Âme brisée de Akira Mizubayashi

Un livre de Akira Mizubayashi, l’auteur franco-japonais mélomane.

On est en 1938 à Tokyo, des musiciens dirigé par Yu répètent Rosamunde de Schubert quand la police débarque, les accusant de trahison (le Japon est en guerre avec la Chine). Rei le fils de Yu entend toute la scène caché dans une armoire de la pièce. Il entend un militaire briser le violon de son père, puis un autre militaire faire preuve de plus de considération et demander un air de musique à Yu.

Les militaires emmènent tout le monde mais le dernier militaire ouvre l’armoire et donne les restes du violon au gamin caché.

Rei est perdu, il ne reverra jamais son père. Adopté par un français, il va vivre en France. On le retrouve jeune adulte en formation de luthier. Il rencontre une jeune femme, il travaille dur. Son but : réparer le violon de son père.

Je ne vous raconte pas la suite… Je vous encourage à lire ce beau livre sur le souvenir, la répression politique, la place de la musique dans la société. Schubert et Beethoven ont un rôle dans l’histoire. C’est un livre sur la liberté, le droit de créer, le droit à la culture.

L’âme brisée c’est à la fois le manque tout au long de sa vie quand on est orphelin, l’amour de la musique qui est le langage de l’âme et aussi ici le violon brisé, le petit morceau de bois du violon.

Un livre très émouvant et délicat, une belle écriture pleine de musique.

Connaissez vous cet auteur ? Avez vous lu ce livre ? Ou un autre de Akira Mizubayashi ? Qu’en pensez vous ?

4ème de couverture :

Tokyo, 1938. Quatre musiciens amateurs passionnés de musique classique occidentale se réunissent régulièrement au Centre culturel pour répéter. Autour du Japonais Yu, professeur d’anglais, trois étudiants chinois, Yanfen, Cheng et Kang, restés au Japon, malgré la guerre dans laquelle la politique expansionniste de l’Empire est en train de plonger l’Asie.

Un jour, la répétition est brutalement interrompue par l’irruption de soldats. Le violon de Yu est brisé par un militaire, le quatuor sino-japonais est embarqué, soupçonné de comploter contre le pays. Dissimulé dans une armoire, Rei, le fils de Yu, onze ans, a assisté à la scène. Il ne reverra jamais plus son père… L’enfant échappe à la violence des militaires grâce au lieutenant Kurokami qui, loin de le dénoncer lorsqu’il le découvre dans sa cachette, lui confie le violon détruit. Cet événement constitue pour Rei la blessure première qui marquera toute sa vie…

Dans ce roman au charme délicat, Akira Mizubayashi explore la question du souvenir, du déracinement et du deuil impossible. On y retrouve les thèmes chers à l’auteur d’Une langue venue d’ailleurs : la littérature et la musique, deux formes de l’art qui, s’approfondissant au fil du temps jusqu’à devenir la matière même de la vie, défient la mort.

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