La double vie d’Anna Song de Minh Tran Huy

Capture d’écran 2012-09-30 à 17.50.35C'est l'histoire d'une femme partagée entre les souvenirs de sa famille au vietnam et son amour du piano. C'est l'histoire de cette femme Anna Song raconté par un homme qui l'a aimé toute sa vie au delà de l'imaginable…

C'est entre-coupé de coupures de presse sur la carrière d'Anna Song fabuleuse pianiste méconnue.

Ce livre est très émouvant, l'écriture est fluide, l'histoire trouble mais belle et la fin sublime le tout. Si vous connaissez bien la musique classique, vous trouverez de nombreuses références à des artistes peu connus et à des oeuvres également.

Cet homme, l'ami de toujours, le mari, le narrateur semble un peu fade, ou triste ne vivant que pas elle mais… Je vous laisse découvrir…. J'ai beaucoup aimé.

Le roman est basée sur l'histoire vraie de Joyce Hatto.


Anna Song, "la plus grande pianiste vivante dont personne n'a jamais
entendu parler", laisse derrière elle une oeuvre discographique sans
précédent. Malgré la maladie, et dans un engagement du corps et de l'âme
proche de la ferveur, elle a voué ses dernières années à arpenter, avec
une indéfectible justesse, un territoire musical des plus vastes.
Gardien du temple et architecte de la légende : Paul Desroches, son mari
et producteur. Mais tandis que celui-ci raconte la femme aimée, de
l'émerveillement enfantin aux patientes années d'une vie partagée dans
une sorte de culte de la beauté, le scandale éclate. Anna Song n'aurait
pas enregistré une seule note de sa discographie, pillée ailleurs par
l'amoureux démiurge. Imposture, falsification, trahison : au concert de
louanges nécrologiques succède le tapage de l'opprobre, relayé par des
médias d'autant plus féroces que bernés.
C'est un fascinant jeu de
miroirs qu'orchestre ici Minh Tran Huy dans un deuxième roman qui
confirme l'avènement d'un univers d'une impressionnante cohérence, Où
l'on retrouve l'omniprésente absence du pays des origines, le Vietnam,
dont la réalité floutée par le temps et l'éloignement s'enracine dans un
silence peuplé de contes. Et aussi cette petite musique envoûtante,
cette opacité impavide plus généreuse qu'elle ne s'affiche, qui évoque
irrésistiblement les eaux calmes d'un lac, sous lesquelles se jouent –
et demeurent – les plus violentes tragédies.
Tombeau du premier, du
grand, de l'unique amour, entre ode et plaidoyer, La Double Vie d'Anna
Song révèle et défend la folie d'aimer, mais aussi le droit à inventer
des vies à la hauteur de cette folie.

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