L’affaire Corneille Molière à la Comédie Bastille

Une pièce littéraire à la Comédie Bastille de Marc Tourneboeuf mise en scène par Julien Alluguette.

On est en 1968, trois étudiants suite au cours de leur professeur de la Sorbonne s’interroge sur l’origine des écrits de Molière. Et si c’était Corneille, le véritable auteur ?

Ils enquêtent dans les livres, retrouvent les doutes que d’autres ont déjà eu avant eux, développent les arguments qui sont à la base de cette hypothèse. Les preuves sont quand même limitées mais ils veulent aller au bout…

La pièce est rythmée, ils sont 5 plus un musicien/ingé du son qui propose la musique et les bruitages en live. Les comédien.nes sont convaincants. On s’interroge sur la véracité d’une telle supposition. Sans grand moyen, c’est bien fait et on se laisse prendre à l’enquête.

C’est à Paris pour tout l’été 😉

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Ménopause de Alex Goude et Alexandra Cismondi

Tout est dit dans le titre quand au thème de la pièce 😉

4 comédiennes chanteuses disent tout sur ce sujet trop souvent tabou.

Dans différents tableaux, par étage d’un grand magasin parisien, elles abordent tous les soucis que subissent les femmes avec le ménopause..

C’est à la fois sketchs et chansons parodiées avec les paroles qui vont bien pour le sujet.. Le tout est drôle et joyeux, cinquantenaire aujourd’hui pour les femmes n’est heureusement qu’un passage, la vie continue, on reste dynamique et en pleine forme.

Je ne suis pas forcément fan de ce style de pièce, l’humour est parfois à mon goût un peu limite, les enchainements de la voix off masculine ne sont pas vraiment drôles.

Les reprises des chansons de Stromae, Mc Solar, Bruel, Claude François … sont percutantes. Les chanteuses sont très fortes.

Même si parfois c’est un peu lourd, comme le passage sur le consentement, l’ensemble est bien vu sur le sujet.. Il y a une majorité de femmes dans la salle, il ne faut pas hésiter à venir accompagnée d’un homme pour qu’il sache 😉

C’est à 19h, jusqu’en novembre, parfait pour un début de soirée sympa quartier Montparnasse…

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Mona et son manoir de Armistead Maupin

On retrouve 10 ans après le dernier épisode, nos ami.e.s du 28 Barbary Lane, suite donc des chroniques de San Francisco.

C’est un livre un peu désuet mais aussi complétement actuel. J’ai bien envie de relire toute la série pour retrouver Michael, Anna, Mona et les autres.

Je ne sais pas si le livre peut plaire si on n’a pas lu la série. Mona a emménagé en Angleterre dans un manoir hérité de son mari, elle a un fils adulte Wilfred qu’elle a adopté. Michael et Anna viennent leur rendre visite pour les fêtes du solstice d’été.

On est un peu dans un roman à l’eau de rose anglais mais aussi dans du Agatha Christie mâtiné de comédie, c’est souvent au Xème degré. Tout est sympathique, les personnages queer sont aimés, on aide celles et ceux qui en ont besoin. Sida, violence conjugale, patriarcat sont là, condamnés, servant de base à une reconstruction de la famille choisie, élargie et aimée.

Vous avez compris je reste sous le charme des chroniques 🙂

Les avez vous lues ? Aimez vous Armistead Maupin ?

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Festival Jogging – Carreau du Temple

La semaine dernière JL a participé a une performance dans le cadre du festival Jogging qui associe art et sport.

Ballet Jogging a été créé pour le passage de la flamme olympique à Marseille. Il est ici repris par Pierre Rigal et 50 amateur.trices de danse ou de course. L’effort physique devient matière chorégraphique.

La course est une danse collective, ils et elles forment des figures en mouvement qui créent des images poétiques et puissantes. C’est presque hypnotiques.

Le tout est accompagné d’une musique originale de Julien Lepreux.

Chouette expérience pour JL.

Quelques images et une vidéos. Toutes les infos sur le site du Festival Jogging.

L’Hôtel du Libre-Echange à l’Odéon

Reprise par Stanislas Nordey de cette pièce classique de Georges Feydeau de 1894.

Je connaissais cette pièce, je l’avais déjà vu il y a quelques années, avant #metoo et aujourd’hui je trouve que ce style de pièce a vraiment vieilli, même avec une mise en scène très contemporaine, le texte a vieilli. Peut on encore se moquer des femmes (des hommes et des provinciaux aussi, mais…) comme cela ?
Pourquoi monter un tel vaudeville ?

J’ai regardé les critiques des journaux, elles sont bonnes. Je suis donc passée à côté, je ne suis pas la seule car la salle s’est un peu vidée à l’entracte.

2 couples qui ne s’entendent plus trop, un mari qui apprécie la femme de son meilleur ami, puis l’ami de province qui débarque mènent sur toute une série de quiproquo.

La pièce est une satire sociale, une critique de la bourgeoisie qui se transforme en farce quand ils sont dans l’hôtel habillés en espèce d’autruche. Avec une scène finale de music-hall.

Les comédien.nes disent le texte de façon très claire mais aussi surjouée, c’est certainement volontaire, cela fait un peu caricature, j’ai eu du mal…

Je viens de faire les choix des spectacles que j’irai voir l’an prochain à l’Odéon, j’espère n’avoir que de bonnes surprises.

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365defiphoto – Saison 12 – Semaine #21

Une semaine toujours très théâtre et une performance avec JL, une présentation de saison, et un anniversaire de blog, le temps passe….

Un article lecture aussi avec le dernier Edouard Louis.

Ma semaine en images :

Dimanche 25 # Jour 145 : Atelier d’amateur, tous les danseur.ses courent pendant 50 mn environ en suivant un chemin chorégraphié. C’était presque hypnotique avec une musique mixée en live sur mesure. Sympa.

Lundi 26 # Jour 146 : Présentation de saison de l’Odéon avec le nouveau directeur. Pas facile de choisir…

Mardi 27 # Jour 147 : L’atelier du mardi, on cherche du monde pour l’année prochaine 😉

Mercredi 28 Jour 148 : Retour de chez ma mère toujours dans les bouchons 😦

Jeudi 29 # Jour 149 : L’hôtel du libre échange à L’odéon, pas convaincue…

Vendredi 30 # Jour 150 : Une pièce comique sur un sujet sérieux. C’est complet sur le sujet 😉

Samedi 31 # Jour 151 : Chouette pièce sur Corneille et Molière.. Mieux que le foot (il n’y avait pas de tram pour rentrer chez moi !)

Bon j’imagine que ça va être une journée très foot, pfff 😉

Je vous souhaite un bon dimanche quand même.

Anniversaire de blog : 19 ans !!!

19 ans c’est fou 🙂

Je n’ai rien préparé, je publie toujours beaucoup ici mais je ne suis plus aussi assidue.

Ce blog est devenu presque exclusivement culturel avec des spectacles théâtre, danse, opéra, du cinéma, des concerts et de la lecture… C’est déjà beaucoup… Pour moi c’est une mine d’archives et quand je prépare mes abonnements pour la saison prochaine, il m’est d’une grande aide.

J’aime beaucoup vous lire et vous répondre même si on est de moins en moins nombreuses, j’ai encore pas mal de visites (à mon niveau) mais les commentaires, ce n’est pas facile. Mille merci à vous qui m’êtes fidèles. J’ai aussi des échanges sur les réseaux mais c’est éphémère. Je préfère vraiment ici 🙂

J’ai davantage repris la lecture parce que je n’arrive plus trop à dessiner ou peindre, j’ai réalisé recemment 2 cartes que voici :

Parfois je me demande à quoi j’occupe mon temps !!! Ce temps qui passe si vite. Elles ne sont jamais simple les idées qui tournent dans la tête quand on a du mal à dormir.
Je ne vais pas vous infliger une séance psy ici.

Merci pour tous les partages que nous avons encore, merci pour tous les bons souvenirs, pour les rencontres, les sourires, les encouragements… Je vous embrasse. A bientôt j’espère.

La venue de l’avenir de Cédric Klapisch

J’aime bien le cinéma de Cédric Klapisch depuis L’auberge espagnole et surtout En corps. Cette fois avec un casting de fou, même les petits rôles sont connus, il nous emmène dans 2 époques, le monde d’aujourd’hui où il est question d’héritage et les débuts de l’impressionnisme à Paris en 1895.

Les 2 sont liés, l’héritage est une maison en Normandie abandonnée mais pleine de souvenirs écrits, photos et peintures. Les passages entre les époques sont très naturels, c’est très bien fait.

C’est un film grand public qui nous plonge dans le monde de l’art de façon légère, et ça fait du bien de passer un bon moment comme cela, tranquillement. Les début de la photographie, du cinéma (évoqué) et de l’impressionnisme, comme une évidence, Klapisch met en avant la modernité de cette époque pour la faire redécouvrir aujourd’hui.

Un joli film plein d’actrices et acteurs formidables, j’adore Vincent Macaigne.

L’avez vous vu ? Qu’en pensez vous ?

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Vollmond – Pina Bausch – Théâtre de la Ville

J’ai pu voir la dernière reprise de Pina Bausch par le Tanztheater Wuppertal + Terrain Boris Charmatz dans la salle Sarah Bernhardt du Théâtre de la Ville.

Le décore est superbe, une énorme pierre et comme une rivière d’eau qui passe en dessous.

Dans les créations de Pina Bausch il y a de la danse très belle et une partie « théâtre » avec laquelle j’ai du mal. Il y a aussi beaucoup de répétition des gestes chorégraphiques qui ont du mal à ma convaincre (ça pourrait être plus court !)

Les premiers solos de danse sont superbes, l’avant final quand ils dansent tous ensemble est magnifique, j’ai aimé aussi les jeux d’eau. Mais pour le reste j’ai du mal, les petites scénettes, l »humour décalé, n’apportent rien pour moi.

Je sais que ne pas aimer Pina Bausch est bizarre, je reconnais volontiers son immense talent, je sais tout ce qu’elle a apporté à la danse contemporaine mais malgré cela, je ne suis pas totalement convaincue par ses ballets.

Est ce que vous êtes de ceux et celles qui faisaient la queue devant le théâtre pour essayer de trouver une place ? Dites moi pourquoi vous aimez Pina Bausch 😉

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L’effondrement de Edouard Louis

Je continue de découvrir les livres de Edouard Louis. Après ceux sur sa mère, Combat et métamorphoses d’une femme et Monique s’évade, il écrit cette fois sur son frère aîné qui est décédé à 38 ans.

Ils avaient la même mère mais pas le même père, le père de son frère ne s’est pas occupé de lui, il a mal vécu cet abandon. Et le deuxième mari de sa mère n’était pas un bon père non plus.

Son frère a eu une vie assez tragique, il n’a jamais pu aller au bout de ses rêves, rabaisser par ses proches et alcoolique très jeune. Il a également été violent avec les femmes. Il était dans une espèce de spirale lié à sa colère devant toutes les injustices du monde et contre lui.

Edouard Louis raconte son frère comme lui l’a connu, même si au moment de son décès cela faisait longtemps qu’il ne l’avait pas vu mais il parle aussi du fils de sa mère, ou à travers ses anciennes amies, de l’homme qu’il a été. Un homme qui a vécu dans la souffrance, la pauvreté et l’alcool. Il parle de déterminisme social, que la société n’aide pas ceux qui naissent dans un milieu social défavorisé et qui n’arrive pas à s’en extraire.

C’est fort et touchant, une sorte d’hommage tragique à son frère, un pardon, un parcours psy pour lui…

Avez vous lu ce livre ? Aimez vous les livres d’Edouard Louis ?

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