plonger dans leur monde.
Les 2 jeunes actrices sont bluffantes également.

Avez vous vu ce film ? Qu’en pensez vous ?

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Dolores de Philippe Djian

Je n’avais pas pris le temps de vous parler du dernier livre de Djian, je le fais donc maintenant. Je suis toujours fan 😉

Cette fois, il nous propose de suivre Greg un jeune homme que la vie n’épargne pas. Il a eu un accident et a une jambe abimée, son père agriculteur endetté vient de se suicider, sa mère déprime, son patron et son meilleur pote font de drôles de trucs. En sortant en voiture il est percuté par une jeune bourgeoise en cabriolet. Il l’aide à sortir du fossé, c’est une rencontre improbable et une relation impossible qui commence…

Je ne vous en dis pas plus, ce sont des histoires de vie, c’est sombre mais avec une certaine puissance et même des pointes d’humour. C’est universel, Greg et Dolores c’est vous, c’est moi, ce sont les difficultés de la vie, les rêves impossibles.

L’écriture de Djian si précise, sans fioriture, porte ces portraits d’hommes et de femmes et des relations toujours complexes dans un monde qui l’est tout autant.

L’avez vous lu ? Qu’en pensez vous ? Aimez vous Djian ?

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Recette Gyoza et Ramen à ma façon

Cet été à Tokyo j’ai suivi un cours de cuisine Gyosa et Ramen 🙂

Pour les puristes, passez votre chemin, j’ai adapté la recette à mes possibilités. Il faut un supermarché asiatique car je ne suis pas sûre que vous puissiez tout trouver ailleurs. Après on peut adapter quand même 😉

Je commence par les oeufs car il faut les préparer la veille et c’est super bon.

Donc cuire les oeufs, je vous donne les quantités pour 6, dans un grande casserole d’eau bouillante pendant 6 mn 30, les plonger dans l’eau très froide pour arrêter la cuisson, puis les écaler.

Pour la marinade, dans une casserole mettre 40 cl d’eau, 15 cl de soja, 10 cl de mirin, 10 cl de saké (c’est un peu comme du vin blanc), 1 cuillère à soupe de sucre et si vous en trouvez une poignée de bonite séchée. Faire bouillir ce mélange quelques minutes. Laissez refroidir, puis passez le pour enlever la bonite.

Mettre les oeufs dans un sachet à surgelé, ajoutez la marinade dessus. Vous pouvez mettre un sopalin sur les oeufs pour qu’ils soient bien entourés de marinade. Mettre au frigo pour la nuit.

Les oeufs marinés 😉

Pour le bouillon des Ramens, si vous pouvez commencer en début d’après midi pour le soir c’est bien, plus il mijote, mieux c’est.

Dans une grande quantité d’eau je mets 2 oignons, 2 poireaux, 4 carottes, le reste du chou des Gyosas (pour ne pas gâcher), de l’ail, un petit morceau de gingembre frais, du poivre, 4 os de porc, 100 g de poitrine de porc et 2 morceaux de filet mignon. Normalement c’est la poitrine de porc que l’on sert en la roulant mais je n’ai pas réussi, je remplace par le filet mignon qui s’émiette et c’est plus facile à manger avec les baguettes.

Laisser mijoter 1h30. Sortir le filet mignon. Dans le même temps je récupère mes oeufs, je les enlève du sachet et à la place je mets la viande et je remet au frigo.

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Back to Bach – Olivier Latry – Philharmonie de Paris

Concert classique à la Philharmonie de Paris, quelle belle salle…

Un concert d’orgue de Olivier Latry, grand organiste, professeur d’orgue au Conservatoire de Paris, concertiste, improvisateur et titulaire du grand orgue de Notre-Dame de Paris.

La soirée est consacrée à Johann Sebastian Bach, une dizaine d’extraits de différentes oeuvres. J’en connaissais 3 😉 Je ne vais pas pouvoir vous dire plus car je ne m’y connais vraiment pas en musique classique.

Je trouve que l’orgue c’est très beau, le son est impressionnant, enveloppant, et dans la salle de la philharmonie, c’est parfait, confortable et magnifique. Dans les églises c’est très beau aussi mais souvent il fait froid et on est moins bien assis 😉

Nous étions bien placé pour voir l’organiste, il joue avec ses mains et ses pieds, il danse presque avec son instrument. C’est fou.

En rappel, Olivier Latry a joué 2 morceaux dont un contemporain vraiment différent. Il n’avait pas l’air de vouloir partir 😉

Je vous encourage à aller à la Philharmonie, il y a des concerts avec des places pas très chères, on est bien partout dans la salle, et même si on ne s’y connait pas, c’est plein d’émotions.

Avez vous déjà entendu de l’orgue ? Connaissez vous Olivier Latry ?

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