La vie de ma mère de Julien Carpentier

Ciné de début de semaine (je rattrape mon retard de publication) avec Agnès Jaoui en grande forme dans le rôle d’une femme bipolaire.

Judith débarque chez sa mère à l’improviste et son côté très fantasque bouleverse la journée de son fils Pierre, appelé au secours pour faire en sorte que sa mère retourne dans la clinique psy où elle est soignée.

Pierre est fleuriste, on comprend au fil du film que sa mère lui en a fait voir de toutes les couleurs. Il commençait à se réinsérer dans sa vie, et c’est à ce moment que Judith refait surface.

La journée de Pierre va comme exploser… William Lebghil est très touchant dans ce rôle, ses ami.es sont chouettes aussi.

Le film est malgré le sujet une comédie mais c’est plein d’émotions. J’ai eu un peu de mal car même si la pathologie de ma mère n’est pas du tout la même, être ainsi obligé de prendre un parent totalement en charge, me parle trop. J’ai bien aimé, je trouve Agnès Jaoui formidable, j’ai été vraiment touchée.

Avez vous vu ce film ? Qu’en pensez vous ?

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La salle des profs de İlker Çatak

Plusieurs films sur les profs dans les salles en ce moment. J’ai profité du Printemps du cinéma pour aller voir celui là qui ne passe déjà plus beaucoup.

C’est un film allemand, vu l’âge des élèves c’est au collège. On ne voit pas vraiment la différence avec le système français, sauf les profs qui enseignent 2 matières.

Suite à des vols dans la salle des profs, Carla Nowak, jeune prof de math et de sport, mène l’enquête. Je ne vais pas vous dévoiler l’intrigue mais du coup elle met le bazar dans tout l’établissement, que ce soit dans sa classe avec les élèves, avec les parents, avec l’administration et avec les autres profs !

L’actrice Leonie Benesch est très bien dans le rôle, très investie, paumée juste comme il faut. Le rythme du film est de plus en plus stressant. Je ne peux rien vous dévoiler, ce serait dommage de vous priver du suspense.

La fin est disons très ouverte, c’est un peu dommage.

Le film aborde le harcèlement, le racisme, les discriminations, la vie scolaire et les difficultés du métier de prof… Un film à voir…

L’avez vous vu ? Qu’en pensez vous ?

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La doublure de Mélissa da Costa

J’ai déjà lu plusieurs livres de Mélissa Da Costa mais celui ci est différent, beaucoup moins de bons sentiments. Mais par contre quand on commence, on ne peut plus s’arrêter de lire…

Evie est un peu paumée, son petit ami vient de la quitter, elle n’a pas de boulot, elle est loin de sa famille alors quand elle croise Pierre Manan qui lui propose un job un peu particulier, elle n’hésite pas longtemps.

Elle va découvrir un nouveau monde où l’argent coule à flot. Clara la femme de Pierre est artiste peintre, elle va l’initier au monde de l’art.

Je peux vous le dire sans trop dévoiler de l’intrigue mais tout ne sera pas rose pour Evie. Elle va plonger dans les turpitudes de ce drôle de couple.

Si vous aimez cette auteure, mais que vous aimez aussi les livres un peu stressant, ce livre est pour vous. Si vous voulez rester dans le feel good, passez votre chemin 😉

J’ai bien aimé l’immersion dans le monde de l’art, je ne connaissais pas particulièrement les artistes et les courants dont elle parle, je suis allée voir les oeuvres, ce n’est pas ce que je préfère mais c’est intéressant.

Et son style d’écriture est agréable et structuré. Le suspense est bien là, les surprises aussi.

Avez vous lu ce livre ? qu’en pensez vous ?

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Bérénice de Romeo Castellucci au Théâtre de la Ville

Pas facile d’écrire sur ce spectacle qui ne laisse pas indifférent, on peut lire pas mal de choses dans la presse en ce moment.

C’est Bérénice avec Isabelle Huppert, seule et elle ne dit que le texte de Bérénice… Difficile à suivre, surtout que par moment elle chuchote à l’abri derrière le rideau, à d’autres, sa voix est amplifiée ou modifiée par le micro et puis à la fin elle ne trouve plus ses mots (volontairement).

Elle parle avec un radiateur, elle sort un immense linge d’une machine à laver, elle se retient à une barre qui vient du plafond… Elle a dans la seconde partie une robe magnifique.

Sur scène apparaissent quand même Titus et Antiochus, 2 jeunes comédiens qui font une danse que je n’ai pas comprise. Puis les sénateurs romains, qui se déshabillent, pourquoi ? Et à la fin en fond un immense bouquet de fleurs qui fanent, pourquoi également ?

Des spectateurs choisissent de partir, un alors qu’elle nous demande de ne pas la regarder, dit que l’on a compris, la salle rit mais ensuite, une grande partie de ceux qui restent, applaudissent énergiquement.

Je suis partagée, je ne me suis pas vraiment ennuyée, mais j’aurai aimé voir Bérénice. L’avantage, comme il manque beaucoup de texte c’est que cela ne dure qu’une heure trente ! Je suis contente de l’avoir vu, les articles de presse me font sourire. Déçue aussi car quand j’ai acheté les places en juin de l’année dernière, le spectacle n’était pas présenté ainsi.

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365defiphoto – Saison 11 – Semaine #12

Une nouvelle semaine active au travail, avec des soirées variées plus ou moins réussies 😉

Ma semaine en images :

Dimanche 17 # Jour 77 : Belle adaptation du texte de Zola au TPG

Lundi 18 # Jour 78 : Les seules tulipes qui ont bien voulu fleurir dans mon jardin !

Mardi 19 # Jour 79 : Gravure à @latelierdumardi J’aime vraiment beaucoup la gravure… Je ferai un article la semaine prochaine.

Mercredi 20 # Jour 80 : Mon petit arbre qui ne grandit pas mais qui fleurit 😉

Jeudi 21 # Jour 81 : Soirée théâtre avec Isabelle Huppert… Bérénice, la pièce dont tout le monde parle 😉

Vendredi 22 # Jour 82 : Journée de réunion alors souvenirs de l’atelier de Mr Prof, base de gravure… ❤

Samedi 23 # Jour 83 : Présentation de saison de l’Opéra de Paris, ça donne envie 😉 Et j’ai découvert le magasin Boesner, waouuu 😉

C’est le printemps du cinéma, bon c’est le même prix pour moi mais je vais y aller quand même 😉

Bon dimanche à vous.

Atelier d’écriture #2

Je suis allée la semaine dernière à un nouvel atelier d’écriture organisé par la médiathèque de Choisy le Roi avec Marin Fouqué, un jeune auteur.

Nous étions 9, nous avons écrit sur 2 « exercices », je vais partager le second avec vous. C’était très chouette, j’espère qu’il y en aura d’autres.

Le thème du texte à écrire est le corps. Il faut s’attarder sur un geste, sur une posture, le décrire sans le juger, expliquer ce qu’il implique… On peut élargir selon notre inspiration. On a 20 minutes (si vous voulez faire l’exercice).

 » Paul rentre, il est 20 heures comme d’habitude, il lâche son sac à dos dans l’entrée, son manteau sur le banc. Il est calme, pas de bruit dans la maison. Il entre dans la cuisine, sa femme est là, debout près de la cuisinière.
– Qu’est ce qu’on mange ? C’est prêt j’espère !
Il s’assoit doucement faisant grincer la chaise, il plie ses grandes jambes, reste le dos bien droit, il prend son verre.
– Et ma bière ?
Son visage est impassible, calme, en total décalage avec le son de sa voix. Sa femme le sert en silence, il boit doucement, il tient son verre fermement, ses doigts restent souples. Il ne bouge presque pas, son visage n’exprime rien, dans cette maison c’est comme s’il était mort et c’est à cause de sa femme, il en est convaincu. Il ne veut plus la voir, il veut l’oublier, surtout ne pas parler, ne plus l’entendre.
Il mange sans bruit, sans goût, juste son regard noir tourné vers elle qui ne réagit pas.
Le silence pèse des tonnes.
Une main sous la table posée sur son genou, de l’autre mécaniquement, il pique les pâtes à la sauce tomate, les porte à sa bouche, mâche et avale rapidement. Il termine sa bière, pousse son assiette, regarde à nouveau sa femme. Elle n’a fait que grignoter…
Demain il ne rentrera pas. »

La terre de Anne Barbot au théâtre Gérard Philipe

Théâtre du dimanche avec des ami.es… Une pièce du terroir, adaptation du texte de Zola publié en 1887, le quinzième volume de la série des Rougon-Macquart.

J’ai lu toute la série ado mais ce n’est pas celui dont je me souviens le mieux.

Le texte est au goût du jour, c’est assez fou. Le monde paysan n’a pas changé tant que cela en 150 ans. J’ai pensé au film vu recemment La ferme des Bertrand et ils ont les mêmes soucis, la mécanisation, les grandes propriétés, les enfants qui préfèrent partir, trop d’administratif, la concurrence étrangère. Mais également la domination masculine qui n’est malheureusement pas spécifique à la campagne, et l’étranger qui est bon pour travailler mais qui ne fera jamais parti de la famille.

La pièce montre l’héritage que laisse un paysan à ses 3 enfants, les conflits, les difficultés financières, la politique de l’époque.

La mise en scène est tournée vers le public, elle est vive et « réaliste »… Ils boivent beaucoup de vin 😉

Cela dure plus de 2 heures mais on est à la ferme avec eux, l’odeur du foin est là, et cela passe vite.

J’ai vu quelques dates de tournée, si jamais…. Une bonne façon de revoir ses classiques 😉

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Gisèle Halimi, une farouche liberté de Léna Paugam

La vie et l’oeuvre de Gisèle Halimi très bien dite par Ariane Ascaride et Philippine Pierre-Brossolette d’après les entretiens qu’elle avait donné à Annick Cojean.

Gisèle Halimi était avocate, féministe et femme politique. Née en Tunisie, elle a découvert très tôt les différences entre les filles et les garçons. Au sein de sa famille, elle devait tout faire pour ses frères. Elle s’est très vite rebellée et a gagné la bataille auprès de ses parents. Cela lui a donné sa vocation d’avocate pour défendre les droits des femmes…

Signataire du manifeste de 343 en 1971, elle a avec le procès de Bobigny, ouvert une des premières portes pour la légalisation de l’avortement en France. Un autre procès a permis en 1978 de faire reconnaitre le viol comme un crime.

La pièce est pleine de détails sur la vie si riche de cette femme exceptionnelle. Le dialogue entre les 2 comédiennes est rythmé, on se souvient, on apprend, on réfléchit… On pense au 8 mars dernier, l’IVG dans la constitution française.

Je vous conseille vivement ce spectacle qui donne beaucoup de force pour les combats féministes à venir…

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Il reste encore demain de Paola Cortellesi

Ma semaine a été très féministe et ce film porte tous les messages auquel je crois depuis toujours…

Et c’est formidable qu’en Italie, il réveille les consciences des femmes et des hommes.

L’histoire se passe après guerre, Delia est mariée à Ivano, ils ont 3 enfants. Elles fait des petits boulots pour apporter un peu plus d’argent à la maison.

Son mari la bat régulièrement, elle doit s’occuper de son beau-père alité, elle fait tout dans la maison avec un peu d’aide de sa fille ainée Marcella, les 2 garçons plus petits ne font rien et sont assez insupportables, elle est moins payée parce qu’elle est femme, elle est épuisée.

Elle a une amie qui travaille sur le marché et semble avoir un meilleur mari, ensemble elles peuvent faire une petite pause qui soulage.

Les fiançailles de sa fille vont ouvrir les yeux de Délia sur ses conditions de vie…. Je ne vous en dis pas plus, allez voir ce très beau film.

Il est en noir et blanc, extrêmement maitrisé. Le sujet est bien sûr porteur mais le film est excellent du point de vue cinématographique. Les actrices sont magnifiques, on est transporté dans les années 40 mais c’est malheureusement si actuel. La musique crée un contraste et les phases dansées sont très évocatrices.

Je vous le conseille vivement, vous me direz ce que vous en pensez 😉

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Dans les archives de FanXoa et mastO de Bérurier Noir à la BNF

Petite expo à la Bibliothèque François Mitterrand qui permet d’entrer dans ce grand bâtiment un peu mystérieux.

L’expo propose plein de souvenirs des années 80 et même si je n’écoute plus trop les groupes de cette période, il n’y a pas une fête sans « Salut à toi…. »

Le rock alternatif mâtiné à la sauce punk c’était vraiment des concerts incroyables. Toute une époque !

Cela fait plaisir de s’y replonger.

Les groupes que j’ai le plus suivis, un peu différent mais … C’est la Mano Negra, et puis Les Négresses vertes… Chouette idée de retrouver ces créations hors système dans un musée…

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