
J’ai oublié de vous présenter ce spectacle que j’ai vu il y a quelques semaines maintenant ! Je me rattrape 😉
Soirée au Théâtre de la Ville dans le cadre du Hors les murs (à cause des travaux), 2 ballets de Damien Jalet, Skid et Thr(o)ugh dansé par le Ballet du Grand Théâtre de Genève, ballet dirigé par Sidi Larbi Cherkaoui. Les 2 chorégraphes travaillent souvent ensemble.
Nous avions déjà vu Skid dansé par la GöteborgsOperans Danskompani et j’étais contente de le revoir car il m’avait laissé un souvenir fort.
Les danseurs et danseuses évoluent sur un plan fortement incliné, c’est vraiment impressionnant, cela change les repères d’équilibre.
Pour le second Thr(o)ugh, il y a sur scène un cylindre mobile géant, un autre défi pour l’équilibre.
Onbashira, le thème de la soirée vient d’un rituel japonais, un festival où les hommes dévalent une montagne sur des troncs d’arbres d’où la pente et le cylindre.
Le danger est omniprésent, Damien Jalet ayant créé ces pièces après les attentats du 13 novembre, il était rue de Charonne. Mais le chorégraphe encense la vie envers et contre tout, une renaissance perpétuelle.
Une très belle soirée. J’imagine qu’ils doivent se produire ailleurs….
Sur le site de Chaillot :
Thr(o)ugh et Skid ont pour origine commune le dangereux rituel japonais du festival d’Onbashira : des hommes chevauchent des troncs d’arbres en descendant le flanc d’une montagne. Le chorégraphe s’en inspire pour créer deux ballets où la scène devient le lieu de tous les dangers.
Compagnon de route de Chaillot-Théâtre national de la danse, Damien Jalet a pu y développer au fil des créations son approche chorégraphique. De Vessel à Planet (wanderer), le chorégraphe ne cesse de confronter le mouvement aux éléments, la nature comme les créations de plasticiens. Skid, présenté au même programme que Thr(o)ugh, interroge les corps dans la verticalité comme l’horizontalité. Évoluant sur un plateau incliné, les danseurs du Ballet du Grand Théâtre de Genève semblent pris dans un enchainement de situations physiques autant qu’émotionnelles. La chorégraphie, en regard de ce cycle perpétuel de glissades et autres chutes, est un formidable hommage à la résilience. Thr(o)ugh déploie en scène un cylindre tournant imaginé par l’artiste Jim Hodges amenant les interprètes à se mouvoir sans cesse. Une prise de risque prenant pour point de départ un rituel japonais, Onbashira, où les hommes dévalent des pentes sur des troncs d’arbres. Le danger ainsi évoqué est venu percuter le réel, Damien Jalet se retrouvant témoin des attentats en novembre 2015 à Paris. « Les spectacles sont des rituels, et les rituels ont une fonction. D’un point de vue personnel, Trh(o)ugh a celle-ci: c’est ma première tentative d’articuler quelque chose à travers le corps que je n’arrive toujours pas à mettre en mots ». Portée par la musique de Christian Fennesz (tout comme Skid), cette pièce défie la gravité à sa manière, en dansant la vie.
Philippe Noisette
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