
Danse vendredi dernier à l’Espace Chapiteau de La Villette, en hors les murs du théâtre de Chaillot en travaux, sur une musique hypnotique de Josef Laimon.
Un ballet de la chorégraphe Sharon Eyal, assisté de Gai Behar, avec la Compagnie S-E-D.
4 danseuses, 4 danseurs partait.es et magnifiques. Un spectacle intense, sans pause, jusqu’à la fermeture du rideau. Femmes et hommes sont en justaucorps beiges, avec comme une blessure rouge, elles et ils dansent, glissent, font de grands mouvements de bras avec grâce, des jambes solides, pas mal de demi-pointes pour tout le monde. Ils ou elles sont seul.es, à deux ou en groupe, uni.es, ensemble au millimètre près, à la seconde aussi, impressionnant.
Il y a un peu de classique dans la danse et l’ensemble est tellement beau, amplifié que l’on reste sans voix. La chorégraphe a écrit ce ballet après la mort de sa mère, elle nous parle du deuil si difficile à surmonter mais la puissance de sa danse nous fera tout oublier.
Je crois qu’ils sont en tournée, si vous avez l’occasion de le voir, ce ballet est vraiment très beau.
Sur le site du Palais de Chaillot :
Artiste fidèle de la programmation de Chaillot, la chorégraphe et directrice de la S-E-D Sharon Eyal présente Delay the Sadness, créé en mémoire à sa mère décédée cette année et porté par huit interprètes d’exception. Delay the Sadness interroge l’équilibre délicat de nos émotions et la manière dont nous les traversons.
Nouvel opus attendu de Sharon Eyal et son compagnon de route Gai Behar, Delay the Sadness devrait être une nouvelle variation virtuose. Chorégraphe majeure de ces dernières années, Sharon Eyal fait chacune de ses pièces un hommage à la vie.
Les deux étaient faits pour se rencontrer : Sharon Eyal, danseuse de la Batsheva Dance Company, chorégraphe émergente de la troupe, et Gai Behar, commissaire d’événements artistiques et night-clubber. En 2013, ils lancent leur compagnie de danse et n’ont jamais cessé depuis de collaborer sur des projets chorégraphiques d’envergure. Il y aura ainsi la trilogie Love Cycle au succès retentissant, les commandes pour des compagnies comme le Nederlands Dans Theater, Le Ballet de l’Opéra de Paris ou la GöteborgsOperans Danskompani sans oublier des pas de côté entre mode et art contemporain. Après le choc de Into the Hairy, S-E-D Dance Company revient présenter Delay the Sadness sur une partition originale de Josef Laimon. Delay the Sadness sera animé par un groupe de 8 danseurs de S-E-D, chacun apportant son énergie et son expression uniques à la pièce. « Permettant une riche interaction entre mouvements individuels et collectifs, créant une mosaïque dynamique d’interactions et de relations, les danseurs seront au cœur de la pièce, leurs corps projetant une émotion qui transcende les mots ». Sharon Eyal met en scène des corps vibrants, des transes apaisées ou furieuses, une gestuelle tendue à l’extrême d’où jaillit la beauté de l’instant.
Philippe Noisette
Tagué:chaillot, danse, Espace chapiteaux, Gai Behar, la villette, Sharon Eyal

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