Expo Jean Hélion au Musée d’Art Moderne de Paris

La prose du monde

Je ne connaissais pas Jean Hélion, j’ai du voir certaines de ses toiles avant mais sans qu’elles ne m’arrêtent.

Jean Hélion, est un peintre et graveur français né le 21 avril 1904 et mort le 27 octobre 1987.

Son itinéraire artistique complexe est passé, cas peu fréquent, de l’art abstrait parfois proche de Piet Mondrian à l’art figuratif. Il a contribué à l’introduction de l’art abstrait aux États-Unis.

J’ai aimé cette rétrospective même si je n’apprécie pas forcément tout son travail, une partie trop figurative pour moi. C’est intéressant de voir l’évolution dans le temps.

Petit coup de coeur pour cette toile de jeunesse : Nature morte au pot, aux 3 bols et à l’allumette (1929)

Dans les années 30, il est en pleine abstraction, dans le même temps de Mondrian et Calder (ils sont amis). Il travaille sur l’orthogonalité, les tensions et l’équilibre.

Puis commence son retour à la figuration. J’ai aimé son petit carnet 😉

L’homme au parapluie et femme à la fenêtre des années 40 et Les Toits de 1960

J’aime bien ses autoportraits

Et pour finir, pour vous montrer un de ses grands triptyques de la fin des années 60 dans lesquels il rassemble les différentes étapes de sa vie.

Une belle expo dans un magnifique musée à voir jusqu’en août 24.

Lire la suite

365defiphoto – Saison 11 – Semaine #18

Une semaine riche en spectacle et en sortie 🙂 Et le reste on oublie…

Ma semaine en images :

Dimanche 28 # Jour 119 : Seule en scène de La Joconde, sa vie son oeuvre 😉 C’était chouette.

Lundi 29 # Jour 120 : Mon préféré, super meeting spectacle, Edouard est unique !

Mardi 30 # Jour 121 : #latelierdumardi, gravure en ce moment

Mercredi 1er mai # Jour 122 : J’ai séché la manif 😦 A la place brunch avec les garçons et soirée jeux

Jeudi 2 # Jour 123 : Expo découverte pour moi de Jean Hélion

Vendredi 3 # Jour 124 : Le Pina Bausch de l’année, je vous en parle vite…

Samedi 4 # Jour 125 : Ciné avec José Bové, j’avais oublié, c’est intéressant et j’aime Bouli Lanners et Thomas VDB 😉

C’est chouette les petites semaines de travail, et celle qui arrive sera top… Nous partons faire le pont à Lyon… Je vous prépare des billets sinon je vais essayer de déconnecter…
Bon dimanche

Atelier saison 18 – Avril 24

Petit point mensuel sur @latelierdumardi 🙂

Le sujet est « projet personnel » et du coup nous sommes plusieurs à essayer la gravure mais pas que…

J’espère arriver d’ici la fin de l’année à ce que je recherche.

Voici quelques photos :

On continue mardi prochain, les jours fériés tombent bien cette année 🙂

Ma candidature – Edouard Baer – Théâtre Antoine

Je n’ai pas résisté au nouveau délire d’Edouard Baer, il entre en campagne pour les élections. Il a écrit son programme. Il nous offre son premier meeting, un nouveau concept.

C’est du Edouard Baer à 100% alors avant de réussir à lire les feuilles qu’il tient en main, il dit tout ce qui lui passe par la tête. Christophe Meynet lui donne la réplique ainsi que quelques invités, un groupe de musiciens dont l’incontournable Tito, l’accompagne. A combien est la part d’impro ? Mystère…

Il joue l’homme politique débutant mais sincère, proche des gens, défenseur des travailleurs… Impossible de vous résumer ses propos… Il rend aussi hommage aux grands discours.

Le spectacle est prolongé à Paris jusqu’au 6 juillet…

Lire la suite

Et si les femmes avaient le droit de vieillir comme les hommes ? de Amanda Castillo

Dans ma phase de lecture féministe, je vous propose Et si les femmes avaient le droit de vieillir comme les hommes ?

L’autrice analyse le vieillissement des femmes sous toutes ses formes…

Pour de nombreuses femmes avec l’âge, de nombreuses portes se ferment. Mais vieillir ne doit pas nous faire renoncer à ce que l’on est et que l’on a envie de continuer d’être…

C’est complexe et pas facile à résumer. On connait toutes les « injustices » liées à l’âge, difficultés de trouver un travail après 50 ans, difficile de trouver aussi un compagnon car les hommes de notre âge regardent les jeunettes, être obligée de tout faire pour paraître plus jeune…

Pourquoi s’infliger tout cela ? L’autrice ne dit pas son âge comme geste politique. Elle dénonce ces hommes qui ne sont en couple qu’avec des femmes jeunes, et qui donc changent régulièrement, eux vieillissent, pas leur compagne. Dans le cinéma, les actrices qui ne jouent pas les rôles « de leur âge ». L’inquiétante hausse de la chirurgie esthétique par des femmes jeunes, voir l’usage de crème anti-ride par les fillettes.

Mais dans notre société rares sont les femmes qui réussissent à passer à travers cette injustice. Elle nous donne 4 exemples de femmes qui ont porté fortement la lutte contre le patriarcat en vivant librement tout au cours de leurs vies : Benoîte Groult, Lou Andreas-Salomé, George Sand ou Dominique Rolin.

Une phrase qui m’a touchée particulièrement : « … L’ancrage en soi-même. C’est dans cet espace souverain, qui n’appartient qu’à soi, qu’il faut chercher un remède à l’écoulement du temps ».

Un livre qui fait réfléchir, qui met en colère, et puis qui invite à se mobiliser toujours plus pour l’égalité et la défense des droits des femmes. A l’avenir je vais essayer de lire davantage d’autrices, de voir plus de films de femmes, pour les spectacles c’est plus compliqué, mais je vais y penser.

Avez vous ou entendu parler de ce livre ? Qu’en pensez vous ? Comment vieillissez vous ? 😉

Lire la suite

La Joconde parle enfin au Théâtre de l’Oeuvre

La Joconde dans un seule en scène interprétée par Karina Marimon, une pièce de Laurent Ruquier et mise en scène par Rodolphe Sand.

La Joconde ou plutôt Monna Lisa se raconte, nous raconte avec humour sa longue vie puisqu’elle a été peinte entre 1503 et 1517 (on ne sais pas exactement). Et ce tableau a une vie très riche. Il a voyagé, vu du beau monde, il a été volé puis retrouvé, il n’a pas toujours été aussi célèbre.

Karina Marimon nous fait un peu un exposé, mais le texte est vivant, rebondissant, avec une pointe d’humour (quelques spectateurs rient beaucoup).

C’est assez classique mais j’ai passé un bon moment en bonne compagnie 😉

Lire la suite

Le Crocus jaune de Laila Ibrahim

Un livre offert si on en achète 2 autres… Et une belle surprise. J’ai lu ce livre en même temps que Manika, vous pouvez lire son article également.

Au XIXème siècle dans la sud des Etats-Unis, dans une plantation nait la première enfant de la famille de la plantation. Elle est confiée à une nourrice noire Mattie qui vit avec elle dans sa chambre (et dans l’appentis à côté), et qui a du laisser son propre enfant au bon soin de sa soeur.

Des liens très forts se tissent entre Lisbeth et Mattie. La mère de Lisbeth n’est pas méchante mais elle suit les traditions familiales imposées par sa belle-mère.

Lisbeth toute son enfance ne sera bien qu’auprès de sa nounou qui lui fait voir le monde avec amour et bienveillance. Mattie crée un lien fort avec la petite Lisbeth, elle n’en n’oublie pas pour autant son fils qu’elle va voir dès que possible.

Je ne vous en raconte pas plus, il y a de nombreux rebondissements. Le livre nous plonge dans ce monde de l’esclavage et cette supériorité des blancs tellement ignoble. On sait que encore aujourd’hui, la vie des personnes noires au Etats-Unis n’est pas toujours facile. Le racisme est malheureusement toujours présent.

Un livre attachant, une belle saga, on peut dire familiale. Il y a une suite, si je la croise à la bibliothèque, je me laisserai tenter 😉

Avez vous lu ce livre ? Connaissez vous cette autrice ?

Lire la suite

Jours de joie de Arne Lygre à l’Odéon

Soirée théâtre samedi aux Ateliers Berthier, seconde salle de L’Odéon. Une pièce contemporaine de l’auteur norvégien Arne Lygre mise en scène par Stéphane Braunschweig.

Vivre un « jour de joie », organiser un moment privilégié avec ses deux enfants, au bord d’une rivière, près d’un cimetière, sur un parterre de feuille morte (on dirait des vraies), la mère et sa fille attendent le frère… Il est en retard. Passe aussi par là un couple en rupture, puis une belle-mère en deuil et ses deux beaux-fils, le père souhaite reposer dans cet endroit calme. Les discussions se croisent, fusionnent…

Aksle, le frère arrive enfin, mais il annonce son départ.

Pour la seconde partie, nous sommes chez David, l’ex de Aksle, le décor sobre nous montre l’hiver qui arrive. C’est l’anniversaire de David, une fête improvisée s’organise…

J’ai préféré la première partie, le texte (dans son ensemble) est fort et poétique, il prête à sourire et à réfléchir : comment être dans la joie. Les comédien.nes sont top.

Au départ Ils sont toutes et tous dans leur propre univers et se rencontrent, alors qu’ensuite bien qu’ensemble, ils restent plutôt dans leur monde aspiré par les souvenirs. L’ombre de la rupture, de l’abandon prend toute la place.

Une belle expérience de théâtre à partager. Le texte est publié si cela vous tente.

Lire la suite

365defiphoto – Saison 11 – Semaine #17

Une semaine très travail, plein de réunions… Pas trop de temps pour le reste 😦 Avec l’arrivée de mai on va se détendre… Si j’arrive à régler quelques soucis de ma mère…

Ma semaine en images :

Dimanche 21 # Jour 112 : Ciné du dimanche, un polar en Corse… Pas facile…

Lundi 22 # Jour 113 : Voyage au Japon, la campagne japonaise très bien filmée.

Mardi 23 # Jour 114 : Atelier du mardi annulé au dernier moment… Photo de mes tulipes 🙂

Mercredi 24 # Jour 115 : Journée de réunion un peu lourde mais au retour cette belle rose dans mon jardin 🙂

Jeudi 25 # Jour 116 : Visite matinale de la nouvelle belle salle Arena Grand Paris à Tremblay. Vivement les spectacles même si ce n’est pas pratique pour moi.

Vendredi 26 # Jour 117 : Journée d’étude sur l’Intelligence Artificielle, ça fait peur un peu…

Samedi 27 # Jour 118 : Soirée théâtre aux Ateliers Berthier de l’Odéon, une pièce intéressante.

Dimanche, chouette… Je retourne voir un spectacle cet après-midi 🙂 Je vous souhaite une bonne journée.

La mal n’existe pas de Ryūsuke Hamaguchi

Contente d’aller voir le nouveau film de Ryūsuke Hamaguchi, j’ai tellement aimé Drive my car.

Cette fois nous sommes dans la campagne japonaise, un village en forêt, proche des montagnes. La nature, les arbres, les paysages sont magnifiques et superbement bien filmés.

Takumi vit avec sa fille Hana, il lui apprend l’amour et le respect de la nature.

Un projet de camping de luxe pour touriste vient rompre l’équilibre de l’endroit. Les villageois veulent s’y opposer, les discussions sont vives entre les promoteurs et les habitants.

Le fin du film est troublante, pour tout vous dire je n’ai pas bien compris, j’espère pouvoir en parler avec quelqu’un qui a vu le film sans trop vous en dévoiler.

C’est un film japonais lent, il ne s’y passe pas grand chose, les images sont belles, on peut se laisser emporter dans une sorte de rêverie (ou s’ennuyer aussi).

Pas facile de retrouver l’émerveillement de Drive my car…

Lire la suite