Tristan and Isolde – S Teshigawara & R Sato – Chaillot

Saburo Teshigawara, chorégraphe et danseur japonais, accompagné de Rihoko Sato présentent Tristan and Isolde au Palais de Chaillot.

Danser le Tristan et Isolde de Wagner n’est pas simple mais le duo nous guide dans cet amour impossible. La musique est puissante.

La scène est entourée de lourds rideaux noirs, ils sont habillé.es.s de sombre satiné et les lumières font le décor, et changent même leurs tenues. C’est troublant.

La danse est lente, ample, intense, japonaise ?, ils se cherchent, s’approchent sans se trouver ailleurs que dans la mort…

Le ballet dure une heure, j’ai trouvé cela beau, simple dans la danse qui m’a portée. Mes ami.e.s ont moins apprécié, cherchant plus à comprendre et donc un peu déçu.es.

On a déjà vu quelques ballets japonais, je suis souvent sous le charme 🙂

Sur le site de Chaillot :

Au fil d’un parcours entamé voilà plus de 40 ans, Saburo Teshigawara a toujours engagé son écriture dans un dialogue nourri avec la musique. Si le chorégraphe, metteur en scène et danseur japonais s’est souvent tourné vers des compositeurs contemporains, il revient régulièrement à un répertoire classique, proposant des créations sur des œuvres de Bach, Berlioz ou Bartok, souvent aux côtés de la danseuse Rihoko Sato, sa fidèle partenaire à la scène. AvecTristan et Isolde, saluée comme un chef d’œuvre depuis sa création en 2016, le binôme porte à son acmé un travail sur les variations du couple.

De l’opéra de Richard Wagner, le chorégraphe a retenu une heure de musique, dessinant un arc narratif épuré et ramené à l’essence du tragique, où l’amour (impossible) et la mort sont les deux grands moments. Fidèle à son habitude, Saburo Teshigawara a imaginé l’œuvre dans son ensemble, de la conception des costumes – dont l’épure et la fluidité du drapé amplifient les mouvements – à celle de la lumière.

Le prodigieux travail sur l’obscurité où les corps se devinent puis de découpent, sur le bleuté le plus ombrageux ou le blanc le plus franc, offre un écrin à une danse vive à la fois tranchante, voluptueuse et délicate. Son approche minimale de l’opéra de Wagner en livre une version d’une rare intensité.

Vincent Théval

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