La collision de Paul Gasnier

Je regarde quand je peux Quotidien et j’ai été touchée en entendant une interview du journaliste Paul Gasnier à propos de son livre, j’ai eu envie de le lire.

Le journaliste a enquêté, 10 ans après les faits, sur l’accident qui a tué sa mère. Un jeune homme avait emprunté une grosse moto et a fait du rodéo urbain, une roue arrière en ville, en plein après-midi et il a percuté un femme en vélo.

Un accident dramatique, le femme est morte et le jeune homme a fait de la prison. L’accident a bouleversé 2 familles.

Paul Gasnier revient sur la mort de sa mère, il avait 20 ans, il était très proche d’elle, ils avaient une grande complicité. Son père et sa soeur sont également dévasté.

Paul Gasnier combat les rodéos sauvages, les roues arrières dont les marchands de grosses motos font la pub, les vidéos de rap également. Ces machines puissantes deviennent incontrôlables et les accidents sont inévitables. Celui qui montent sur une de ces motos pour faire des roues arrières connait le danger. Si en plus il est sous emprise de drogue, on ne peut plus parler d’accident.

Paul Gasnier analyse également les discours de l’extrême droite qui parle des jeunes d’origine étrangère délinquants et des « blancs » qui subissent. Il ne veut pas que son histoire serve la cause d’un Eric Zemmour. Pourquoi certains jeunes des cités en arrivent là quand d’autres vont vers une vie tranquille. Il rencontre la soeur du jeune meurtrier, une femme sensible, soucieuse des autres et qui fait tout pour aider son petit frère et qu’il reste sur la bonne voie, une femme malheureuse aussi pour la famille de Paul.

Le livre analyse le parcours des jeunes des cités et les discours politiques. C’est une enquête journaliste couplée avec un bel hommage à sa mère. Est ce que l’on peut aller vers le pardon ?

Un premier livre assez court mais fort, qui se lit d’une traite et fait réfléchir sur de nombreux sujets. J’ai bien aimé.

Et vous ? L’avez vous lu ? Pensez vous le lire ?

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En première ligne de Petra Biondina Volpe

Ce film nous plonge dans un hopital suisse, on imagine que ce n’est pas le pire, qu’il y a plus de moyen qu’en France et pourtant…

On suit une garde d’après midi et début de soirée d’une infirmière Floria. Il y a un manque d’effectif, elles ne sont que 2 pour tout l’étage. Elle commence direct par un rythme assez fou et en fait cela ne s’arrête pas. Le film va à 100 à l’heure, on est avec elle et on se demande à chaque instant quand elle va craquer ou quand tout va s’écrouler…

Ce film est limite un documentaire, un hommage aux personnels soignants qui ont de plus en plus à faire compte tenu du nombre insuffisant et qui ne sont pas reconnus pour tout ce qu’ils font.

Leonie Benesh interprète parfaitement cette infirmière qui même sous l’eau essaie de soulager les malades, d’être présente et attentive à chacun malheureusement elle ne peut être partout. On se souvient d’elle dans Salle des profs où elle était très bien en prof.

Le rythme du film est trépident, la tension monte à chaque scène, c’est plein d’émotions. On se demande comment elle pourra recommencer le lendemain. Merci à tous les personnels soignants.

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365defiphoto – Saison 12 – Semaine #37

La rentrée est bien passée, nous avons replongé dans la forte mobilisation. Une belle manif à Paris et partout en France contre l’austérité et pour un vrai changement de politique.

Sinon une semaine famille, ciné, concert, ami.es, reprise de l’atelier du mardi…

Ma semaine en images :

Dimanche 14 # Jour 257 : Agréable journée tranquille chez ma belle-mère à la campagne.

Lundi 15 # Jour 258 : Un film survolté sur une journée de travail d’une infirmière.

Mardi 16 # Jour 259 : Reprise de l’atelier du mardi. On part sur un projet sculpture mosaïque ❤

Mercredi 17 # Jour 260 : Samedi dernier on a réaménagé mon bureau et j’ai fait un peu de rangement ce soir 😉

Jeudi 18 # Jour 261 : Journée de mobilisation de l’intersyndicale.

Vendredi 19 # Jour 262 : Soirée « after work » pour fêter quelques changements. C’était sympa et il faisait super bon…

Samedi 20 # Jour 263 : Concert de IAM, le rap marseillais à la Philharmonie de Paris. Je vous en parle très vite 😉

Déjà dimanche, j’essaie d’aller au ciné et sinon je cuisine un gâteau d’anniversaire et je retente mon repas japonais, gyosas et ramen 😉 A suivre 🙂

Je vous souhaite une bonne journée.

Croisière Street-Art sur le Canal St Denis

J’ai fait cette visite cet été la veille de mon voyage au Japon et j’ai oublié de le partager avec vous.

Départ d’une petite croisière, au nord du Canal St Denis, près du 6b, un lieu alternatif culturel. Arrivée dans le parc de La Villette.

On longe la Street Art Avenue, des fresques d’art urbain proche du Stade de France jusqu’à Paris Porte de la Villette en passant par Aubervilliers. On peut voir des artistes français et internationaux.

La conférencière était très intéressante. Elle nous a expliqué toute la diversité des arts urbains, les techniques et raconté quelques anecdotes.

Le parcours est étoffé chaque année de nouvelles œuvres. On peut y admirer les œuvres de : Seth, Guate Mao, Marko 93, Tarek Benaoum, Telmo Miel… et les fresques de la nouvelle saison : Case Maclaim, Roid MSK, Fabio Petani et Kazy Usclef.

C’est une chouette balade à faire en bateau mais aussi à pied ou en vélo…

Un simple accident de Jafar Panahi

J’ai pu voir en avant-première au Cinémas du Palais, le film de Jafar Panahi qui a reçu la Plame d’or à Cannes cette année. Après le film on a pu discuter avec Asal Bagheri, enseignante-chercheuse à l’université Cergy Paris, sémiologue et spécialiste du cinéma iranien. C’était très intéressant.

Le film a été tournée en Iran sans autorisation officielle, elle nous a expliqué que beaucoup de scène sont tournée dans la voiture, ce qui permet d’âtre moins repérable (par exemple).

Le film commence par un simple accident, un homme en voiture avec sa famille écrase un chien. De cet accident, va découler tout le film. Quand il s’arrête pour réparer sa voiture, un autre homme Vahid, pense le reconnaitre à sa démarche, il le suit puis l’enlève. Il veut le tuer car il a été son tortionnaire quelques années auparavant. Il a un doute quand même et cherche d’anciens prisonniers pour confirmer qu’il s’agit bien de lui. Il rencontre des personnes très différentes qui essaient de se reconstruire et ne réagissent pas forcément pareil.

Jafar Panahi a eu l’idée de ce film lorsqu’il a été lui même emprisonné, un film pour ses codétenus. Il a travaillé avec des anciens prisonniers, des acteurs mais aussi des non professionnels qui ont acceptés de prendre le risque de travailler pour le film.

C’est filmé comme un thriller, dans le van ils s’interrogent sur leur besoin de vengeance sans vouloir devenir comme leur ancien agresseur. Vous imaginez qu’ils ne sont pas forcément d’accord. Et tout devient très puissant.

J’ai bien aimé même si ce n’est pas mon film iranien préféré. C’est important de soutenir la culture et le cinéma iranien. Ce pays malgré le régime politique produit un cinéma audacieux et reconnu qui reflète les tensions et les contradictions de la société contemporaine.

Vous me direz quand vous l’aurez vu 🙂

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Du charbon dans les veines de Jean-Philippe Daguerre au Palais Royal

Retour au théâtre du Palais-Royal le week-end dernier avec cette pièce Du charbon dans les veines, pièce qui a reçu 5 Molières cette année.

Dans les années 50, dans le Nord, les jeunes travaillent à la mine, les vieux crachent leurs poumons. Ils se retrouvent au café. Pour adoucir leur quotidien, ils jouent de l’accordéon.

Sosthène avec l’argent de sa pension de la silicose achète une télé pour suivre la coupe du monde de foot, Raymond Kopa est un enfant du pays, il est né à Nœux-les-Mines dans une famille de mineurs, ses grand-parents venant de Pologne.

La pièce montre la vie des mineurs et de leur famille, l’arrivée des nouveaux émigrés venus d’Afrique du nord. Elle parle également de pigeons-voyageurs, d’orchestre, de musique, d’amitié et d’amour, de maladie et de mort…

C’est à la fois prenant et joyeux, un texte fort et simple porté par de bon.nes comédien.nes. Sosthène, Jean-Jacques Vanier est excellent, il incarne complétement ces ouvriers mineurs.

La pièce se jouent jusqu’à la fin de l’année.

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Météors de Hubert Charuel et Claude Le Pape

J’ai pu voir Météors en avant-première lors de la soirée Coup de coeur Surprise organisée au Cinémas du Palais.

On découvre complétement le film du coup, c’est sympa.

Hubert Charuel est le réalisateur de Petit paysan que j’avais bien aimé.

Le film se passe dans l’est à St Dizier, ville de province comme abandonnée. 3 jeunes zones, enfin 2 surtout. Le troisième Tony a crée une boite de BTP qui travaille principalement sur les chantiers à risque des déchets nucléaires.

Mika bosse au Burger King et traine avec Daniel qui lui est en total rébellion et ne fait que zoner.

Mika et Daniel sont en sursis, Mika essaie de remonter la pente mais Daniel les enfonce.

Je ne vous en dis pas plus sur l’histoire pour vous laisser le découvrir au cinéma. J’ai bien aimé, même si c’est un peu anxiogène, on a peur pour eux.

Les jeunes acteurs Paul Kircher, Idir Azougli et Salif Cissé sont très bien dans leurs rôles. C’est un univers très masculin, les seules femmes sont l’assistante sociale, la juge ou l’avocate.

L’est de la France est depuis quelques années le décor de nombreux films sociaux, la région semble vraiment mal en point. C’est un film sur l’amitié, un fort lien entre les personnages et la dureté de ce qui les entoure : l’alcool, les déchets nucléaires…
La structure des images du film est très réussie, la bande son également (il y a du Pamela vu à Rock en Seine).

Le film sort le 8 octobre, vous me direz… 😉

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Manu Chao au Kilowatt à Vitry – Septembre 25

J’ai pu aller voir Manu Chao à côté de chez moi, une amie m’a donné sa place, merci 🙂 Je ne l’avais pas vu depuis Bercy en 2008 (merci le blog pour mes archives !)

Avant quand j’avais 20-30 ans c’est avec la Mano Negra le groupe que j’ai vu le plus sur scène, les concerts étaient incroyables.

Ambiance souvenir donc pour moi car Manu Chao fait toujours le même style de musique et il reprend quelques vieux titres.

C’est un Ultra Acoustic Concert, Manu Chao et sa guitare, accompagné par un autre guitariste : Matumati et un percussionniste Miguel Rumbao. Ils ne bougent pas beaucoup mais ont une énorme énergie. Ils sont rejoint par 2 cuivres qui donnent encore plus de chaleur à l’ensemble.

Ils enchaînent les titres sans pause, ils les répètent même un peu à l’infini, embarquant tout le monde dans un voyage en Amérique du Sud.

Manu reste militant pour la Paix, la Liberté, il cite la Palestine. Il encourage rapidement à descendre dans la rue le 10 !

J’aime cette musique mais la partie fin de concert avec x rappels est un peu longue…

Ecoutez Manu Chao ou La Mano Negra, c’est vraiment festif 🙂

En première partie on a écouté Lidiop qui fait du reggae, j’suis pas fan mais ça faisait bien le job 😉

365defiphoto – Saison 12 – Semaine #36

Une semaine très cinéma mais aussi cuisine et théâtre 🙂

Je vous ai également proposé 3 livres cette semaine, 2 japonais de l’autrice japonaise Michiko Aoyama et Ca va pas rater ! de Gilles Legardinier.

Ma semaine en images :

Dimanche 7 # Jour 250 : Un beau portrait de femme et les secrets de famille. Un beau film : Valeur sentimentale.

Lundi 8 # Jour 251 : Cinéma surprise 🙂 On a vu Météors, je vous en parle très vite.

Mardi 9 # Jour 251 : J’ai reçu des chèques cadeaux alors comme mon micro ondes a rendu l’âme, je l’ai remplacé, et j’ai pris en plus un râpe carotte et un cuiseur de riz.

Mercredi 10 # Jour 252 : Bloquons tout, journée de grève mais pas de manif. J’ai fait du jardinage et j’ai testé mes feutres et encres japonais.

Jeudi 11 # Jour 253 : Je teste mon cuiseur de riz, c’est trop bien 🙂

Vendredi 12 # Jour 254 : Avant première pour la Palme d’or de cannes. Beau film iranien et débat avec Asal Bagheri très intéressant.

Samedi 13 # Jour 255 : Retour au théâtre avec une belle pièce sur la vie des mineurs du Nord après guerre…

Une chouette semaine active. Contente de mes achats pour la cuisine et de mes sorties.

Aujourd’hui journée à la campagne chez ma belle mère 🙂 Je vous souhaite un bon dimanche.

Expo Art brut au Grand Palais

Je n’étais pas allée dans cette partie du Grand Palais depuis les travaux. Et c’est superbe. Un grand hall qui donne sur la verrière, on peu la voir à travers de grandes baies vitrées.
Il y a des espaces d’accueil, de repos, des boutiques, un bar à jeux et en mezzanine un restaurant-bar. C’est très beau.

L’expo Art brut est très riche, plus de 400 oeuvres sont présentées. Elles viennent de la collection de Bruno Decharme, il en a fait don au Centre Pompidou. Les oeuvres sont réparties en 11 espaces selon différents thèmes.

Voici quelques unes qui m’ont un peu plus interpellées.

Un des avions de la flotte d’avions-arches de Noé de Hans-Jörg Georgi.
Un détail d’une grande oeuvre dont je n’ai pas noté le nom.
Un emmaillotage de vierge d’un cocon protecteur de Laura Delvaux.

Un détail de l’oeuvre épistolaire qu’Harald Stoffers dédie à sa mère, il fait entendre la partition d’une écriture ondoyante évoquant les pages d’un livre.
Zdenek Kosek saisit au vol le bruits du monde, pour en contenir le tumulte. Il note tout ce qui se passe autour de lui.
Daldo Marte crée des personnages découpés dans des chambres à air pour son seul combat : la paix sur terre.

L’écriture de Riona Morikawa s’écoule bleue, lente rivière de signes.
Frénétiquement, Dan Miller écrit jusqu’à saturation de la feuille.
Madge Gill est l’Ariane d’un labyrinthe fait d’escaliers tourbillonnants.

D’une main guidée par les esprits, Georgiana Houghton exécute des entités immatérielles, issues des limbes.
« Philadelphia Wireman » est le nom donné au créateur d’un ensemble de 1200 objets abandonnés dans la rue à Philadelphie et récupérés par un passant en 1982.
Royal Robertson, qui s’auto-proclame « prophète », affirme avoir vu Dieu piloter des vaisseaux spatiaux.

Voici une toute partie de cette grande expo qui met en avant l’Art brut. Il vous reste quelques jours pour aller la voir.

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