« Les rares moments de bonheur de ses années de lycée Bruno les avait passés ainsi, assis sur une marche entre deux étages, peu après la reprise des cours. Calmement adossé au mur, à égale distance des deux paliers, les yeux tantôt mi-clos tantôt grands ouverts, il attendait. Bien entendu, quelqu’un pouvait venir ; il devrait alors se lever, ramasser son cartable, marcher d’un pas rapide vers la salle où le cours avait déjà commencé. Mais, souvent, personne ne venait ; tout était si paisible ; alors, doucement et comme furtivement, par petites envolées brèves, sur les marches carrelées et grises (il n’était plus en cours d’histoire, il n’était pas encore en cours de physique), son esprit montait vers la joie.
Un spectacle marin de François Morel, Gérard Mordillat et Antoine Sahler Au théâtre du Rond-Point.
Sous forme de conférence chantée, Romain Lemire nous conte la vie de Yves-Marie Le Guilvinec, marin-poète breton disparu en mer en 1900 à l’âge 30 ans.
François Morel chante (et fait le clown), il est accompagné des musiciens Antoine Sahler, Muriel Gastebois et Amos Mah puis pour les derniers morceaux d’une chorale.
C’est poétique, plein d’émotions et de sourires. C’est aussi assez loufoques, un peu d’humour « Deschiens », toute la folie douce de François Morel au service de la Bretagne et de la mer.
Une heure trente de déconnexion, de voyage dans le temps et de partage.
Tellement contente de retourner à un festival et d’y voir Gorillaz . Pour le reste c’était sans compter sur la pluie et que je ne connaissais vraiment pas beaucoup de groupe.
Jeudi c’était top, nous sommes arrivés vers 18 heures, nous avons retrouvé notre fils et ses copains ainsi qu’une amie. Nous avons visité les lieux, repéré les scènes, les resto, les stands (pas trop).
On a écouté Nathy Peluso qui a une sacré présence sur scène et une belle voix.
Nous n’avons pas bougé en attendant Damon 😉
Damon Albarn est aujourd’hui mon artiste préféré, tout ce qu’il fait me plait et c’est un touche à tout génial de la musique. Il y a un doc sur lui en ce moment sur Arte, à l’occasion …
Gorillaz , une heure trente de concert intense, les classiques, des nouveautés, des invités, des vidéos de folie et une super ambiance sur scène, des sourires, des descentes vers la foule. Et cette musique !
Je ne peux que vous encourager à les écouter et surtout s’ils passent près de chez vous à y aller.
Retour à la maison en traversant le bois …
Samedi c’est une autre histoire, je me gare près de chez mon amie et on y va ensemble, JL est resté à la maison. On retrouve Lucas. Des orages sont annoncés. On a prévu K-Way et chaussures de marche.
On regarde de loin Amaarae puis Lous & the Yakuzza, un après midi qui commence bien même s’il y a déjà beaucoup de monde. On mange un petit truc dans un stand d’une association que Lucas connait, La Chorba de mémoire (ils font des repas toute l’année pour les sdf).
Il commence à pleuvoir, nous allons voir SCH car il est sous le chapiteau. C’est du rap … Et il pleut de plus en plus fort.
Nous allons voir si Selah Sue va jouer sur la grande scène. Tout est protégé par des bâches, et les vigiles commencent à nous faire reculer.
Après un vote à l’unanimité de nous 3, et parce que nous ressemblons déjà à des éponges qui trempent dans une baignoire, nous décidons de partir pile quand ils ouvrent les portes de sortie, il est bientôt 19 heures. On croise quand même du monde qui arrive !
Bref, le bois est inondé, la pluie continue de tomber force 5, on est à tordre. Mes kickers ne sont toujours pas sèche ! Allez on a bien rigolé. On voit sur Twitter que le festival ferme pour la soirée.
J’abandonne quand même pour le dimanche. Mes gars avaient prévu d’aller voir PNL et ils passent une bonne soirée.
Vive les festivals mais We Love Green faut prévoir un truc contre la pluie 😉 Souvenir.
Je suis contente de retrouver Benedict Wells, j’aime bien ses livres. J’ai pu le rencontrer il y a quelques années, il parlait de son livre La fin de la solitude, bon souvenir. Merci aux Editions Slatkine & Cie de me donner l’occasion de le lire à nouveau.
Hard Land nous fait vivre un été à Grady avec Sam, l’été de ses 16 ans, l’été du changement, des découvertes, de la réflexion. La mère de Sam est gravement malade et le jeune homme a du mal à gérer ses sentiments. Il a peur pour sa mère. Mais il a envie de vivre, de profiter de sa jeunesse, de fréquenter ses ami.e.s. L’été sera pour lui plein de surprises, d’apprentissages, de colères, de joies et de tristesses.
Sam deviendra un homme et il abordera sa vie d’adulte avec la force de cet été particulier.
Une belle écriture, une histoire attachante, un joli livre…
Petit film parfait pour un après-midi férié et un peu nuageux.
Film récent qui déjà ne passe plus que dans deux parisiennes (et pas en banlieue).
Un joli film qui nous fait découvrir par de belles images Saint-Pierre et Miquelon.
Un histoire un peu loufoque portée par une belle jeune actrice, Céline Mauge.
Actrice, elle est embauchée par le génial réalisateur Milan Zodowski (Philippe Rebbot, excellent aussi) pour le rôle principal de son nouveau film. Le tournage aura lieu sur l’île mais l’équipe est très réduite et Céline attend, rien ne se passe…
Encore un film dans un film, même si le tournage du tournage tarde à commencer… Est ce vraiment un film dans un film, l’actrice est elle finalement héroïne malgré elle ?
C’est drôle, sensible, touchant, un film qui fait plaisir par les belles images, le beau voyage, les paysages et les personnages attachants.
Et tous les seconds rôles sont connus, c’est amusant de les revoir.
Un film à noter pour quand il passera à la télé car dans les salles il ne semble pas beaucoup distribué.
Je ne suis pas du tout adepte, je vais chez mon médecin généraliste parce qu’il faut bien (et qu’il est sympathique) mais dès qu’il faut plus, j’ai du mal. S’il me prescrit quelque chose j’essaie de le faire car je lui fais confiance mais parfois j’ai du mal. Alors aller voir d’autres soignants, non, je préfère garder mes petites douleurs…
Un petit livre au programme du bac (de celui d’un de mes fils au moins)
« Hervé attendit encore deux jours un signe quelconque. Puis il partit. A un peu plus d’une demi-heure du village, il se trouva passer non loin d’un bois d’où arrivait un singulier, et argentin vacarme. On y voyait , caché parmi les feuilles, les milliers de tâches sombres d’une bande d’oiseaux, arrêtés là pour se reposer. Sans rien expliquer aux deux hommes qui l’accompagnaient, Hervé arrêta son cheval, prit son revolver à sa ceinture et tira six coups en l’air. La bande d’oiseaux, terrorisée, s’éleva dans le ciel, comme la colonne de fumée s’échappant d’un incendie. Si haute, que tu l’aurais vue à des jours et des jours de marche. Noire dans le ciel, sans autre but que son propre égarement. »
Pendant mon séjour à Arras nous sommes allés à Lille qui propose tout l’été de l’art et de la culture partout.
Nous avons fait un chouette parcours mais nous n’avons vu qu’une toute petite partie de ce qui est proposé.
Dans le cadre des Métamorphoses urbaines, à la Vieille Bourse, on peut voir une oeuvre de Ghyslain Bertholon : Rezilienta. Au Musée de l’Hospice Comtesse The Hatchling de Joanna Rajkowska.
Egalement rue Faidherbe les Moss people de Kim Simonsson, puis à L’ilot Comtesse, la Maison du Maxitos et le jardin de Jean François Fourtou.
Square du Palais de Justice les CubiKron 3.0 de Eric Baudart (ce sont des ressorts de matelas)
Après un excellent déjeuner chez Bloemeke , nous sommes allés au Musée des Beaux-Arts voir l’expo La forêt magique (qui ne m’a pas convaincue)
Et pour finir la journée, visite de la Piscine à Roubaix, superbe musée. L’expo Boris Taslitzky : L’art en prise avec son temps est très intéressante. Un récit du XXème siècle par Boris Taslitsky qui se considère comme un peintre d’histoire qui défend un réalisme à contenu social.
Je vous encourage à aller visiter Lille, je pense d’ailleurs y retourner cet été pour continuer mes visites.
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