
Nouveau lieu d’exposition pour la Fondation Cartier qui quitte Montparnasse pour le Louvre…
La Fondation a déménagé place du Palais-Royal, dans un bâtiment haussmannien, revisité par Jean Nouvel. Si j’ai bien compris, les espaces sont modulables sur 1, 2 ou 3 étages. Le bâtiment est imposant, il y a de grandes baies vitrées qui donnent directement sur la rue côté Louvre ou Rivoli avec vue sur le Ministère de la Culture.
Pour la première Exposition Universelle parisienne de 1855, ce bâtiment a accueilli les Grands Magasins du Louvre qui donnaient des Expositions Générales, d’où la reprise du nom….
C’est agréable de s’y promener, j’ai reconnu certaines oeuvres que j’avais déjà vues lors d’expo ou bien parce que je connais les artistes mais pas beaucoup.
Je ne sais pas combien d’oeuvres sont exposées mais c’est très riche. J’ai aimé que soit présentés des artistes du monde entier.
Je vous montre quelques oeuvres mais ce n’est pas vraiment représentatif, d’ailleurs le point négatif c’est justement que je n’ai pas trouvé de lien dans tout cela, on peut vite se perdre…



Un peu de rouge pour commencer avec Sally Gabory, une artiste aborigène australienne, hommage à la culture kaiadilt.
Au milieu, l’oeuvre du chinois Cai Guo-Qiang que j’aime beaucoup. C’est de la poudre à canon sur papier Xuan marouflé sur panneau de bois. L’artiste s’interroge sur la frontière entre matière et esprit.
Puis un collage du colombien Fernell Franco, photojournaliste, qui réalise un collage de tirage gélatino-argentique d’époque : Portraits de ville.



Un Grand Disque de Judith Bartolani, en verre acrylique, fibre de verre, résine polyester, cendre produite à partir de tissus imbibé de glaise et métal. Elle explore l’équilibre entre forme, matière et espace. Grand Disque est en équilibre précaire sur un javelot. en aluminium.
Maquette d’une arche monumentale pour la ville de Sydney (jamais réalisée) de la japonaise Junya Ishigami. Elle évoque la légèreté éphémère d’un nuage.
J’avais beaucoup aimé l’exposition de Olga de Amaral à la Fondation il y a quelques années. On pouvait déjà y voir Muro en rojos en laine et crin de cheval.



C’est assez rare que j’aime les objets en céramique mais cette fois, je suis impressionnée par le travail du mexicain Gustavo Pérez qui nous montre un ensemble de 8 grès émaillés. Ce ne sont plus des vases mais des objets d’art intemporels.
Il vous reste 2 semaines pour voir cette grande exposition. Je ne sais pas ce qu’ils proposeront ensuite mais avec une telle surface, ils vont pouvoir rivaliser avec la Fondation Vuitton 😉
Etes vous allé visiter la nouvelle Fondation Cartier ? Qu’en pensez vous ?
Sur le site de la Fondation Cartier :
Exposition Générale retrace quarante ans d’art contemporain à la Fondation Cartier à partir d’une collection façonnée au fil de sa programmation. En réactivant l’héritage social, culturel et architectural de son édifice et son ouverture sur la ville, elle esquisse une cartographie alternative de l’art contemporain et inaugure, à travers son nouveau dispositif architectural conçu par Jean Nouvel, une approche renouvelée de l’exposition.
Une nouvelle cartographie de la création contemporaine
Reflet de l’histoire de l’institution, de sa programmation et de son ouverture au monde dans toute sa diversité, la Collection de la Fondation Cartier retrace quarante ans de création contemporaine internationale. L’Exposition Générale présente les axes fondateurs de ce patrimoine unique à travers des œuvres emblématiques et des fragments choisis d’expositions qui ont ponctué sa programmation depuis sa création en 1984. Elle déploie le caractère vivant d’une collection qui, tout au long de son histoire, s’est construite à travers l’exposition.
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