
Cendrillon est ici un opéra-comique composé et créé en 1904 par Pauline Viardot à Paris. Elle reprend la base de l’histoire du conte de Perrault en y ajoutant des touches sociales et déjà une certaine modernité.
David Lescot, adaptation et mise en scène, et Bianca Chillemi, direction musicale et piano donne à l’oeuvre un écho contemporain. Théâtre et musique dialoguent avec humour et énergie. Les musicien.nes sont en live sur scène et les chanteur.ses-comédien.nes jouent ensemble.
Je ne vous raconte pas l’histoire, on a toutes et tous vu le dessin animé. La citrouille est très chouette, les costumes également.
J’avais pris des places pour « voir » et j’ai passé un bon moment, c’était divertissant. Et agréable de voir une Cendrillon qui a son caractère et ne se laisse pas toujours faire 😉 C’est un joli conte de fées.
Si cela vous tente, on peut voir le spectacle sur la plateforme TVR jusqu’à fin mars 😉
Sur le site de la Mac :
S’il conserve les figures imposées du conte de Perrault : les sœurs cruelles, la citrouille transformée en carrosse, la pantoufle de vair perdue qui permettra de retrouver la belle inconnue du bal, la « Cendrillon » de Pauline Viardot comporte davantage d’étrangeté : la cruauté et une curieuse inquiétude teintent « sa » Cendrillon.
Dans cette version, l’héroïne recueille les damnés de la terre. Son père, le baron de Pictordu, est un parvenu, ancien galérien devenu épicier, en proie à une crise existentielle que lui inspire le souvenir de son ancien état… Ce sont justement les contrastes et l’ambiguïté de cette version qui ont séduit David Lescot.
Lors d’une précédente adaptation qu’il faisait de « La princesse au petit pois », il rencontrait Bianca Chillemi, invitée à assurer la direction musicale de « Cendrillon », et avec laquelle il a noué une profonde affinité artistique.
Tous les deux ont le désir fondamental de relier projet musical et réalisation scénique.
En collaboration avec Jérémie Arcache qui réalise l’adaptation musicale de la partition originale de Pauline Viardot et pour donner de l’élan aux morceaux lyriques, les parties dialoguées de l’œuvre, devenues un peu désuètes sont traitées de manière musicale, rythmique pour en donner la matière théâtrale, entre le parlé, le scandé et le chanté.
Dans une même intention, David Lescot et son équipe mettent en valeur la féerie et la drôlerie du récit d’enfance mais aussi la part plus sinueuse, cruelle, et complexe de cette version.
Le dispositif scénique intègre les musiciens à la scène, personnages à part entière du récit, en constante interaction avec les chanteurs. Cette porosité entre les interprètes incarne l’utopie de théâtre et d’opéra qui définit si bien le travail de David Lescot.
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