20 ans que le Mac Val, musée d’art contemporain a ouvert dans le Val de Marne. Un sacré pari, je ne sais pas si c’est « rentable » (mais un musée ne devrait pas avoir à l’être), et c’est toujours un réel plaisir d’y aller.
On y découvre à chaque exposition et collection de nouveaux artistes et la bâtiment est vraiment superbe et à chaque fois revu pour mettre en valeur les oeuvres.
20 ans, certaines oeuvres déjà exposées au cours de ces années sont remises en avant. J’aurai aimé revoir la toile de Soulages mais bon… 😉
Je vous montre quelques oeuvres qui m’ont interpellées.
Un musée plein de surprises à découvrir comme une chouette balade dans le monde de l’art contemporain.
On ne va pas assez souvent à la Cité de l’architecture, juste à côté du Théâtre national de Chaillot, un lieu assez impressionnant.
Il y a donc en ce moment une expo sur l’Histoire du Mur de Berlin, un monde divisé.
L’expo est très dense, très riche, elle retrace l’impact de la guerre froide sur Berlin, ville divisée suite à la seconde guerre mondiale.
Il y a de nombreux documents, des explications, des photos, des plans, des vidéos, des objets, des témoignages… Les audio guides sont très bien faits aussi.
On apprend beaucoup, j’ai visité à Berlin les « restes » du mur, c’est différent et complémentaires. Prévoyez 3 bonnes heures, et un voyage à Berlin !
Le mur de Berlin « mur de la honte » pour les Allemands de l’Ouest et officiellement appelé par le gouvernement est-allemand « mur de protection antifasciste », est érigé en plein Berlin dès la nuit du 12 au 13 août 1961 par la République démocratique allemande (RDA), d’abord sous la forme de rideau de fils de fer barbelé, au cours du mois d’août et de septembre 1961, puis sous la forme d’un mur en béton et en briques, selon les emplacements, à compter d’octobre 1961. Il doit ainsi servir à mettre fin à l’exode croissant de ses habitants vers la République fédérale d’Allemagne (RFA).,
Il vous reste quelques jours pour découvrir cette expo intéressante et qui fait écho au monde d’aujourd’hui.
J’ai découvert cet artiste l’an passé, j’avais été invitée à une présentation de l’exposition. En fait on le connait sans connaitre son nom si on regardait la télé dans les années 80, c’est lui qui a fait le logo de Antenne 2, celui des 7 d’Or aussi. Egalement grand public il avait fait une pièce de 10 francs.
Par contre je découvre ses peintures 🙂 Et c’est tout ce que j’aime 🙂 Il est le père de l’abstraction lyrique.
Pour cette toile il y a une vidéo de lui en train de la peindre en extérieur, c’est intéressant de le voir travailler.
Il a fait de nombreuses affiches, des médailles et des timbres également.
En parallèle, on peut voir l’expo Graffiti, de jeunes artistes inspiré.e.s par Georges Mathieu. Ca donne envie de peindre des murs 😉
Il y a également le musée de la monnaie accessible avec le même billet qui présente l’histoire de la monnaie, la fabrication et de nombreuses médailles…
L’expo c’est jusqu’au 7 septembre, si vous passez par Paris, c’est une belle expo dans un beau lieu.
Voici le livre que j’ai mis si longtemps à lire, 600 pages intenses.
En fait ce n’est pas vraiment un roman, il y a une histoire de fond : Mona une jeune enfant risque de perdre la vue à cause d’une maladie inconnue. Son grand-père, son Dadé décide de l’emmener dans les musées pour voir les plus belles oeuvres artistitiques. Tous les mercredis ils vont en premier au Louvre, puis au Musée d’orsay et enfin au Centre Pompidou. Un programme sur un an, 52 oeuvres de Boticelli à Soulages en passant par Rembrandt, Turner, Camille Claudel, Mondrian, Frida Kahlo, Louise Bourgeois… 52 artistes…
Chaque oeuvre est décrite, il y a une petite image dans le livre, puis Dadé explique et Mona interroge, comprend, explique avec ses mots d’enfant. C’est passionnant, (suivant les oeuvres) et cela ne se lit pas vite 😉 Ca donne envie d’aller au musée ! Dommage que le Centre Pompidou soit fermé. Et j’ai peur de me perdre au Louvre ou à Orsay pour toutes les trouver, vous vous doutez que j’ai préféré la dernière partie 😉
L’évolution du regard sur les oeuvres de Mona qui grandit en un an est aussi très intéressante. Sa relation avec son Dadé est pleine de tendresse et d’admiration.
Ce roman est une belle initiation à l’art, l’auteur y parle aussi d’euthanasie, perso je suis pour donc ça ne m’a pas dérangée, mais cela peut surprendre dans un livre qui se veut une leçon de vie.
Avez vous lu ce livre ? L’auteur est historien de l’art, il a surtout écrit des essais sur l’art.
Lors de mon week-end à Arras, j’ai fait un petit détour par Lens pour visiter le Louvre. J’aime beaucoup ce musée même si ce n’est pas vraiment de l’art contemporain, en fait il y en a toujours un peu.
J’ai fait cette fois encore de belles découvertes.
L’expo temporaire du moment s’appelle S’habiller en artiste – l’Artiste et le vêtement.
3 oeuvres, une toute petite partie de cette riche expo qui nous propose de réfléchir sur l’histoire du vêtement de l’artiste en parallèle de l’histoire de l’art.
Le 1er portrait est de Gerda Wegener, c’est le portrait de sa femme transgenre Lili Elbe, caractéristique des années folles (1922). Lili Elbe est une pionnière des droits des personnes transgenres. Coup de coeur pour ce portrait. Au milieu, un autoportrait de Marie Laurencin (1905), elle pose comme une ouvrière en bras de chemise. A droite, Guillaume Coustou sculpte le buste de Nicolas Coustou, son frère vers 1700 en argile. Il est vêtu comme dans une séance de travail. C’est beaucoup moins « officiel » que ce qui se faisait à l’époque.
Ensuite j’ai parcouru la nouvelle galerie du temps. Ils ont changé toutes les oeuvres, 250 au total. De nouvelles découvertes dans cet espace tellement agréable.
A gauche, maquette de maison à étage dans la Vallée de l’Euphrate en 1200 avant J.C. C’est en terre cuite modelée et incisée.
A droite, autoportrait de Elisabeth-Sophie Chéron de 1672, huile sur toile. Cette oeuvre semble un portrait classique de dame, c’est en réalité l’un des plus anciens autoportraits d’artiste femme française possédé par un musée. Elle se représente en dessinatrice tenant une esquisse mais aussi la forme ovale renvoie à la forme d’un miroir et donc la maîtrise technique du reflet.
A la suite de la Galerie du temps, une grande salle : le pavillon de verre propose l’oeuvre de Sonia Gomes, une artiste brésilienne qui transcende l’art textile.
Et pour finir à l’extérieur dans les jardins, Désordre de Bernar Venet, ensemble d’arcs monumentaux en acier. J’adore 😉
Si vous allez dans le nord, j’espère vous avoir donné envie de visiter ce magnifique musée 😉
Le connaissez vous ? Quel est votre souvenir de ce musée ? Ou du Louvre à Paris ?
Je suis allée voir cet expo et j’ai oublié de vous en parler 😉 Vous avez encore le temps d’y aller si vous aimez les débuts de la publicité.
On peut voir également des toiles qui montrent des scènes de rue et les affiches dans le contexte des années 1900. Toile de Louis-Robert Carrier-Belleuze et de André Devambez.
Le superbe travail de Alphonse Mucha, des lithographies pour le théâtre.
Des affiches de spectacles, les salles sont toujours là 😉
Une affiche faite par une femme Clémentine-Hélène Dufau pour promouvoir le premier numéro de La Fronde, le premier quotidien entièrement fait par des femmes en 1898.
Puis une lithographie du syndicat des chemins de fer pour dénoncer les accidents du travail en 1910.
Une belle expo riche et intéressante dans ce très beau Musée d’Orsay.
La semaine dernière, mon organisation syndicale a organisé une réunion dans les locaux du Musée de la Résistance à Champigny. Ils ont une belle salle de conférence et peuvent même accueillir le groupe pour déjeuner. C’était très sympa. Ils organisent aussi plein de choses pour les jeunes par exemple autour de la BD.
Après notre matinée de réunion, nous avons visité le musée avec 2 guides érudits sur le sujet. Ils nous ont éclairés sur un grand nombre de pièces du musée et racontés de nombreuses anecdotes. La collection du musée est très très riche.
Quelques photos pas vraiment représentatives de tout ce que l’on peut voir, mais qui m’ont interpellée.
Un musée à découvrir accessible en rer sur les bords de Marne.
Expo de printemps au Palais de Tokyo, lieu emblématique de la création contemporaine où on fait toujours des découvertes. Le bâtiment déjà est complétement improbable avec ce grand escalier et par endroit les murs laissés à nu.
La première expo se nomme Joie collective – Apprendre à flamboyer. On peut voir de peintures, des photos, des accumulations sur la joie d’être en groupe, de faire ensemble. On peut même faire des bricolages, de la broderie collective et du coloriage géant 🙂
Ensuite je découvre le travail de Rammellzee, new-yorkais des années 80, artiste pluridisciplinaire : street art, peinture, création de costume-mannequin et machine et aussi rappeur. Il y a plein de style et j’ai vraiment bien aimé les peintures-tag…
Pour finir, un artiste qui travaille sur l’histoire coloniale française et pour rendre hommage aux héros de la lutte contre l’esclavage, il crée des costumes, des tableaux textiles…
Une chouette visite… Je vous encourage à aller flamboyer 😉
Du 5 au 26 avril 25, à la médiathèque Aragon de Choisy le Roi, en bord de Seine, expo des oeuvres des profs du conservatoire.
On peut voir le travail de Rodolphe Delaunay, mon prof de l’atelier du mardi. Il travaille à partir d’objets abandonnés et il leurs redonne une nouvelle vie.
Deux autres créations :
On peut voir des photos de Pascale Sablonnières, la série s’appelle Try, à Calais en 2023. Elles donnent à réfléchir.
Les encres sur papier de Lionel Desneux :
Il y a aussi le travail de Olivier Alibert et Martha Bendezu mais je vous laisse découvrir par vous même sur place 😉
C’est chouette de pouvoir voir leurs inspirations et de découvrir les artistes au delà des profs 😉
En revenant de chez mes amis, j’ai fait un assez grand détour par Saint-Pierre-de-Varengeville, près de Rouen pour visiter le Centre d’Art de la Matmut. J’y étais allée avec mes amies il y a quelques années et j’avais bien aimé.
Il est préférable d’attendre les beaux jours car les jardins l’hiver sont moins accueillants mais c’est quand même un lieu très original. Les bâtiments sont superbes.
En ce moment, ils proposent une exposition des oeuvres de Karen Knorr, une photographe américaine : Fables et autres contes. Elle est aussi taxidermiste. Elle revisite avec humour la photographie documentaire qu’elle met en scène. Ses sujets sont le féminisme et le post-colonialisme.
Les photos sont surprenantes, c’est amusant.
J’ai pris mon temps, je me suis promenée dans les salles puis dans les jardins, une belle pause avant de reprendre la route.
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