J’ai pris ce livre à la bibliothèque en cherchant dans les rayons, pour le titre et la première phrase au dos « Je pense que nous allons nous fâcher »…
Mais toute ressemblance avec une personne que je connais s’arrête là…
Je n’ai pas été emballée par ce livre. Une jeune femme essaie par l’écriture d’échapper à son père qui dirige son éducation mais aussi sa vie de façon abusive (au niveau intellectuel).
L’écriture est intéressante, le cheminement de cette femme aussi, l’emprise est bien expliquée, disséquée mais cela ne m’a pas touchée…
Avez vous lu ce livre ? Connaissez vous cette auteure ?
Une semaine chargée niveau boulot, et puis des soucis avec le chat de ma mère, la vétérinaire fait des analyses, j’ai du y aller plusieurs fois… Sinon une chouette expo, et un beau spectacle de danse contemporaine.
Retour dans la grande salle du Théâtre de la Ville Sarah Bernhardt, qui est vraiment très belle.
Nous avons vu plusieurs ballets de cette chorégraphe belge et de sa compagnie Rosas.
Elle travaille en lien très étroit avec compositeur.e et musicien.ne.s, cette fois encore et le live apporte un vrai plus. Les compositions sont de Jean-Marie Aerts, Carlos Garbin et Meskerem Mees. Sur scène Carlos Garbin joue de la guitare et Meskerem Mees chante (et iels dansent tous les deux aussi). Ils font corps avec le ballet de 10 danseur.ses.
Les thèmes autour de La Tempête de Shakespeare sont portés par la musique blues. Pas facile de décrire les tableaux. Certains, quand les danseur.se.s marchent énergiquement dans tous les sens sans suivre les nombreuses lignes du sol, sont vraiment impressionnants.
Une chorégraphe à découvrir si vous en avez l’occasion.
J’ai eu envie de lire ce livre après avoir entendu l’auteur en parler…
C’est plus un livre feel good qu’un essai philosophique même si l’auteur fait évoquent de nombreuses références variées.
Notre passé reste au milieu de notre présent, et c’est avec lui que l’on peut aller vers le futur. Impossible d’oublier, mais on peut essayer de l’apprivoiser pour vivre en harmonie avec lui et qu’il nous porte vers un avenir positif. Pas de recette miracle mais de nombreuses idées pour avancer quand on a un passé un peu lourd à porter.
Nous avons plusieurs mémoires, liées entre elles bien sur mais qui gardent leur indépendance. Les mémoires épisodique, sémantique, procédurale auxquelles on peut ajouter la mémoire de court terme.
La complexité de notre cerveau donne toute sa place aux souvenirs.
Moi qui ai l’impression de vivre avec des fantômes, de ne pas réussir à oublier les personnes que j’ai perdues, je cherchais une certaine forme d’oubli. J’ai déjà travaillé le fait de me souvenir des bons moments, de positiver ces relations mais en fait, cela me les fait regretter encore plus.
Ce que j’ai envie de retenir c’est que notre passé nous appartient, nos souvenirs aussi, on peut les embellir sans se mentir… Se souvenir des belles choses. Et puis ne pas oublier de continuer à se faire de nouveaux souvenirs pour avancer en paix avec soi même. Tout un programme…
La lecture est agréable, assez simple, bien imagée. Est ce que cela fonctionne, c’est une autre histoire 😉
Le concept ? Citer les premières phrases de sa lecture en cours. Pour partager un peu sa lecture du moment, quoi. Vous pouvez reprendre le concept sur vos blogs si ça vous tente, vous pouvez citer La bibliothèque Roz. Alors hop c’est parti pour le premier « Mercred’incipit »
J’ai envie de participer, une autre façon d’échanger sur les lectures. Je ne mets pas la couverture du livre mais une image inspirée par le sujet.
Je vais coupler l’idée avec celle de l’année dernière où je vous laissais deviner le titre d’un livre à partir d’un extrait 😉 Si vous reconnaissez ce livre, je vous laisse le citer en commentaire.
« Dans ce tajine ou ce poulet à l’estragon que nous prenons tant de plaisir à cuisiner le dimanche midi, dans ces odeurs et ces saveurs, nous renouons avec notre enfance, avec notre grand-mère qui savait si bien le préparer. Dans notre rapport au travail, notre perfectionnisme parfois excessif, nous redevenons l’adolescent que nous avons été, craignant les reproches d’un père ou d’un professeur autoritaire. Dans notre manière d’aimer, d’y croire coûte que coûte, nous faisons vivre l’idéalisme de notre mère, ce que nous avons vu de l’amour avec nos yeux d’enfant. Dans les valeurs en lesquelles nous croyons, dans ce qui nous importe plus que tout, persiste la marque de notre milieu social, de notre éducation, de nos rencontres les plus décisives… »
La diversité est au cœur de cette saison d’automne du Palais de Tokyo.
Il y a 5 expos sur les 3 étages du Palais où il est bien facile de se perdre et du coup de faire encore plus de découvertes. Le lieu par lui même est incroyable.
On commence par Lili Reynaud-Dewar : Salut, je m’appelle Lili et nous sommes plusieurs
Elle nous propose des interviews filmées dans des chambres d’hôtel reconstituées, des vidéos d’elle qui danse nue dans le Palais de Tokyo et des pages de son journal intime (imprimée en grand format mais difficile à lire).
Il y a un côté ludique, mais je n’ai pas bien compris les intentions de l’artiste. Les vidéos dans l’art contemporains, ce n’est pas ce que je préfère.
Elle propose également Gruppo Petrolio, des vidéos documentaires inspirées du livre Pétrole de Pier Paolo Pasolini mais j’ai passé mon tour.
Dalila Dalléas Bouzar nous présente Vaisseau Infini, une grande broderie.
2 autres expos derrière cette grande tente :
La morsure des termites et Hors la nuit des normes, hors de l’énorme ennui.
Je les regroupe car les 2 espaces proposent de nombreuses oeuvres mais même si certaines m’arrêtent, attisent ma curiosité ou me font vibrer, j’ai du mal à trouver un fil conducteur pour l’ensemble. Mes photos ne donnent pas une réelle vision de ce que sont ces expos 😉
Et puis dans une salle beaucoup plus petite, une chouette découverte : le travail de Rakajoo : Ceinture nwar.
De la peinture réaliste entre Afrique et banlieue parisienne, il vit à Choisy le Roi 😉 Chouette découverte à suivre.
Pour finir, au niveau jardin, un univers très vert de Jakob Lena Knebl et Ashley Hans Scheirl : Doppelganger !
Des espaces à explorer entre art et design un peu fou.
Même si je l’ai déjà dit, c’est un lieu incroyable où il fait bon flâner en faisant des découvertes originales.
Le film est présenté comme un documentaire mais je l’ai vécu comme une grande visite de l’immense musée personnel de l’artiste Anselm Kiefer. Et son oeuvre est magnifique. Je regrette de ne pas avoir visité l’expo au Grand Palais…
60 ans de création que l’on visite grâce aux magnifiques images de Wim Wenders. J’ia vu le film en 3D, on est plongé au coeur de l’oeuvre, pour certains passages c’est magnifique mais les lunettes 3D quand on porte déjà des lunettes ce n’est pas très confortable.
Anselm Kiefer investit des lieux, anciens entrepôts, friche industrielle, en Allemagne puis en France et y déploie des oeuvres monumentales, peintures, sculptures, constructions…
On voyage dans ce monde imaginaire hors du temps même si des images d’archives rappellent des points d’Histoire. On retrouve l’artiste à différents âges de sa vie, ce n’est pas très clair, j’ai préféré me laisser porter par les oeuvres.
De superbes images pour une visite un peu irréelle mais magnifiée. C’est cela aussi le cinéma….
On retrouve avec plaisir la Théâtre de la Ville – Paris – Sarah Bernard – Grande salle (il y a 3 salles plus le hall) C’est un peu long comme intitulé 😉
La rénovation est vraiment superbe, la salle est belle, je suis sceptique sur la moquette beige clair, et les grands manquent un peu de place pour leurs jambes… Mais ce qui est toujours bien, c’est la taille de la scène et la vision d’ensemble que l’on a de partout.
On a donc vu l’excellente compagnie Nederlands Dans Theater qui reprend les ballets de 2 grands chorégraphes.
En premier Tao Ye : 15
Il nomme ses ballets d’un chiffres, on avait vu 6 & 7 à la Mac il y a quelques années.
La danse est dans la même idée mais sublimée, j’avais eu du mal la dernière fois, et là j’ai été carrément emportée, c’est hypnotique, une énergie folle, les 15 danseur.se.s en triangle sont magnifiques. Leur costume également. La musique et la danse font comme une transe… C’est comme une répétition infinie sans l’être. J’ai vraiment beaucoup aimé.
Sharon Eyal et Gai Behar propose Jakie. 16 danseur.se.s puissants, en justaucorps chair, tout en muscle, je dis cela car même un peu loin, je voyais les muscles de leurs jambes se dessiner…
Une danse forte, unie, les 16 danseur.se.s très proches durant toute la chorégraphie. On a aussi un triangle, mais avec plus d’individualité, le ou la 16 ème qui sort du jeu pour mieux y replonger.
Une belle programmation de voyage mais qui finalement n’est pas si différente.
Une compagnie et des chorégraphes à découvrir davantage. Merci le théâtre de la Ville.
Dernier cours avant les vacances, traditionnellement nous avons partagé un petit pique-nique. Mais nous avons aussi continué nos sculptures de plâtre 🙂
C’est une technique vraiment originale et qui permet de faire plein de choses différentes.
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