Archives de Catégorie: Peinture

Musée Guggenheim Bilbao

Ce bâtiment est incroyable et vraiment magnifique. Il est à lui seul une œuvre d'art et vaut le déplacement.

La collection permanente d'art contemporain est intéressante. On peut voir des toiles de Rothko, Warhol, Klein, de Kooning et bien d'autres.

La galerie accueille une installation de Richard Serra superbe.

Les expos temporaires en ce moment sont sur l'âge d'or de la peinture hollandaise, pas forcément ce que je préfère mais la magie du lieu est présente partout, et une expo de photo-vidéo-performance qui m'a moins intéressée.

Les photos font le tour du musée (à l'intérieur c'est interdit).

L'araignée est de Louise Bourgeois, Buren a "habillé" le pont de la salve. L'architecte du musée Frank Gehry a crée un espace merveilleux, le hall d'entrée s'élève à la façon des cathédrales. Les matériaux, titane et verre complètent les murs blancs sans limite vers le ciel.

Si vous passez par le pays basque, faites le détour, ce musée est vraiment unique.

Le site du musée Guggenheim

Centre Pompidou Metz

Il y a en ce moment et jusqu'à janvier 4 expos qui tournent autour du thème des chefs-d'oeuvre.

« Chefs-d’œuvre dans l’histoire »« Histoires de chefs-d’œuvre »« Les Rêves de chefs-d’œuvre » « Chefs-d’œuvre à l’infini »

Qu'est ce qu'un chefs-d'oeuvre ? Qui en décide ? A quel moment une oeuvre devient elle un chefs-d'oeuvre ?

De nombreuses questions qui appellent des réponses assez personnelles en fait.

Nous avons vu de très belles oeuvres, d'artistes très connus pour la plupart. Pas leurs oeuvres les plus connues par contre mais c'est bien de pouvoir les découvrir.

Je vous site quelques artistes : Nicolas de Staël, Soulages, Miro, Arp, Picasso, Ben, Cesar, Kandinsky, Calder, Messager, Matisse, Klein, Sonia Delaunay, Pollock, Dali, Chaissac…. et bien d'autres car plus de 800 oeuvres sont présentées.

La toile de Soulages n'est pas la meilleure et elle n'est pas très bien éclairée mais celle de de Staël (que je ne connaissais pas) est superbe. Le tryptique de Miro (même bleu) est à couper le souffle mais la salle est petite et le monde devant ne permet pas de profiter au maximum.

Je vous laisse voir les photos, elles parlent d'elles même….

 

Fondaçao Calouste Gulbenkian et Centro de arte moderna

Une fondation qui propose des oeuvres très variées : Art Egyptien, Asiatique, Turc… De la peinture européenne, des grands noms, Turner, Monet, Manet, Renoir, Picasso…. des œuvres de Lalique

Une expo d'art moderne et un espace réservé à Jorge Barbi. De belles découvertes.

Turner au Grand Palais

Image 8 Expo Turner au Grand Palais.

Rétrospective de ses œuvres comparées à celles de grands maîtres dont Turner s'est inspiré pour au final souvent les sublimer.

On retrouve donc avec Turner : Le lorrain, Rembrandt, Titien, Watteau… L'expo nous montre le travail de Turner, son évolution et comment il était incroyablement en avance sur son temps.

Personnellement je préfère les toiles de ses dernières années, quand ses paysages deviennent brouillards ou que les incendies envahissent la toile.

 Détail de la toile "La plage de Calais" :

Figuration Narrative

Image_17Avec mes copines, nous sommes allées au Grand Palais voir l’expo "Figuration narrative Paris 1960-1972".

Il faut vous dépêcher, c’est jusqu’à samedi !

Les années 60 sont à la mode (avec les commémorations de Mai 68).
Les artistes de cette époque sont imprévisibles… Les inspirations sont multiples, et ils ont voulu tout bousculer.

On retrouve entre autres : Adami, Arroyo, Cueco, Erro, Fahlsrtröm, Fromanger, Monory, Rancillac, Stämpfli (et ses traces de pneu), Telemaque…

Certains artistes que l’on peut voir également au Mac Val…

Difficile de décrire leur travail, si cela vous intéresse, je vous fais des posts sur ceux que je préfère ?

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Mac Val

Img_3583Nous ne sommes pas allés au Louvre mais au Mac Val, c’est pas pareil !!!

Mais mes ados inorganisés y sont allés hier tout seul au Louvre !!!

Donc plein de nouveautés au Mac Val… Et je me suis servie de ma carte "d’étudiante" au conservatoire (gratuit pour moi !)

Je viendrai vous en reparler artiste par artiste, il y a de tout et c’est vraiment un bel espace.

Notre allemande reste un peu dubitative…

Soulages au Musée Fabre

Les 5 salles Soulages regroupent une trentaine de tableaux, qui s’échelonnent des années 50 à aujourd’hui. Le plus ancien date de 1951, et puis les autres, des années 50, 60, 70, 80. Il y a également quelques tableaux plus récents… et même un certain nombre de toiles colorées. A considérer cet ensemble qui recouvre près de soixante ans de travail, il semble que s’en dégage une certaine unité. Décennie après décennie, c’est la même ligne suivie… le même sillon creusé.

Soulages_fabre Le noir où la lumière s’accroche, la matière épaisse, la grandeur des toiles me laissent sans voix et réellement admirative.

A voir absolument…

Fondation Maeght

Fondation Marguerite et Aimé Maeght

Hommage vivant à Aimé Maeght

Le Noir est une Couleur
Révélé au XIXe siècle par les sombres visions de Goya et de Victor Hugo, justifié par les fantasmagories informes, infernales et chimériques d’Odilon Redon, retrouvé par Manet dans les ombres de Velázquez, le noir fut la paradoxale aurore du XXe siècle, alors qu’il s’annonçait comme le crépuscule du siècle précédent, symboliste et romantique.
Et puis Matisse vint et l’affirma, le théorisa précocement, et le clama comme un mot d’ordre : le noir est une couleur. Addition et soustraction à la fois de toutes les couleurs, scientifiquement considéré comme une non-couleur au même titre que le blanc, combinaison neutre de toutes les couleurs, le noir se décrit plus généralement comme l’aspect d’un corps dont la surface ne réfléchit aucune radiation visible. Descartes rappelle dans sa Dioptrique : « Il y a des corps qui, étant rencontrés par les rayons de la lumière, les amortissent et leur ôtent toute leur force, à savoir ceux qu’on nomme noirs, lesquels n’ont point d’autre couleur que les ténèbres ».

Bien que symbole de la mélancolie et du pessimisme, ce fut donc Matisse, le peintre de la joie colorée, qui dota la modernité de l’usage du noir.

Le noir structura ainsi le XXe siècle, imposa sa tonalité plus vigoureuse que triste, plus architecturale que nocturne, plus subtile que tranchante. « Le noir, comme le rouge, comme le vert, comme le bleu, comme toute autre nuance, a ses clairs, ses demi-teintes, ses ombres ; il ne fait pas, parmi les objets qui l’entourent, cette tache absolument opaque ; il s’y relie par des reflets, par des rappels, par des ruptures ; autrement il creuse un trou dans le tableau » (Théophile Gautier).

Le 6 décembre 1946, la galerie Maeght Paris ouvre une exposition « Le Noir est une couleur » constituée de 25 œuvres inédites, de Bonnard, Matisse, Braque, Rouault, Van Velde, et d’autres artistes reconnus à cette époque. Cette exposition est accompagnée de l’édition du premier numéro de « Derrière le miroir », (la revue devenue légendaire fondée par Aimé Maeght et sa maison d’édition « Pierre à feu »), clamant lui aussi, haut et fort en couverture, que le noir est une couleur.
Orné de six lithographies de Geer Van Velde, Jacques Kober y affirme : « Le noir nous donne un recul, une sorte de pauvreté. C’est une perte d’équilibre, un appel d’air. C’est le noir qui fait faire aux couleurs le grand écart. Il s’agit donc d’une lumière au-delà de la lumière, de son acclimatation et qu’elle permette un renouveau, une source (Mes Faims, c’est les bouts d’air noir, dit Rimbaud). […] Mais le noir est à la fois notion abstraite, et par là dangereuse à mesure qu’elle prend le large – et donnée concrète. Le noir concret (si j’ose dire) peut être brûlure ou caresse, éclaboussement. Sa présence met, par choc en retour, la peinture tout à construire de couleurs une synthèse de lumière et d’espace (les couleurs étant celles sur la toile et non dans le tube ».

En reprenant ce titre, « Le noir est une couleur », la Fondation Maeght à Saint-Paul rendra hommage à cette exposition et à cette revue fondatrice et se projettera dans l’avenir, du 30 juin au 05 novembre 2006.

En outre, l’heureux hasard des dates s’en mêle, ce sera l’occasion de célébrer le centenaire de la naissance d’Aimé Maeght (1906).

Geer Van Velde, Henri Matisse, Georges Braque, et Pierre Bonnard seront les témoins « présents » de l’exposition de 1946, Joan Miró et Fernand Léger offriront leurs vagues irrépressibles. Lucio Fontana, Olivier Debré, Simon Hantaï, Hans Hartung grifferont et entameront la nuit des toiles.
Ellsworth Kelly, Ad Reinhardt, Josef Albers, Aurélie Nemours, Barnett Newman architectureront le velours infini de leurs sombres pigments.
Robert Motherwell, Willem De Kooning, Kazuo Shiraga, Bram Van Velde, Raoul Ubac, Henri Michaux, Franz Kline, Jean Dubuffet, André Masson, inscriront leur geste dans la matière. Alberto Burri, Richard Serra, Jannis Kounellis, Claudio Parmiggiani, Antonio Saura, Arnulf Rainer, Gerhardt Richter, Antoni Tàpies et Pierre Soulages répandront leurs grasses et soyeuses effluves.
Alighiero Boetti, Pol Bury, Jean Tinguely, Robert Malaval, Anne et Patrick Poirier, supprimeront la pesanteur de leurs matériaux.
Bernar Venet, Christian Boltanski, Brice Marden, Allan Mc Collum, Anish Kapoor, Anselm Kiefer, brouilleront au moyen de leurs obscurités les limites entre la figure et l’informe.
Enfin, Nicolas Chardon, Pascal Pinaud, Mark Dion, Henri Foucault, Pierrette Bloch, Richard Jackson, le groupe BP, inviteront à la distance, parfois non sans humour, avec ce que Jean Dubuffet remarquait pour dire les variations du noir : « éclat, mat, luisant, poli, rugueux, fin… le noir est une abstraction ; il n’y a pas de noir, il y a des matières noires. »

Dominique Païni