Archives de Tag: la Grande Halle de La Villette

Infamous Offspring – Ultima Vez – Wim Vandekeybus

Dernier spectacle de danse de la saison avec le chorégraphe belge Wim Vandekeybus.

Un spectacle multiple avec de la danse, des textes, du dessin et des vidéos, un spectacle performance.

C’est la vie de famille des dieux, tous les enfants sur scène, le père Zeus et la mère Héra sur grand écran. Il y a mille choses à regarder, trop pour moi… Le texte en anglais m’a embrouillé, j’ai aimé la danse, j’en aurai aimé davantage…

Les vidéos de l’ami de la famille, sur le moment je n’avais pas trop compris qui il était, sont assez incroyable.

Je ne me suis pas ennuyée, il y a de beaux passages de danse mais l’ensemble est assez déconcertant.

Connaissez vous Wim Vandekeybus ?

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Twofold – Sydney Dance Company – La Villette

Deux ballets au programme, le 1er de Rafael Bonachela, directeur de la compagnie, le second, création de Melanie Lane. Un spectacle hors les murs de Chaillot.

Les 17 danseur.ses de la compagnie pour les 2 ballets. Ils et elles sont au top niveau.

Impermanence nous emporte dans une danse énergique avec des contre jours et la musique du quatuor Zaïde en live. Inspiré par le feu, le chorégraphe et le compositeur nous emportent vers la résilience pour aller peut être vers la renaissance.

Ensuite avec Love Lock, crée une danse futuriste originale. Les costumes sont dans l’unité tous différents, uni-genres, évolutifs et superbes.

La danse est puissante, forte, physique, les danseur.ses ont une énergie incroyable d’enchainer ainsi les 2 ballets.

Je n’ai pas plus de mots, c’était vraiment époustouflant. Ils sont en tournée en France, si jamais…

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Last Work – Ballet de l’Opéra de Lyon – Ohad Naharin – La Villette

Danse contemporaine à la Grande Halle de la Villette avec le ballet de l’Opéra de Lyon qui interprète Last Work de Ohad Naharin, une pièce de la Batsheva de 2015.

En fond de scène, pendant tout le ballet, une femme en robe bleue court, toujours au même rythme, sans faillir… Elle incarne pour moi comme une forme de stabilité alors que devant elle sur scène c’est le chaos.

La pièce commence par des solos qui nous présentent tou.te.s les danseur.se.s. La danse est, j’ai envie de dire, athlétiques, les corps peuvent se tordre, ce n’est pas gracieux. Je préfère ensuite quand les groupes se forment et que la danse les emporte tou.te.s. Le final est impressionnant. J’ai envie d’y voir une condamnation des crimes d’Israël à Gaza. Et un drapeau blanc pour exiger la Paix…

Un spectacle très fort magnifiquement porté par ce beau ballet de l’Opéra de Lyon.

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Opera Ballet Vlaaderen à la Villette

Soirée de danse à la Grande Halle de la Villette avec les reprises par les ballet de Flandres de 3 pièces :

Trisha Brown – Twelve Ton Rose

Une grande maîtrise des belles et beaux danseurs, une musique et la structure de danse qui forme une boucle.

Anne Teresa De Keersmaeker – Piano Phase et Clapping Music

Deux danseuses incroyables et leurs ombres sur le mur du fond, elles tournent, tournent encore… Impressionnant, superbe.

Jan Martens – On Speed et Graciela Quintet

Inspiré par les deux précédents, deux compositions originales, une danse frénétique et vibrante.

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Canine Jaunâtre 3 – Marlene Monteiro Freitas – La Villette

Danse contemporaine à La Grande Halle de la Villette dans le cadre du Festival d’Automne avec le Ballet de L’Opéra de Lyon et une chorégraphie de Marlene Monteiro Freitas. Crée au départ pour la Batsheva Dance Company, il est repris par ces danseurs et danseuses brillant.e.s.

On est dans une ambiance sportive, entrainement, compétition. Le sport est spectacle.

Il y avait dans le décor une grande horloge, un compteur pour les buts et aussi un chronomètre… Le temps passe moins vite quand on regarde les secondes défiler… Cela m’a paru long, j’ai eu du mal a entrer dans leur univers. Pas beaucoup de danse, quelques moments forts mais pas assez pour que mon sentiment global soit positif. Deux amies avec nous ont bien aimé, chacun.e son approche…

Ils font participer la salle, c’était sympathique 🙂

C’était notre premier spectacle de cette chorégraphe du Cap-Vert, elle a travaillé avec beaucoup de monde, à essayer de revoir une autre fois…

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Requiem(s) de Angelin Preljocaj à La Grande Halle de la Villette

Grand ballet de danse dans le cadre du Hors les murs du Théâtre national de Chaillot sur la grande scène de la Halle de la Villette.

Ballet de Angelin Preljocaj dansé par 19 danseur.ses. Preljocaj depuis des années, nous allons voir toutes ses créations.

La danse est belle, certains tableaux sont magnifiques, les danseurs et danseuses sont d’une maîtrise absolue, les musiques de classique à rock punk sont top.

Il n’y a pas de réelle critique à faire mais l’ensemble ne m’a pas transportée, je n’ai pas vraiment compris le propos, il manquait pour moi un peu de liant entre tout cela. J’ai préféré le début et puis à un moment je me suis perdue 😉

J’ai passé une bonne soirée, et la salle a applaudi avec enthousiasme. Connaissez vous le travail de Angelin Preljocaj ?

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Into the Hairy – Sharon Eyal & Gai Behar – Chaillot

Dans le cadre d’un hors les murs du Théâtre de Chaiillot, nous avons vu ce ballet à la grande Halle de la Villette.

8 danseur.ses androgynes habillés de combinaisons en dentelle noire dansent de façon très sensuelle, voluptueuse sur la musique electro groove de Koreless.

Ils sont presque tout le ballet sur les demi-pointes, au moins pour un pied et cela allonge les jambes, donne une légèreté mais ça doit être tellement difficile… Ils dansent très proches, par moment on ne sait plus bien différencier les danseur.ses, c’est très beau. La lumière est tamisée.

La force de la musique, la tension de la danse emmène dans une sorte de transe magnétique.

Sharon Eyal & Gai Behar et leur compagnie L-E-V sont à découvrir sans faute…

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Mon bel animal de Ivo Van Hove à La Grande Halle de la Villette

Nous sommes prévenus, interdit au moins de 16 ans, scènes violentes et sexuelles, accueil et écoute du planning familial dans le hall si besoin, lumières stroboscopiques et attention si allergique à la paille.

La pièce est l’adaptation du livre de Marieke Lucas Rijneveld. C’est en néerlandais surtitré. Comme ils parlent beaucoup et que je ne peux m’empêcher de lire, j’ai peut être moins « vu » les images et été un tout petit peu préservée.

Nous sommes à la campagne dans une ferme, la scène est recouverte de foin, le ciel l’entoure peu un jeu de miroirs.

Kurt le vétérinaire, marié et père d’un ado à mobylette, va à la ferme sauver un troupeau. La paysan est désespéré, sa femme est parti, son jeune fils est mort par accident et sa fille 14 ans rêve de devenir rockeuse et ne lui parle plus.

Kurt jette son dévolu sur la gamine alors que 30 ans les sépare. Sous prétexte de l’aider à aller mieux, de lui faire découvrir la vie, de l’écouter, il se présente comme son meilleur ami. Il installe doucement l’emprise puis commet l’innommable.

Kurt a également eu une enfance difficile et les apparitions de sa mère sont aussi bouleversantes. Mais rien cependant n’excuse son comportement.

La mise en scène ne nous épargne rien, scènes violentes, agressions sexuelles, viols et aussi scarifications.

Eefge Paddenburg qui interprète la jeune fille est époustouflante, je n’imagine pas comment elle peut sortir d’un tel rôle. Il y a des « pauses » musicales, elle reprend des tubes, elle est douée pour tout.

Le monstre joué par Hans Kesting, un grand acteur néerlandais, est je ne sais comment dire, glaçant peut être. On est à la fois dans sa tête, c’est lui qui raconte mais aussi dans l’imaginaire de la jeune fille troublée qui peut dialoguer avec Freud et Hitler, les symboles sont tellement forts.

Des spectateurs quittent la salle, en fait pourquoi s’infliger cela ? Pourquoi choisir un tel thème de spectacle ? Dénoncer les pédophiles, les violeurs, l’emprise ? Faire scandale, faire réagir, déranger ?

Et le sujet est tellement présent aussi dans l’actualité en ce moment. La parole se libère, on écoute les personnes qui dénoncent un inceste. Il faut très vite qu’il se passe quelque chose, que après les avoir écoutées, entendues, la société agissent pour protéger les enfants efficacement.

Hasard, j’ai lu le livre de Neige Sinno la semaine dernière, je vous en parle très vite…

J’ai été prise par le texte, par le jeu, assommée à la fin, la dernière chanson style concert ne laisse pas assez de temps pour se remettre. Je ne sais pas si un tel spectacle est nécessaire, il n’est pas divertissant par contre.

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The Romeo – Trajal Harrell – Chaillot

Danse à la Grande Halle de la Villette (hors les murs de Chaillot) avec le Schauspielhaus Zürich Dance Ensemble de Trajal Harrell.

Les danseurs et danseuses et le chorégraphe nous propose une nouvelle danse, nommée, inspirée / The Romeo.

Le spectacle est assez déroutant, c’est un mix de danse de club, ou de voguing mélangé avec un parfum de défilé de mode. Les danseur.ses changent sans arrêt de tenue, toutes plus originales les unes que les autres. Le ballet peut paraitre décousu, mais en fait non, ils se retrouvent toujours assez vite.

Les avis sont très partagés dans mon groupe d’ami.es. J’ai aimé l’originalité, j’aurai aimé un peu plus de danse car les danseur.ses semblent avoir un excellent potentiel.

Trajal Harrel propose plusieurs ballets à Paris dans le cadre du Festival d’automne. Vous le connaissez, vous avec vu d’autres pièces ?

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Relative Calm – Lucinda Childs & Robert Wilson – Chaillot

Danse à la Grande Halle de la Villette dans le cadre du hors les murs du théâtre de Chaillot dont la grande salle est en travaux.

3 tableaux de Lucinda Childs dansés par la Compagnie MP3 Dance Project sur les musiques de Jon Gibson, Igor Stravinski et John Adams. Le tout mis en lumière, décor et costumes par Robert Wilson et c’est très beau.

C’est une création des années 80 qu’ils ont « réactivée » pour ces représentations de 2023.

La danse est presque classique et ce n’est pas ce que je préfère mais le premier et le dernier ballets m’ont emportée par leur côté hypnotique.
Lucinda Childs intervient entre les tableaux, ce n’est pas forcément nécessaire même si les images projetées derrière elle sont superbes.

Un grand classique que je suis contente d’avoir vu.

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